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Affaires

Bouygues revient à la Mosquée Hassan II

Par L'Economiste | Edition N°:1686 Le 19/01/2004 | Partager

. L'opérateur français prend en charge les travaux de renforcement des poutres du parvis C'est décidé. Finalement, c'est le groupe Bouygues qui va se charger des travaux de «renforcement des poutres dans la partie de la Mosquée Hassan II fortement exposée à la mer et qui avait subi quelques altérations». Les travaux ont démarré, jeudi dernier. L'Agence urbaine de Casablanca l'a annoncé dès le lendemain. «Il s'agit de gros travaux d'entretien qui font partie des interventions de maintenance nécessaires sur un ouvrage de la taille et de l'importance de la Mosquée Hassan II», indique-t-on auprès de l'agence.Ces travaux intéressent en particulier «les quelques altérations qui sont apparues en juillet 2000 sur des parties exposées à la mer», a affirmé Mme le gouverneur de l'agence. Des expertises avaient conclu à la nécessité d'intervenir sur ces parties qui sont touchées par des agressions du milieu marin. Le recours à Bouygues est justifié par le fait que c'est «cette entreprise qui a réalisé les gros oeuvres de l'édifice et aussi parce qu'il est tout à fait normal qu'elle participe à la maintenance».Les travaux vont se dérouler en plusieurs phases dont la première consiste à renforcer les poutres de cette partie fortement exposée à la houle sur le front de mer. Les travaux dureront trois mois et n'affecteront en rien la marche normale de la mosquée où fidèles et visiteurs pourront venir comme à l'accoutumée. Les étapes suivantes seront déterminées au fur et à mesure de l'avancement des travaux. L'Agence urbaine s'est d'ailleurs dotée d'une direction exclusivement chargée de la maintenance de la Mosquée. Elle doit veiller au suivi et à la détection des anomalies qui pourraient paraître, pour justement avoir une meilleure vision sur les interventions préventives à réaliser. Des études ont été réalisées par des bureaux d'étude nationaux et internationaux pour «déterminer les causes des altérations». Dix ans donc après son inauguration, la Mosquée Hassan II nécessite une première intervention sérieuse. Les altérations, qui ne concernent qu'une partie de l'esplanade surplombant la mer, sont dues à la houle. «Une réaction tout à fait normale d'un ouvrage quand il est agressé par le milieu marin», explique M. Laghrida, patron de la nouvelle direction chargée de la maintenance de la Mosquée. Selon lui, «il est normal que les ouvrages continuellement immergés changent d'aspect et l'on soit obligés d'intervenir pour faire en sorte qu'ils continuent à remplir leur fonction de soutien». L'affaire de la Mosquée Hassan II avait éclaté en juillet 2000. La presse nationale avait alors rapporté que «la Mosquée risquait de s'effondrer». Propos qui avaient été jugés, «trop alarmistes» par les autorités locales. Même auprès de Bouygues (1) on avait estimé que «le problème est cantonné au parvis, dont une partie du béton s'est décollée et que le coût du sinistre ne devrait pas dépasser les 6 millions d'euros».


Polémique

A qui incombe de payer les frais de réparation et de renforcement des poutres? Certes, «Bouygues se charge de tout», affirme-t-on auprès de l'Agence urbaine de Casablanca. Mais l'entrepreneur français réclame à ses assureurs de supporter ces frais. Une polémique judiciaire les oppose depuis l'éclatement de cette affaire. A coup d'expertises et de contre-expertises, les deux parties essayaient de se renvoyer la responsabilité. L'édifice était couvert par une garantie décennale qui a expiré dernièrement. Jamal Eddine HERRADI(1) Nous avons essayé de contacter les responsables de Bouygues. A l'heure où nous mettions sous-presse, ils sont restés injoignables.

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