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    Economie Internationale

    Bouteflika menace de se retirer

    Par L'Economiste | Edition N°:619 Le 19/10/1999 | Partager


    La situation ne semble pas s'apaiser en Algérie et ce, trois mois après la promulgation de la loi sur la concorde civile. Les hommes armés sont toujours dans les maquis et le nombre de morts depuis le référendum du 16 septembre ne cesse d'augmenter. Le nombre des éléments armés qui se sont rendus dans le cadre de cette loi est estimé à seulement 550 personnes. Cette situation ne semble pas être du goût du Président algérien qui a encore une fois, dans son style agressif qui plaît tant aux Algériens, menacé de se retirer si «tout n'est pas ficelé» d'ici la mi-janvier.
    Ce n'est pas la première fois que le Président algérien menace de se retirer. Déjà le jour de l'élection présidentielle, en sortant du bureau de vote, M. Bouteflika avait affirmé qu'il renoncerait à être Président s'il n'obtenait pas une majorité substantielle. La suite des événements a démontré que ces menaces ne sont que des paroles en l'air. Lors du référendum du 16 septembre, qui avait entériné la loi sur la concorde civile, promulguée deux mois avant, il en avait fait de même.
    Vendredi dernier, un des chefs de l'opposition, Cheikh Abdellah Djallabah, président du Mouvement de la Réforme Nationale (MRN), a estimé qu'il n'y avait en Algérie ni concorde civile, ni réconciliation. Il a également critiqué sévèrement la politique de Bouteflika, l'accusant de monopoliser les médias, s'opposant ainsi à tout changement démocratique.
    La politique de Bouteflika ne fait pas l'unanimité, non seulement au sein de l'opposition, mais aussi dans son entourage. Ainsi, sa détermination à nommer le colonel à la retraite, Nourredine Zerhouni, au poste sensible de secrétaire d'Etat à la Défense suscite beaucoup de désapprobations dans les rangs de l'armée. «Elevé dans le sérail et connaissant bien l'armée dont il est issu, il est l'oiseau rare pour Bouteflika. Celui qui peut s'imposer à la tête de l'armée», souligne un proche du Président algérien. Mais ce choix n'est manifestement pas celui de la hiérarchie militaire qui voit en Zerhouni un corps étranger resté trop longtemps éloigné de son giron.

    Fadoua TOUNASSI (AFP)

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