×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Bourse: Vent de panique chez les petits porteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2862 Le 17/09/2008 | Partager

. Les performances de l’immobilier en cause. Les zinzins peu actifs. Un rebond technique probable en semaineLA correction se poursuit à la Bourse casablancaise. Le Masi a clôturé à 12.423,90 points (-3,02%). Quant au Madex, il ne fait guère mieux, s’étant stabilisé à 10.193,66 points (-3,11%). Il y a cependant une très légère amélioration par rapport à la séance précédente. Le marché central a clôturé à 750,07 millions de DH, et les valeurs immobilières étaient toujours réservées à la baisse, avec des variations frôlant les 6%. Les plus gros volumes ont été à l’actif de Maroc Telecom et BMCE Bank, avec respectivement 129,43 millions et 144,99 millions de DH de transactions.Mais dans ce cas, qu’est-ce qui explique la baisse enregistrée par les indices boursiers? «Nous sommes dans une situation de crise de confiance», indique Omar Amine, administrateur directeur général d’Eurobourse. La correction que la place casablancaise est en train de subir traduirait un vent de panique résultant de la déprime frappant le marché de l’immobilier. C’est en premier lieu les petits porteurs qui seraient touchés. Ces derniers sont livrés à eux-mêmes, dans un marché qui reste relativement opaque. Ces porteurs n’ayant pas toujours les compétences pour analyser les résultats d’une société cotée, il peut s’ensuivre de mauvaises interprétations des tendances boursières. «Le fait qu’une valeur soit réservée à la baisse ne veut pas dire que la société émettrice est en faillite, mais beaucoup de boursicoteurs ne le perçoivent pas automatiquement», souligne un analyste. De l’avis de plusieurs professionnels, la situation actuelle n’a pas de relation directe avec les chutes libres observées un peu partout sur les grandes places financières. La taille du marché marocain le mettrait à l’abri des répercussions internationales. « On n’est pas loin du taux de baisse le plus bas. Je suis convaincu qu’un rebond technique avant la fin de la semaine est tout à fait possible», commente Younès Benjelloun, directeur de CFG Marchés. Si la crise actuelle de confiance se prolonge, le marché pourrait se diriger vers un cycle baissier de longue durée. Dans une telle situation, certains professionnels préconisent l’intervention du régulateur. «A titre d’exemple, si une société doit publier incessamment ses résultats, le CDVM pourrait procéder à une suspension de son cours, ou alors limiter la baisse maximale des cours à 3%», indique un analyste. De telles mesures pourraient atténuer l’effet psychologique qui déteint sur la place casablancaise. Au vu de leur part de participation dans le marché (cf.www.leconomiste.com),les institutionnels auraient également un rôle de régulation à tenir. Mais eux aussi attendent pour l’instant.Adam BERRADA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc