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    Affaires

    Bourse: Sonasid sanctionnée

    Par L'Economiste | Edition N°:3390 Le 25/10/2010 | Partager

    . Le CDVM lui inflige une amende assortie d’un avertissement. Motif: non-publication de «profit warning» PREMIÈRE sanction disciplinaire sous le mandat Hassan Bouleknadel à la tête du CDVM, envers une société cotée. Le gendarme de la Bourse vient, en effet, d’infliger une amende de 67.000 DH assortie d’un avertissement à la Sonasid. A ce titre, la société dispose de 10 jours à partir de la notification de la décision pour régler cette somme au Trésor. En parallèle, le CDVM ordonne «aux administrateurs de la société d’assumer leurs responsabilités légales et de prendre les mesures adéquates afin que les dirigeants remplissent les obligations de bonne information du public, dans le respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur». Il impose, par ailleurs, à la filiale marocaine du groupe ArcelorMittal de rendre publique cette sanction sur son site Internet. Chose qu’à l’heure où nous mettions sous presse, la société n’avait pas encore effectuée.

    Concurrence acharnée
    Cette décision est plus symbolique que financière même si de source bien informée, le CDVM a recouru à la sanction maximale dans ce genre d’affaire. D’ailleurs, celle-ci intervient suite à la non-publication par Sonasid d’un profit warning sur ces résultats semestriels. «En effet, la société n’a pas fourni d’information au public, dès sa prise de connaissance de l’ampleur de la baisse inhabituelle, consistante et soutenue de ses résultats semestriels 2010 par rapport à l’historique de ses réalisations et aux perspectives d’évolution initialement prévues», apprend-on d’une source officieuse, «d’autant plus, que la baisse de son activité était déjà visible dans les résultats de 2009». Au terme des six premiers mois de 2010, l’activité et la rentabilité du sidérurgiste ont, respectivement, dégringolé de 32 et 45% à 2,2 milliards et 82,8 millions de DH. Trois facteurs expliquent cette chute: la baisse des mises en chantier, la forte volatilité des prix à l’international et une concurrence acharnée. Justement, Sonasid a vu sa part de marché baisser fortement. Elle ne détient qu’un peu plus de 50% du marché contre plus de 80%, il y a moins de 4 ans. Ces contre-performances ont probablement poussé Enrique de La Rubiera, l’ancien président du Conseil d’administration, vers la sortie. Quelques jours après la publication des résultats semestriels, il a démissionné de poste et a été remplacé par André Bock qui occupait le poste de directeur industriel des aciers longs pour l’Europe au sein du groupe ArcelorMittal. Autre conséquence de cette affaire, le mécontentement d’un certain nombre d’investisseurs en Bourse. En effet, se basant sur les recommandations à l’achat de plusieurs sociétés de Bourse qui «avaient anticipé une croissance à deux chiffres des bénéfices du sidérurgiste» (cf. L’Economiste du 4 octobre 2010), ils y ont placé leur fonds. Coup de théâtre, le cours a fortement dévissé lors des quelques séances qui ont suivi la publication des résultats semestriels. Aujourd’hui, la valeur affiche une perte annuelle de 3,08% à 1.890 DH, loin des cours ciblés par les sociétés de Bourse qui l’évaluaient à plus de 2.200 DH. Le potentiel du marché reste important bien que très dépendant de l’Etat. Cependant, la consommation du rond béton par habitant est faible au Maroc comparativement aux autres pays du Bassin méditerranéen. Ce qui laisse espérer un retournement de tendance...M. A. B.
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