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    Bourse: Ramassages, animation de marché ou soutien des cours?

    Par L'Economiste | Edition N°:911 Le 07/12/2000 | Partager

    . Les actions de grands groupes font l'objet de rachats massifs. L'acquéreur est généralement le même: la société de bourse filiale. Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières se contente d'observerLes actions des grands groupes sont connues pour être très recherchées sur le marché. Depuis quelques semaines, les titres de l'ONA et ses principales filiales et dernièrement la BMCE font l'objet de ramassages massifs. Dans la conjoncture actuelle, des transactions pareilles ne peuvent passer inaperçues. Les plus récentes opérations concernent le titre BMCE qui, au terme de plusieurs séances, réalisait des volumes d'échanges importants. Au terme de plusieurs séances, sa part était prépondérante dans le volume de la journée. Cette situation a été déclenchée par la baisse du cours et accélérée lorsque celui-ci a avoisiné les 500 DH. Selon un analyste, «le titre est sanctionné par sa forte liquidité«. Dans l'état actuel du marché, plusieurs arbitrages s'opèrent. Le retrait des petits porteurs provoque une baisse accentuée des cours en général et se sont les plus liquides qui en pâtissent. . Supports historiquement connusDe sources concordantes, dans le cas de la BMCE observé ces dernières semaines, c'est la société de bourse filiale du même groupe qui est à l'origine du mouvement. Maroc Inter Titres (MIT) procède au rachat massif des actions sur le marché. Au total, ce sont 262.437 titres qui ont été ramassés entre le 30 novembre et le 4 décembre. Pour plus de 260.000 titres, l'acquéreur est MIT. L'accélération des rachats a été observée lorsque le cours a franchi, à la baisse, le seuil de 526 DH, le 16 novembre dernier. Les ramassages se sont poursuivis jusqu'à 490 DH, le 4 décembre. L'essentiel a été acquis durant la deuxième quinzaine du mois de novembre avec plus de 200.000 titres.Ces opérations sont loin de surprendre les analystes de la place. «Pour des titres aussi liquides que la BMCE, ce type de mouvements se déclenche automatiquement lorsque le cours atteint des supports historiquement connus«, explique l'un d'eux.Quelques semaines plus tôt, les actions ONA, Lesieur et Managem notamment ont connu des transactions similaires. Là encore, une société de bourse liée au groupe est présente. Le vide juridique favorise ce genre de pratiques. S'agit-il de soutien de cours ou d'animation du marché? Difficile de se prononcer. Jusque-là, le gendarme du marché se contente d'observer, estimant peut-être que les limites n'ont pas encore été atteintes. . Un avant-goût des opérations de fin d'annéeEn tout cas, ces ramassages donnent un avant-goût des opérations de fin d'année. Le mois de décembre, et plus précisément sa dernière quinzaine, est connu pour être celui des allers-retours et opérations de compensation. A la veille des bilans, banques, assurances et grands groupes reviennent à la charge pour ajuster leurs comptes titres. «Ce sont des opérations ponctuelles, répondant à des stratégies prédéterminées qui permettent de générer des plus-values intéressantes«, est-il expliqué. Mais la question aujourd'hui est de savoir si ce sera encore le cas cette année. Déjà en 1999, ce ne sont que des pseudo plus-values qui ont été enregistrées, sauf pour les valeurs longtemps conservées dans les portefeuilles. L'exercice 2000 a été marqué par une absence prolongée des zinzins sur le marché. Ces derniers se sont tournés vers le monétaire pour compenser leurs pertes. o


    Contrats d'animation

    Le CDVM finalise actuellement un projet de circulaire régissant l'animation de marché. Le contrat d'animation ou de liquidité oblige tout émetteur à désigner une société de bourse pour exécuter ses ordres sur le marché. Il s'agit de créer un cadre réglementaire pour professionnaliser les opérations en bourse. Ces contrats de market-making n'ont aucune influence sur les cours en bourse. H. F.

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