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    Economie

    Bourse: Qui fait la croissance?

    Par L'Economiste | Edition N°:2425 Le 19/12/2006 | Partager

    . Banques, télécoms, immobilier… les piliers du marché. ONA repart de plus belle, sans ses filiales agroalimentaires. Que faire pour dynamiser les small-caps?Deux semaines avant la fin de l’année, la place casablancaise est sur la voie d’une performance record. La croissance des indices pulvérise la barre des 70% et les volumes montent à des niveaux inédits, du milliard et demi tous les jours. Comment les performances sectorielles expliquent cette tendance? Addoha: en attendant le nouveau business plan La place casablancaise a vibré aux rythmes de la valeur Addoha depuis son introduction en juillet dernier. Jamais une valeur n’a réussi à progresser de 297% en moins d’un semestre. Mais comment peut-on expliquer ce phénomène? «Le marché a bien anticipé les annonces relatives à cette valeur», résume un analyste d’Attijari Intermédiation. En effet, les institutionnels réajustaient leur portefeuille Addoha en fonction des annonces successives de la société. Face à cette demande, les particuliers «spéculateurs» pouvaient à chaque fois réaliser des plus-values importantes par rapport à leur prix d’achat. Profitant de cet engouement, la valeur accapare en moyenne 43% du volume quotidien des transactions depuis son introduction. En dehors de l’annonce des résultats semestriels, cette tendance s’est produite après l’acquisition des 482 ha supplémentaires et aussi suite aux partenariats avec l’Etat ou les holdings du Golfe. Mais elle est loin d’être finie. Les prochaines annonces relatives à la valeur ne feront que dynamiser davantage les transactions. Ceci dit, il est difficile d’apprécier la concordance de la valeur par rapport à ses fondamentaux. Il faudrait attendre le nouveau business plan qui sera annoncé en marge de la présentation des résultats annuels pour avoir plus de visibilité par rapport à sa valorisation. C’est à ce moment que l’on peut également avoir une idée claire par rapport au potentiel du titre. Reste maintenant à savoir quel sera l’impact psychologique des attaques de Miloud Chaâbi contre son rival Addoha. . Maroc Telecom progresse sereinement Au fil des trimestres, Maroc Telecom confirme sa solidité financière et son agressivité commerciale. Son chiffre d’affaires est en progression à deux chiffres (+12% à fin septembre) et son résultat net est sur la même voie (+15% à fin juin). Mieux encore, l’opérateur historique récupère des parts de marché dans le segment du mobile où il avait cédé du terrain à Méditelecom. Serait-il en mesure de conserver ses acquis dans le fixe et Internet face à la guerre commerciale envisagée après la venue des deux autres opérateurs? Les analystes d’Attijari Intermédiation sont plutôt confiants. Ils estiment que cette concurrence n’aura pas d’effet significatif sur les performances boursières de Maroc Telecom. D’autant plus qu’il semble bien armé pour y faire face. La plupart des opérateurs de la place lui prévoient d’ailleurs un bon potentiel de développement. Ils tablent sur des objectifs de cours variant entre 145 et 160 DH. En dehors de ces considérations stratégiques, le titre Maroc Telecom a beaucoup perdu de son éclat face à la domination d’Addoha sur les volumes. Après un bon cru en début d’année, il a subi de plein fouet la correction de mai avant de retrouver une hausse timide qui se poursuit jusqu’à nos jours. Les analystes d’Attijari Intermédiation expliquent cette tendance par le comportement des investisseurs qui prennent des positions anticipées sur le titre en fonction des prévisions annuelles de résultats. Toujours est-il, l’opérateur historique a contribué à hauteur de 24% dans la progression du marché. . Banques: Faible effet d’annonceLa même analyse s’applique aux valeurs bancaires qui sont plutôt destinées au fonds de portefeuille. Leurs résultats semestriels remarquables n’ont pas eu d’effets sensibles sur leurs rendements boursiers. Certainement parce que les institutionnels ont déjà anticipé ces données dans leurs stratégies d’investissement. Néanmoins, ces valeurs se sont «réveillées» en cette fin d’année. Elles ont été plusieurs fois réservées à la hausse durant ce mois. Cela est probablement lié aux arbitrages des investisseurs en cette fin d’année, selon des analystes. . Holdings: Le groupe ONA retrouve son éclatLa restructuration de certains secteurs-phares du groupe ONA (mines, pêche…) lui a donné plus d’éclat en Bourse. Après une longue période de stabilité, le titre du groupe est dans un trend haussier depuis l’annonce des résultats semestriels. Seul hic: les filiales agroalimentaires qui n’arrivent toujours pas à se ressaisir. . L’agroalimentaire en perte de vitesseLe passage d’une position monopolistique à la libre concurrence a sensiblement impacté le comportement des valeurs agroalimentaires en Bourse. Dans un marché en plein boom, elles ont perdu 10,12% par rapport à 2005. La situation aurait été pire si le secteur ne s’était pas rattrapé au cours de ce semestre. Même en termes de rentabilité, les résultats des entreprises du secteur n’évoluent pas au même rythme des autres valeurs de la Bourse. Si la Centrale Laitière arrive à tirer son épingle du jeu, Lesieur Cristal et Cosumar piétinent encore. Avec leurs cours très élevés, les titres agroalimentaires demeurent très peu liquides. Considérée comme des valeurs de fonds de portefeuille, la moindre transaction affecte sérieusement leur cours mais pas nécessairement le marché. . Les small-caps en mal de communicationToujours en proie à la spéculation, les petites capitalisations de la cote demeurent à l’écart de la croissance de cette année. Même les valeurs nouvellement introduites n’arrivent pas à retenir l’attention du marché au-delà de leur première séance de cotation. Cela pourrait réduire l’intérêt des petites sociétés à s’introduire en Bourse. Pour remédier à cette situation, une seule solution: soigner les politiques de communication. Les petites sociétés cotées doivent communiquer davantage sur leurs résultats et mettre en valeur les événements saillants de leur activité.


    Allers-retours

    Les allers-retours prévus pour cette année seront certainement inférieurs à ceux de 2005, selon les analystes d’Attijari Intermédiation. Il n’y a en effet aucun motif fiscal pour recourir à cette méthode comme c’était le cas l’année dernière. Les allers-retours pourraient être réalisés uniquement pour revaloriser le portefeuille des investisseurs en fin de ce mois. Nouaim SQALLI

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