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    Bourse: Les réactions des autorités

    Par L'Economiste | Edition N°:2863 Le 18/09/2008 | Partager

    . «Les fondamentaux restent très bons». Une communication au Conseil de gouvernement aujourd’huiHier, mercredi 17 septembre, s’est produit le rebond que les observateurs attendaient sur le marché boursier de Casablanca, un rebond avec des volumes importants, à plus d’un milliard de DH, alors que lundi et mardi, la chute brutale s’était produite avec de petits volumes.Le fait que les volumes soient gros à l’achat montre que les institutionnels sont rentrés sur le marché hier dès l’ouverture. Ils ont suivi en cela l’analyse qui a été faite tôt hier matin, sur les antennes de Radio Atlantic par une personnalité très en vue, Rachid Ouali-Alami, patron de Art Bourse, ancien président de la Bourse et ancien directeur de Safa Bourse. Ce n’est pas seulement sa carrière qui fait sa réputation: le marché le tient pour un «gourou» qui sent mieux que personne les évolutions. Pour lui, «c’est clair, il ne faut pas se laisser entraîner par les rumeurs de salon», surtout quand on est un petit épargnant, car les «fondamentaux des entreprises cotées vont de bons à excellents», comme le montrent les comptes semestriels, publiés en rafale en ce moment de l’année.«C’est ce qu’il faut regarder en premier», indique Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM et assureur de premier plan (CNIA), qui ajoute que c’est sa réaction personnelle et sa réaction de professionnel de la Bourse (en tant qu’assureur). Il ajoute, non sans malice, «heureusement que tout le monde n’est pas d’accord dans les analyses boursières, sinon il n’y aurait pas de marché». Mais vu son parcours, ses conseils valent de l’or. Pour lui, le prix de l’action est important mais ce n’est pas tout. «La Bourse, c’est aussi une épargne qui rapporte en dividendes, ceux-ci comptent dans l’analyse que l’on fait de ses achats ou de ses ventes, et cela, il faut l’approcher sur le moyen, voire le long terme, pas avec les variations quotidiennes». Il est très méfiant à l’endroit des mouvements de cœur ou des mouvements moutonniers, à la hausse comme à la baisse. Il souhaite que les personnes travaillant sur le marché et donnant des conseils aux investisseurs petits et moyens, «deviennent plus professionnels». Dans ce milieu, il regrette d’entendre parfois des commentaires «décalés», comme ceux qui annonçant la venue de la crise des subprimes au Maroc, alors que le marché marocain est déconnecté.


    Mezouar et Jouahri montent au créneau

    LE ministre des Finances est sorti de son silence en nous déclarant qu’au départ, il «ne voulait pas réagir trop vite et (…) mesurer d’abord d’où venait exactement la baisse». Il redoutait, nous confie-t-il, que ce soit des retraits de fonds étrangers. Ce qui n’était pas le cas. Pour lui, la brutalité de la baisse sur des volumes limités vient des «investisseurs qui se sont fait peur en discutant après le f’tour, en imaginant que la crise mondiale allant aussi débouler au Maroc». Ce ne sont pas des petits épargnants mais plutôt gros investisseurs, dont les mises personnelles peuvent osciller entre 30 et 100 millions de DH, et ce sont des faiseurs d’opinion. Toujours est-il que pour Mezouar, «il ne faut pas habituer les gens à une intervention gouvernementale dès qu’il y a un petit problème sur le marché». Pour ce qui concerne spécifiquement le secteur immobilier, il s’étonne de ce que les épargnants l’aient boudé. «Où est la crise quand le crédit pour l’immobilier a augmenté de 33% en juillet» (dernier chiffre disponible mais pas encore rendu public). Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib nous confirme cette progression en annonçant que la banque centrale tiendra son conseil le 23 septembre et que ce point sera à l’ordre du jour. «Nous sommes très vigilants sur ces questions, d’autant plus vigilants que nous avons une inflation par les coûts qui s’est fixée à 5,1% en juillet (ndlr: en glissement annuel)», souligne Jouahri.N. S.

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