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    Courrier des Lecteurs

    Bourse: Les cimentières ont le vent en poupe

    Par L'Economiste | Edition N°:588 Le 06/09/1999 | Partager

    · De nouveaux foyers de croissance pour le secteur dont la probable ouverture des frontières maroco-algériennes
    · Placement attrayant en dépit des niveaux de valorisation élevés
    · Hausse de 1% des ventes du ciment à fin juillet


    Considéré comme l'un des blue-ships de la cote (titres sûrs destinés à se valoriser), le secteur cimentier garde tout son attrait pour les années à venir. Son secret: un actionnariat solide, une expertise et un savoir-faire des participants étrangers. Ajouter à cela l'apparition de nouveaux foyers de croissance avec un regain de l'activité des BTP (Bâtiment et Travaux Publiques) suite à la priorité donnée aux programmes sociaux et les perspectives liées à la probable ouverture des frontières maroco-algériennes.
    Même si cette dernière n'affectera essentiellement que la Cior (Ciments de l'Oriental) qui va lancer son nouvel investissement à Settat, l'enjeu reste de taille.
    Le management de la cimenterie mise désormais sur un nouveau moteur de croissance, l'export sur le marché algérien. En effet, l'éventuelle ouverture des frontières maroco-algériennes donnerait un nouveau souffle à l'unité d'Oujda conçue initialement pour écouler l'essentiel de sa production vers le pays voisin.
    Autre levier de croissance du secteur, le potentiel de hausse de la consommation du ciment par tête d'habitant qui demeure faible par rapport aux pays voisins (Algérie et Tunisie notamment) et à l'Europe.
    Par ailleurs, l'arrivée d'opérateurs touristiques étrangers (Accor notamment) et la réalisation de leurs programmes d'investissement (bâtiments, hôtels, infrastructures) devraient également donner un coup de fouet au secteur.

    Petits essoufflements


    Au niveau boursier et à l'instar des autres valeurs de la place, les cimenteries ont subi successivement la correction déclenchée depuis le mois de février dernier, chacune dans des proportions différentes.
    La Cior, la plus liquide, avait succombé à la première vague baissière. Son cours avait alors effleuré le creux de 915 DH contre 1.100 DH au 31 décembre 1998.
    Ensuite, c'était au tour de Lafarge Ciments et Cimar qui essuyaient à tour de rôle le deuxième mouvement de baisses apparu dès le mois d'avril.
    Logiquement, la Cior était la première à récupérer avec la reprise de l'indice général depuis deux semaines. Face à une demande conséquente, le cours a atteint lors de la séance du 31 août 1.150 DH, soit une performance de 4,55% depuis le début de l'année contre 2,63% seulement pour l'IGB. Cette reprise a également été soutenue par l'évolution positive des ventes de la cimenterie, la construction d'une nouvelle unité à Settat et les rumeurs liées au "bon" résultat semestriel 1999.
    Idem pour Lafarge dont le cours varie aujourd'hui autour de 1.610 DH alors qu'il frôlait les 1.450 DH il y a quelques semaines.
    Pour les analystes de BMCI Bourse, la forte reprise des deux valeurs Cior et Lafarge devrait entraîner un petit mouvement de prises de bénéfices dans les deux prochaines semaines.
    En revanche, Cimar et Asmar n'ont pas encore bénéficié du même engouement. Le cours de Cimar s'élevait au 31 août à 1.055 DH après une quasi-stagnation durant le mois d'août autour de 1.005 DH. Moins liquide, Asmar a, elle, connu une évolution par paliers durant laquelle le cours stagnait pendant plusieurs séances.
    La prochaine fusion entre ces deux dernières cimenteries devraient donner naissance à un ensemble de taille qui devrait occuper la deuxième place en termes de parts de marché après Lafarge Ciments.

    Maîtrise des chages d'exploitation


    Côté per, les cimenteries sont connues pour leur niveau de valorisation élevé. Cette cherté s'explique par la nature de l'activité qui est à forte intensité capitalistique. Autrement dit, les ventes ne se répercutent pas assez sur les bénéfices, compte tenu de l'importance des charges financières et de la lourdeur des investissements.
    Les analystes demeurent confiants sur l'avenir où les marges bénéficiaires devront partir de plus belle. A la clé: une recrudescence des ventes et une maîtrise des charges d'exploitation. A cela s'ajoute la baisse attendue des coûts énergétiques d'une part et de ceux du transport d'autre part suite à la politique de décentralisation adoptée jusque-là par les maisons mères.
    En chiffres, l'évolution des ventes durant les sept premiers mois témoigne de la bonne santé du secteur cimentier. A fin juillet, les ventes ont augmenté de 1% à 3,93 millions de tonnes, une hausse favorable compte tenu de la nature cyclique de l'activité.
    Lafarge Ciments vient en tête avec 1,6 million de tonnes vendues. Elle est talonnée par la Cior avec 871 millions et Cimar avec 682,7 millions.

    Yousra MAHFOUD

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