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Courrier des Lecteurs

Bourse: Le privé s'ouvre, mais les privatisations sont en panne

Par L'Economiste | Edition N°:346 Le 17/09/1998 | Partager

Satisfait de l'ouverture des sociétés privées à la Bourse, le marché est en revanche préoccupé par l'ap-proche de l'échéance des bons de privatisation et de la longueur des négociations Trésor-SBVC. Le point.


La Bourse devrait terminer l'année en beauté, du moins pour ce qui concerne les introductions. Après les deux compagnies d'assurances (La Marocaine Vie et Wafa Assurance) et Papelera de Tetuan. Aluminium du Maroc est attendue pour le début du mois d'octobre. Très certainement, le courtier d'Assurances AGMA lui emboîtera le pas. Le montage de l'opération est presque bouclé. Selon les milieux boursiers, il est prévu de mettre sur le marché 25% du capital pris sur les participations du Groupe Benjelloun et de l'ONA qui contrôle 35% de la société. La date de l'introduction n'est pas encore annoncée.

Pour nombre d'opérateurs, ces différentes opérations montrent que le road-show de novembre 1997 n'a pas été une vaine entreprise, même si l'attente a été relativement longue. Il est toutefois souhaité que davantage d'entités franchissent le sas de la Bourse, d'autant que plusieurs sociétés anciennement admises sont très peu liquides.
Parallèlement, le soutien du public se fait désirer. Selon le directeur d'une société de bourse, il est temps que l'Etat revienne en lice avec, «l'annonce d'un calendrier précis de privatisation par introduction en bourse». Pour l'instant, cet appel est peu susceptible de recevoir un écho favorable, le projet de réforme de la loi sur la privatisation n'étant pas encore sorti du circuit administratif.
Les errements se répercuteront d'abord sur le dénouement des bons de privatisation devant arriver à échéance en décembre 1998.

Négociations en cours


A ce jour, l'encours s'élève à 826.030 bons, dont 648.947 de la seconde tranche. A défaut de pouvoir proposer des sociétés, l'Etat doit impérativement racheter ces papiers. Le problème ne se situe pas à ce niveau. En revanche, l'hypothèse d'un remboursement ne réjouit pas les investisseurs qui s'attendaient plutôt à rentrer dans des sociétés.
Ce n'est pas la seule préoccupation du marché. En effet, depuis plusieurs mois, il est tenu en haleine par les empoignades Trésor-Bourse au sujet du cahier des charges et des statuts de la Bourse. Apparemment, il reste encore des points à fignoler. «Les négociations sont toujours en cours», indique-t-on auprès de la SBVC. A rappeler que l'Administration avait déjà soumis des propositions pour ce qui concerne le principal point de divergence, la propriété des réserves. Il était arrêté qu'elles restent la propriété de la société gestionnaire et non des sociétés de bourse qui sont cependant actionnaires exclusifs. En contrepartie, le capital initial serait rémunéré à hauteur de 15% annuellement. Pour l'organisation administra-tive de la Bourse, le principe d'un directoire et d'un conseil de surveillance (CS) est arrêté. Mais le dossier bute encore sur «l'incompa-tibilité» entre la loi sur la SA et celle relative au marché des capitaux pour ce qui concerne le CS. Néanmoins, «la volonté d'arriver à un résultat prendra le dessus», rassure-t-on.


Opacité


Dans une circulaire datée du 5 mars 1998, Bank Al-Maghrib a fixé les modalités selon lesquelles les établissements de crédit doivent porter à la connaissance du public les conditions appliquées à leurs opérations. A ce jour, force est de constater que cette obligation est superbement foulée aux pieds. Quand elles tentent de la respecter, les banques n'annoncent que les taux de base et, pour la plupart, uniquement au niveau des agences du siège. Les commissions appliquées au crédit documentaire ou aux mouvements de fonds, entre autres, sont totalement ignorées. Côté sociétés de crédit à la consommation, c'est encore l'immobilisme total. Certes, il est difficile de rompre avec les habitudes et la liste des opérations relativement longue. Les établissements de crédit peuvent également arguer le fait que les opérateurs sont toujours directement informés. Mais la loi n'a de sens que si on l'applique. Un rappel à l'ordre est donc nécéssaire. Le cas échéant, le client continuera d'être sacrifié sur l'autel de l'opacité.

Alié Dior NDOUR

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