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    Courrier des Lecteurs

    Bourse: Le CDVM lance une enquête

    Par L'Economiste | Edition N°:486 Le 15/04/1999 | Partager

    · Conseil: Ne pas paniquer, les niveaux de valorisation sont devenus très intéressants, il faut en profiter

    Incompréhensible. C'est le moins que l'on puisse dire du mouvement baissier qui a sévi sur la place de Casablanca depuis quelques mois déjà.
    La performance depuis le début de l'année s'en est retrouvée à des niveaux très bas.
    Toutefois, les analystes sont confiants. "La baisse ne peut pas durer et les perspectives sont rassurantes", explique un analyste. Et d'ajouter: "Il n'y a pas lieu de s'inquiéter".
    Mais, en attendant, les investisseurs, notamment les petits porteurs, s'interrogent. Quelques-uns cèdent à la panique. Ils n'achètent plus et certains vendent. Dès lors, les volumes traités s'en retrouvent réduits. Néanmoins, les comportements des épargnants
    varient selon qu'il s'agit de petits porteurs ou d'institutionnels. Les premiers cherchent à "sortir" en subissant le moins de dégâts possibles. Les institutionnels, eux, font preuve d'attentisme. "C'est ce qui aggrave justement la situation", expliquent des analystes.
    Pour l'instant, les interprétations se multiplient et sont axées autour de deux scénarios: le premier, scientifique, rejette la responsabilité sur les résultats affichés par les sociétés cotées au terme de 1998, jugés en deçà des prévisions, notamment ceux des banques. "Leur PNB est assez modeste", observe un analyste. Et d'ajouter: "En dehors même de la contribution libératoire, ces résultats restent inférieurs aux prévisions escomptées. Il est réconforté par un autre analyste qui estime que "les entreprises croyaient que la croissance enregistrée depuis quelques années allait se poursuivre.

    Rumeurs du marché


    Mais l'achèvement de la période de restructuration de quelques entreprises, qui avaient vu leurs résultats se gonfler en raison de la disparition des frais financiers, a faussé leurs prévisions". Pourtant, les provisions pour investissements effectuées par quelques sociétés montrent que toutes les sociétés n'ont pas encore achevé leur restructuration. De plus, la fin de la période de restructuration doit en principe pousser le marché vers le haut, puisque les sociétés en question maîtrisent davantage leurs ressources et peuvent par conséquent anticiper des croissances plus fortes.
    Quant à la seconde explication, elle fait plutôt allusion aux rumeurs du marché. L'une d'entre elles suppose une baisse provoquée par certains acteurs qui cherchent à faire baisser les cours pour "des raisons peu claires". A cet égard, un débat sérieux est ouvert sur le véritable rôle des sociétés de bourse. "Le rôle d'une société de bourse n'est pas de soutenir des valeurs précises. A cet égard, il faut que des mesures strictes soient appliquées par le CDVM", fait remarquer un analyste.
    Il est réconforté par un autre opérateur qui estime que "le gendarme du marché doit être plus actif en cette période de baisse en lançant des enquêtes pour vérifier les rumeurs et en rappelant à l'ordre les sociétés de bourse". Dans tous les cas, le CDVM ne reste pas les bras croisés. Une enquête est lancée afin de déceler les raisons qui sont à l'origine de la situation actuelle.
    Autre explication avancée, le recul enregistré par la place de Casablanca serait un moyen pour attirer les investisseurs étrangers qui s'étaient retirés. En clair, cette baisse inciterait ces derniers à venir investir dans un marché qui était jusqu'ici perçu "très cher".

    Rafik IKRAM

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