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    Bourse: La crise de confiance injustifiée
    Entretien avec Khalid Cheddadi, président de la CIMR

    Par L'Economiste | Edition N°:2863 Le 18/09/2008 | Partager

    . Pas de risque dans l’immobilier. Les résultats semestriels annoncent un bon cru 2008Faisant partie des opérateurs qui impactent le marché, la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) compte parmi les plus importants investisseurs de la Bourse de Casablanca. Khalid Cheddadi, président de cet institutionnel de taille, analyse la conjoncture financière actuelle, revient sur les effets de cette correction et donne son avis sur les mesures pouvant l’atténuer. - L’Economiste: Quel est votre sentiment vis-à-vis de la correction qui sévit actuellement sur la place casablancaise?- Khalid Cheddadi: Le mouvement de panique qui s’est emparé de la bourse de Casablanca est totalement injustifié et ne repose pas sur des éléments objectifs, car les fondamentaux de la plupart des sociétés cotées sont à l’opposé de ce qui se passe. Les résultats semestriels, qui ont déjà été annoncés, sont excellents et laissent présager une année d’un très bon cru. Je vous rappelle que les résultats semestriels de Cosumar ont progressé de 144,2%, ceux du Crédit du Maroc de 37%, d’Aluminium du Maroc de 53,8%, de Label’vie de 197,8%, d’Autohall de 37%, alors que ceux de Lesieurs ont été multipliés par 11,6!Le mouvement de panique auquel nous avons assisté en début de semaine est la conséquence du climat d’incertitude qui s’est installé peu à peu, à la suite d’annonces alarmistes, prédisant l’imminence d’une crise, qui ont mis les nerfs à fleur de peau. Non capables de croire à notre chance d’échapper à la crise mondiale, nous n’avons eu de cesse d’en créer une de toutes pièces.- Mais n’y a-t-il pas une crise dans l’immobilier?- Il y a eu beaucoup d’articles dans les journaux qui annonçaient une grande crise dans l’immobilier, qui aboutirait à l’éclatement de la bulle spéculative. En réalité, le secteur de l’immobilier continue à se porter très bien et a encore de très belles années devant lui. Ce que l’on oublie, c’est que ce secteur est composé de plusieurs segments, dont seul celui des résidences touristiques haut standing a souffert de la conjoncture internationale. Et encore, ce qui est vrai pour Marrakech, ne l’est pas pour les autres villes. Et ce segment représente très peu par rapport au cœur de l’activité de la promotion immobilière, qui est le logement économique et moyen standing, dans lequel le Maroc continue à accuser un grand retard et une demande qui ne cesse de croître avec l’amélioration du niveau de vie des Marocains.- Les sociétés immobilières n’ont-elles pas atteint des cours astronomiques qui justifiaient une correction?- Les sociétés immobilières cotées sont ce que l’on appelle «des sociétés de croissance «qui ont un grand potentiel de développement, et dont le cours actuel anticipe une partie des résultats à venir. La démarche est donc parfaitement objective et même «scientifique». Ce dont il faut s’assurer par contre, c’est la réalité de ce potentiel et la capacité de ces sociétés à réaliser leurs plans de développement. Le marché de l’immobilier est tiré principalement par la demande intérieure sur le logement économique et de moyen standing, qui ne risque pas de faiblir sur les 15 ou 20 prochaines années, compte tenu de l’importance du déficit initial et de la demande additionnelle, alimentée par l’amélioration du niveau de vie. Le potentiel sur les autres segments n’est pas en reste pour autant.Pour ce qui est de la propension de ces sociétés à réaliser leurs prévisions, nous assistons malheureusement à une absence de communication qui laisse la voie ouverte aux spéculations les plus folles, et là je dois dire que la responsabilité de ces sociétés elles-mêmes est engagée.Pour ma part, j’ai posé la question à deux d’entre elles, qui m’ont affirmé que non seulement elles étaient en mesure de réaliser leur business plan, mais qu’en plus elles allaient l’améliorer substantiellement.- En tant qu’important investisseur institutionnel, quelle attitude adoptez-vous dans cette situation?- Les institutionnels se distinguent des particuliers par leurs expertises sur le marché financier et par leur approche professionnelle et sur le long terme. Ce qui compte pour nous, ce sont les fondamentaux des sociétés et leur capacité à se développer et à générer des bénéfices.Le Maroc s’est inscrit depuis quelques années dans un cercle vertueux de développement qui lui permet d’envisager des taux de progression de son économie, de 6 à 7% sur le long terme. Cette situation est le fruit d’éléments concrets et tangibles tels que le lancement des grands projets, le renforcement des infrastructures, le lancement de politiques sectorielles ciblées, l’attrait des capitaux étrangers, l’amélioration des couvertures sociales, l’amélioration du cadre réglementaire, etc. Dans ce cadre, notre vision de l’avenir est très optimiste, même si elle n’exclut pas de surmonter des conjonctures internationales parfois défavorables.Pour résumer, pour nous, cette crise «de confiance» sera de courte durée, et les cours reprendront bientôt leur trend haussier, mais cette fois sur la base des fondamentaux des sociétés.- A votre avis que devraient faire les autorités monétaires?- L’Etat a un rôle de régulateur et de protecteur des épargnants. Comme je le disais à l’instant, cette crise trouve principalement son origine dans un déficit de communication. Pour éviter que les petits porteurs, qui ont mis toutes leurs économies dans des investissements boursiers, ne se retrouvent dépossédés, l’Etat devrait inciter les sociétés cotées à mieux communiquer sur leurs résultats, en toute transparence et objectivité. Il faut également que l’Etat incite les particuliers à recourir aux services des sociétés de gestion spécialisées, à travers les Sicav et les FCP. Or c’est à tout le contraire que l’on assiste aujourd’hui, puisque les particuliers bénéficient d’une fiscalité plus avantageuse que les professionnels!Heureusement pour nous, il ne s’agit pas d’une crise qui repose sur des déséquilibres économiques ou financiers, mais simplement sur un climat d’incertitude renforcé par un contexte international difficile, qu’il sera facile de lever grâce à une communication appropriée.- Pourriez-vous nous fournir des indications sur l’évolution du portefeuille de la CIMR? - Le portefeuille actions de la CIMR, comme le reste du marché, a souffert de cette crise, quoique dans une moindre mesure, puisque nous surperformons le marché de 400 points de base.Propos recueillis par M. A. B.. et A. B.

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