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Bourse des Valeurs de Casablanca : Le chiffre d'affaires multiplié par 12 entre 1990 et 1995

Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager


Depuis le début de la décennie, la Société de la Bourse des Valeurs de Casablanca (SBVC) a amorcé une forte croissance. En 1995, elle dépasse ses prévisions en chiffre d'affaires et affiche une hausse de 26,5% pour la capitalisation. Bilan sur cinq ans.


"Dans les 12 prochains mois, la Bourse des Valeurs de Casablanca fonctionnera sur la base des meilleurs standards internationaux", a souligné M. Amyn Alami, président de la Société de la Bourse des Valeurs de Casablanca, lors du Forum Finance organisé le 28 juin par L'Economiste en collaboration avec Polyfinance.

Pour l'heure, la SBVC a dépassé ses prévisions de chiffre d'affaires pour 1995. En effet, alors qu'elle tablait sur quelque 12 milliards de DH, elle a réalisé plus de 22 milliards, dont près de 13 au cours du seul mois de décembre de 1995. Il est à rappeler que les derniers séances de ce mois de décembre avaient été particulièrement agitées en raison de l'importance des opérations traitées. Une frénésie attribuée aux "zinzins", à savoir les compagnies d'assurances(1).

Au 31 décembre 1995, la capitalisation boursière a atteint un peu plus de 50 milliards de DH, soit une hausse de près de 26,5% par rapport à la capitalisation enregistrée en 1994 avec près de 40 milliards de DH, selon les statistiques de la SBVC. Cette hausse s'explique par un plus grand nombre de titres admis à la côte, mais également et surtout par les privatisations. Pour M. Luc de Wulf, principal economist à la Banque Mondiale, "si la capitalisation de la Bourse est aujourd'hui de 20% du PIB, elle devra aller jusqu'à 40% en l'an 2000". Cependant, ajoute-t-il, "les entreprises devront se soumettre à la discipline de la bourse avec un peu plus d'audace dans la transparence".

Le cap des 10 milliards


La SBVC n'a véritablement vu sa capitalisation décoller qu'à partir de 1991(2) , où elle a franchi le cap des 10 milliards de DH pour se fixer à 12,5 milliards environ. Rapportée à 1990, elle aura enregistrée un accroissement de 60%. Cet accroissement découle, d'une part, de l'appréciation des cours de cette période et, d'autre part, des augmentations de capital effectuées par certaines institutions, notamment les banques.

Entre 1991 et 1992, le rythme de croissance s'est ralenti (36,4%), la capitalisation s'étant en effet établie à près de 17 milliards. Ce ralentissement a été suivi par une nouvelle reprise de 51% à 25,6 milliards de DH en 1993 et de 48,6% l'année suivante (38 milliards).

Entre 1992 et 1995, la capitalisation boursière est passée de 17,5 à 50 milliards de DH, en progression de 185,7%. Cette importante variation s'explique en grande partie par les opérations de privatisation, les augmentations de capital de grandes banques et de sociétés.

En neuf ans, de 1986 à 1995, la Bourse aura vu sa capitalisation effectuer un bond en avant qualifié de "formidable". Ainsi, au cours de cette période, elle aura été multipliée par 20.

Alors qu'elle atteignait 2,43 milliards de DH en 1986, la capitalisation boursière s'est progressivement accrue avant de dépasser 12 milliards en 1991 et d'atteindre les 50 milliards en 1995.

Banques, premières pour la capitalisation


Selon le rapport de la société de bourse Upline Securities sur les performances sectorielles en 1995(3), sur la place boursière de Casablanca, les banques sont le premier secteur en terme de capitalisation boursière. Elles représentent 38,7% de la capitalisation globale avec 21,4 milliards de DH à fin mars 1996. De leur côté, les cimenteries ont dégagé en 1995 un bénéfice global de 91,7 millions de DH contre une perte de 64,1 millions en 1994. Cependant, "l'indice du secteur n'a pas suivi cette performance puisqu'il a chuté de 10,7%". Le cours des sociétés cotées s'est nettement détérioré entre août et septembre.
Le secteur de l'agro-industrie représente 16% de la capitalisation boursière et se place en troisième position après les banques et les holdings. En outre, le secteur pétrolier à travers les deux sociétés cotées, la SCP et la Samir, ne représente que 4,4% de la capitalisation boursière totale.

Pour ce qui est du chiffre d'affaires, 1990 constitue l'année charnière. Alors qu'il se situait en dessous de 700 millions de DH à la fin de la décennie précédente, il dépasse pour la première fois la barre du milliard de DH et atteint 1,8 milliard. Cette année-là, grâce aux augmentations initiées, notamment par l'ONA, la BCM, la BMCE et les Brasseries du Maroc, 12 millions d'actions ont été admises à la Bourse, portant ainsi à 39,4 millions le nombre total des titres. Toutefois, à cette importante hausse a succédé un recul de 36% et 9% en 1991 et 1992. En fait, le chiffre d'affaires ne connaîtra une croissance exponentielle qu'à partir de 1993, passant de 1 à 4,9 milliards de DH. Cette tendance s'est maintenue en 1994 avec 8,6 milliards de DH.

Meriem OUDGHIRI



(1) Cf L'Economiste du 28 décembre 1995.
(2) Cf L'Economiste du 4 mai 1995.
(3) Cf L'Economiste du 2 mai 1996.

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