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Affaires

Bourse: Des soubresauts salutaires

Par L'Economiste | Edition N°:2905 Le 20/11/2008 | Partager

. Les dessous de l’enquête CDVM. Ventes à découvert: Les investigations se poursuiventLE dernier conseil d’administration du CDVM va constituer sans doute un tournant dans l’histoire de la Bourse. Par rapport certes à l’appel au limogeage du directoire, mais aussi sur le niveau de transversalité de l’enquête du gendarme de la Bourse qui a ratissé large avant de rendre ses conclusions. Les investigations sont closes en ce qui concerne la baisse du 15 au 17 septembre et sur les causes de cette baisse. Rappelons-le, les autorités du marché ont conclu en particulier que ni les ventes à découvert ni la diffusion d’informations sur le carnet d’ordres de la Bourse n’étaient à l’origine de la baisse, et qu’elles n’y ont pas contribué non plus. Ce qu’il reste à examiner maintenant, outre le cas des 2 particuliers qui ont vendu à découvert (voir notre encadré en page 24), c’est si les personnes qui ont eu accès à ces informations les ont utilisées dans leurs décisions d’investissement. Il y a en particulier deux gestionnaires d’actifs dont le CDVM doit revoir toutes les transactions. «Si nous arrivons à la conclusion que leurs transactions auraient été différentes en l’absence de l’information confidentielle, alors cela fera l’objet d’un nouveau dossier pour le conseil d’administration», confie à L’Economiste Dounia Taârji, DG du CDVM (voir aussi son interview ci-contre). Bien entendu, à l’issue de cette affaire, de nouveaux fronts devraient être ouverts sur le plan réglementaire. Ils concernent les ventes à découvert qui ont été au centre de la tempête, même s’il s’est avéré à la fin de l’enquête qu’elles l’ont été dans des proportions négligeantes. Mais ils pourraient aussi cibler d’autres domaines. C’est le cas par exemple des programmes de rachat pour lesquels le gendarme du marché appelle à un peu d’ordre.«Actuellement il n’y a pas de règles claires précisant les conditions d’intervention dans le cadre du programme de rachat», fait-on valoir auprès du CDVM. C’est ce qui a conduit à des situations où les achats dans le cadre d’un programme de rachat ont représenté une proportion importante des achats sur la valeur, et de cette manière ont contribué à tirer le cours vers le haut ou à créer une tendance. En fait, les ajustements à ce niveau seront d’ordre technique pour permettre à ces opérations de retrouver leurs vocations initiales.Outre cette reprise en main des modalités des programmes de rachat, le chantier le plus important restera incontestablement les questions de gouvernance, ce que le microcosme médiatique n’a pas forcément remarqué soit dit en passant!


L’effet programmes de rachat

LES achats dans le cadre du programme de rachat ont représenté environ 70% du total des achats sur la valeur Addoha entre le 1er et le 15 septembre. C’est pourquoi, lorsque le cours a atteint le niveau de 195 DH durant la séance du 15/09/2008 (ce niveau représentant le seuil bas de la fourchette autorisée dans le cadre du programme de rachat), le programme a été interrompu, et cela a représenté un signal accélérateur du mouvement de ventes sur cette valeur. Le même mécanisme a été enregistré pour la valeur CGI, dont le cours a atteint le seuil bas de 2.100 DH en date du 8 septembre 2008. Là aussi, le programme a été interrompu, ce qui a accéléré le mouvement de vente sur ce titre. Dans le sens inverse, le programme de rachat de BMCE a été fortement sollicité, puisqu’il a absorbé une proportion importante des ventes sur la période. C’est grâce au maintien de ce programme de rachat que le cours de la valeur BMCE n’a pas connu de baisse significative malgré la forte pression à la baisse sur tout le marché.M. B.

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