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    Bourse: 2008, l’année de tous les frissons

    Par L'Economiste | Edition N°:2931 Le 30/12/2008 | Partager

    . Crise, bugs et petite mine. Un sursaut salutaireEntre les nouvelles introductions, les retraits pour cause de correction, et les scandales de gouvernance, nul doute que l’année 2008 rentrera dans les annales de la place casablancaise. Il faut dire que la dynamique du marché n’a pas été conforme aux prévisions. Tout d’abord, il n’y a eu en tout et pour tout que cinq IPO cette année. Delattre Levivier Maroc (DLM) a été la première société candidate à la cote. Bon nombre d’analystes avaient alors jugé la capitalisation trop petite pour le marché boursier. Seconde société à rejoindre la cote, Delta Holding (DHO) a connu une période de prise de bénéfices qui a duré près de 15 jours. Le plus important pic de transactions a eu lieu le 15 mai. Puis ce fut la dégringolade aussi bien au niveau des transactions que de celui des cours. «DHO a fait preuve d’un manque de communication flagrant après l’IPO, ce qui s’est répercuté sur les performances du titre», commente un analyste. L’action DHO a connu un regain de forme lors de l’annonce de ses résultats semestriels. Le holding reste une valeur recommandée par certains analystes (cf. www.leconomiste.com), qui ont également encensé la Compagnie minière de Touissit (CMT), troisième candidat à la cote. L’introduction de Label’Vie (LBV), quant à elle, avait fait beaucoup de bruit autour de sa valorisation. Le retrait de BMCE du syndicat de placement (cf. www.leconomiste.com) avait eu un impact psychologique sur les demandeurs, selon plusieurs analystes. L’action Label’Vie a été la seule, parmi les cinq premières introductions de cette année, à ne pas être réservée à la hausse. Le marché central n’a donc pas connu de véritable engouement pour la valeur LBV, sauf pour la journée de première cotation. Alliances Développement (ADI), dernier arrivé sur la place boursière, a connu un succès indéniable, l’immobilier apparaissant comme une valeur sûre depuis l’introduction d’Addoha en 2006. Dans le cas d’ADI, l’effet d’émulation a été plus que marqué. La valeur a en effet été réservée à la hausse durant plusieurs jours, jusqu’à être forcée à la cotation à deux reprises. «Mais il ne faut pas assimiler le cas d’ADI à Addoha ou à la CGI», commente un analyste. A la différence de ces dernières, ADI n’a pas une réserve foncière importante. Par ailleurs, la plupart de ses projets se concentrent autour de Marrakech, alors que les deux autres sociétés immobilières de la place ont des projets dans tout le pays». Les variations du cours ADI semblent le confirmer. Le plus haut pic de transactions enregistré depuis des mois est en date du 23 septembre dernier. 280.864 actions ont été échangées à 929 DH. Par la suite, les transactions ont volé au ras des pâquerettes. À la dernière séance de cotation du 26 décembre, le titre ADI a atteint les 700 DH. La panique qui avait sévi chez les petits porteurs, suite à la crise financière internationale, s’était également étendue aux candidats à la cote. Trarem Afrique, qui devait être la sixième société à s’introduire cette année, avait annoncé la suspension provisoire de son IPO. En cause, la conjoncture actuelle sur la place boursière. L’année 2008 a vu fleurir plusieurs opérations de rachats d’actions destinées à la régularisation des cours sur le marché. Depuis février, en effet, pas moins de 9 sociétés ont entamé des transactions en vue d’acquérir leurs propres titres. L’aboutissement de ces programmes reste pour le moins mitigé. A fin novembre, Maroc Telecom avait acquis 60.901 titres à l’heure où IB Maroc en rachetait seulement 377. Afriquia Gaz, pour sa part, a contrôlé à nouveau 2.049 titres. Enfin la Snep a réalisé 48.723 rachats, Distrisoft 13.070 et CGI 445.235 titres. Les sociétés Timar et Cartier Saada n’ont, pour leur part, inscrit aucune réalisation. Des récupérations qui restent en somme assez moyennes. Seul le secteur des banques-assurances a semblé opérer un sensible tour de force. En effet, BMCE avait fait l’acquisition de 947.068 de ses propres cours, tandis que l’assureur Atlanta est rentré en possession de 319.977 de ses actions. 2008 n’aura pas été que l’année des rachats. Les opérations d’emprunts obligataires ont également foisonné durant cette période. En effet, en l’espace de seulement 2 mois, le marché a connu près d’une dizaine d’émissions. Ainsi, pas moins de 8 sociétés cotées ont recouru à la «générosité» des institutionnels. À fin décembre 2008, ce sont plus de 6,5 milliards de DH qui ont été ramassés avec succès sur le marché boursier. Le reste à récolter se chiffre à 5 milliards de DH. Que ce soit pour Holcim, Attijariwafa bank, BCP, SNI, Samir ou BMCE, le montage financier des différentes émissions a présenté des caractéristiques similaires, à quelques exceptions toutefois, notamment au niveau des taux, de la prime de risque et des maturités.


    Plan de relance

    2008 a également sonné le glas du directoire de la Bourse, viré suite à l’affaire de la diffusion d’informations non publiques, à travers le nouveau système informatique de la Bourse (installé en mars 2008). Pour rappel, la société Boursomaroc avait été pendant un temps soupçonnée d’avoir «détourné» le système, occasionnant les corrections boursières enregistrées du 15 au 17 septembre. Le site de rediffusion d’information avait été blanchi mais pas le dirigeant de la Bourse dont la responsabilité restait établie par le CDVM. Suite à ces événements, le ministre de l’Economie a énoncé cinq mesures censées redynamiser le marché boursier:- possibilité pour les sociétés cotées d’acquérir leurs propres titres dans le cadre du programme de rachat sans fixer de prix minimum;- possibilité pour les compagnies d’assurances de détenir jusqu’à 60% d’actions cotées en représentation de leurs provisions techniques. Auparavant, ce seuil était de 50%;- le CDVM deviendrait une agence indépendante du ministère;- le retour à une structure de conseil d’administration et de direction générale, pour la société gestionnaire de la Bourse de Casablanca;- ouverture du capital de la Bourse.A. B. & M. M.

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