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    Bourse: 2003, l'année de la reprise

    Par L'Economiste | Edition N°:1678 Le 07/01/2004 | Partager

    . La place a vécu au rythme de grandes réorganisations. Retrait de trois valeurs de la cote . Le manque de papier frais grève toujours le marchéAprès quatre années de pertes, la place de Casablanca remet la tête hors de l'eau. Au terme de l'année 2003, le Masi, principal indicateur de la place, sort enfin du rouge et solde l'année avec une progression de 32,31% “2003 marque ainsi le retour du marché à la croissance dans un contexte macroéconomique en voie d'assainissement, avec une progression estimée du PIB à 5,5%”, soulignent les analystes de Wafa Gestion.Ces derniers estiment tout de même que la consolidation du marché est encore fragile car aucune entreprise n'a franchi le pas de l'introduction à la corbeille. “La place a vu même le retrait de trois canards boiteux en l'occurrence la BNDE, Général Tire et Longométal”, indiquent-ils. Toutefois, “le retour des zinzins ne constitue pas le vrai problème de la place”, fait observer un analyste. Et d'ajouter que “c'est la masse très réduite des actionnaires qui pose problème. Il faudrait mettre en place de nouvelles mesures qui encourageraient la canalisation de l'épargne vers la Bourse”.D'autres expliquent la crise boursière par le manque de papier frais. “En matière de réglementation, le marché financier marocain n'a rien à envier aux autres marchés. Beaucoup d'efforts ont été réalisés en 10 ans. A présent, la balle est dans le camp des entreprises”, soulignent d'autres analystes. En ajoutant qu'il faut toutefois les encourager à franchir le pas en mettant en place des incitations fiscales notamment. “Il n'en demeure pas moins que la situation se résume à une crise de confiance et un manque de liquidité”, indiquent quelques investisseurs.Certaines valeurs ont tout de même connu des performances extraordinaires à l'image de Centrale Laitière. La filiale de l'ONA a clôturé l'année avec une hausse de 112%. Le marché l'ayant récompensé pour son dynamisme commercial et sa politique d'innovation. Le redressement en cours de la Marocaine Vie a été également acclamé par la place. L'assureur signe une progression de 98%. Du côté mauvaises performances, c'est le secteur du crédit à la consommation qui en signe les plus fortes. Ainsi, Diac Equipement et Sofac Crédit enregistrent des replis significatifs respectivement de 75 et 47%. “Ce qui souligne la fragilité de l'ensemble des valeurs du secteur face à la nouvelle réglementation de Bank Al-Maghrib concernant la classification des créances en souffrance”, est-il indiqué auprès de Wafa Gestion. L'année a aussi été rythmée par la réorganisation des mastodontes du système financier marocain, notamment le renforcement de l'actionnaire de référence dans le groupe SNI-ONA, qui a précédé la fusion BCM-Wafabank. De son côté, BMCE, après le retrait de Commerzbank, a lancé, en février, une OPV réservée à son personnel pour la cession de 4,7% de son capital. “Dans sa recherche d'un nouveau partenaire, la bancaire a échoué à faire avaliser par Bank Al-Maghrib le rapprochement avec le groupe français Caisse d'Epargne. Mais elle a réussi, en revanche, à placer 500 millions de DH sous la forme d'un emprunt obligataire subordonné, dont l'objectif avoué est de conforter la structure financière de la banque”, commentent les analystes de Wafa Gestion. D'autres grands évènements ont eu lieu l'année dernière. Le retrait de la SNI du capital de Brasseries du Maroc et de Branoma pour la rondelette somme de 1,7 milliard de DH. De même, après le passage sous le giron de la CDG, la BNDE a vu l'organisation de ses filiales à l'image de Maroc Leasing qui a procédé au lancement d'une dette sous forme de BSF. Plusieurs programmes de rachat d'action ont été également lancés de la part notamment des Brasseries du Maroc, Unimer ou encore Samir. Ces programmes visent entre autres à rééquilibrer la structure financière et juguler les cours. Côté réglementation, l'adoption par le Conseil de Gouvernement du 13 juin dernier de six projets de loi, relatifs au renforcement du marché financier est tombé à pic pour consolider la reprise enclenchée depuis quelques mois. Ces projets de loi, bien plus qu'un outil de relance du marché, visent à réinstaurer la confiance des investisseurs, en mettant en place des garde-fous au fonctionnement de la société gestionnaire (www.leconomiste.com).Fédoua TOUNASSI

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