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    Politique

    Boukhari recondamné… à se taire

    Par L'Economiste | Edition N°:1165 Le 14/12/2001 | Partager

    . L'embargo judiciaire sur l'affaire Ben Barka continu. Trois mois de prison et plus de 320.000 DH d'amende et de dommages et intérêts… la nouvelle condamnation de Boukhari. L'ex-flic a opté pour une défense façon Ali L'MrabetLE coup de théâtre de Ali L'Mrabet, le directeur de Demain Magazine, qui a refusé de faire appel à sa condamnation à quatre mois de prison, n'est plus un cas isolé. L'histoire s'est répétée hier mercredi 12 décembre dans le tribunal d'Anfa lors du procès d'Ahmed Boukhari. Il est poursuivi par le Parquet pour diffamation suite à une plainte déposée contre lui par trois de ses ex-collègues cités dans ses récits sur l'affaire Ben Barka. En fait, la première audience s'était déroulée normalement, Me Jamaï avait demandé le report du procès pour préparer la défense de son client. Demande à laquelle le tribunal avait répondu favorablement en ajournant le procès au 5 décembre. Le jour J, coup de théâtre, Me Jamaï adresse une missive aux juges dans laquelle il explique que son client refuse “ce procès-mascarade”. Surpris, les juges ne brancheront pourtant pas, ils ont fixé la date des délibérations pour le mercredi 12 décembre. Hier, en l'absence de Boukhari qui a mis sa menace à exécution, ils l'ont finalement condamné à 3 mois de prison ferme et 320.000 DH d'amende et de dommages et intérêts (100.000 DH à verser à chacun des trois plaignants et 20.000 DH d'amende). Les juges ont également décidé qu'une publication du jugement devait être faite dans deux journaux, Assabah et L'Opinion. L'entourage de Boukhari a refusé de commenter la sentence, mais n'a pas exclu qu'il opte pour une défense façon L'Mrabet. Autrement dit, il refusera de faire appel pour mettre à mal la Justice, critiquée de toutes parts ces derniers temps. La loi donne un délai de dix jours pour interjeter appel. Si c'est le cas, la sentence du tribunal de première instance est suspendue. Dans le cas contraire, elle devient exécutoire. Boukhari irait en prison à moins que le Parquet ne fasse lui-même appel comme dans l'affaire L'Mrabet. Cela est peu probable dans la mesure où même si l'ex-flic a le soutien de l'opinion publique dans ses péripéties judiciaires, d'une part, il ne jouit pas du même capital sympathie que le directeur de Demain Magazine et d'autre part, son nom vient de figurer sur la liste des criminels des années de plomb publiée par l'AMDH. . Embargo De plus, une tentative du Parquet dans ce sens serait vouée à l'échec. L'ex-flic pourrait refuser de s'acquitter des 320.000 DH, ce qui obligerait alors le tribunal à l'incarcérer.Pour la partie civile, l'ex-flic, en diffamant ses ex-collègues, a manqué une occasion de se taire. Et d'ajouter qu'il est actuellement incapable de fournir les preuves de ses allégations, c'est-à-dire l'implication de Mohamed Achaachi, Abdelkader Saka et Mohamed Mesnaoui dans l'affaire de Ben Barka et dans bien d'autres lors des années de plomb. Pour Me Jamaï, “de toutes façons, la procédure spécifique au droit de la presse ne permet pas d'apporter cette preuve lorsque les faits remontent à plus de dix ans”. Toute demande dans ce sens serait sans effet. Parallèlement, l'avocat dénonce l'embargo judiciaire qui entoure l'affaire Ben Barka. Allusion est faite à la plainte de l'USFP rejetée par le Parquet de Rabat pour défaut de qualité du parti. Allusion est aussi faite aux nombreuses convocations de Boukhari, demeurées infructueuses pour le juge d'instruction français en charge de l'affaire Ben Barka, Jean-Baptiste Parlos qui désire recueillir son témoignage. Par deux fois, le 19 juillet et 9 septembre 2001, les deux hommes s'étaient donné rendez-vous. En vain. La première fois, Boukhari n'avait pas de passeport et la seconde fois, il était en prison pour une histoire de chèques sans provision (www.leconomiste.com). Une nouvelle convocation, pour le 20 décembre, lui a été adressée, mais il est peu probable qu'elle aboutisse, le passeport de l'ex-flic étant toujours retenu par la wilaya qui refuse de donner des explications.Adil HMAITY

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