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Economie

Bouée de sauvetage pour jeunes promoteurs

Par L'Economiste | Edition N°:2220 Le 23/02/2006 | Partager

. Un nouveau rééchelonnement des dettes pour 1.400 promoteurs. Seule la part étatique des prêts est concernéeBonnes nouvelles pour les jeunes promoteurs ayant des difficultés pour honorer leurs créances. Comme nous l’avions annoncé dans notre édition du 12 février, ils disposent aujourd’hui de trois importantes solutions pour rembourser leurs arriérés et assainir leur situation financière. Ces mesures, qui viennent d’être rendues publiques en début de semaine par le ministère des Finances, concernent uniquement la part étatique des prêts. Quant aux arriérés dus aux banques, la situation reste inchangée. Rappelons que les crédits octroyés aux jeunes promoteurs sont répartis à parts égales entre l’Etat et les banques. Désormais, les promoteurs peuvent choisir entre 3 scénarios. D’abord, pour ceux qui veulent régler la totalité de leurs dettes pour solde de tout compte, l’Etat s’engage à abandonner la totalité des intérêts. Par conséquent, le promoteur est appelé à ne régler que le principal de la dette. La deuxième mesure est destinée aux promoteurs qui souhaitent rembourser un minimum de 25% du principal de la part de l’Etat. Dans ce cas, un rééchelonnement sur une durée pouvant aller jusqu’à 12 ans, au taux contractuel, du reliquat de la dette est accordé avec un abandon de 50% des intérêts normaux courus. Cette formule comporte aussi les intérêts sur différé et la totalité des intérêts de retard. Troisième et dernier scénario, les promoteurs qui n’optent pour aucune des deux premières mesures, un rééchelonnement est accordé sur une période n’excédant pas 12 ans, au taux contractuel, avec abandon des intérêts de retard. Ces mesures sont limitées dans le temps puisque, selon le ministère des Finances, elles prendront fin le 30 juin prochain. D’où l’intérêt pour les jeunes promoteurs de se présenter à leurs banques où de contacter l’Union PME qui est le syndicat des jeunes promoteurs en difficulté. L’association a, par ailleurs, constitué un comité composé d’experts, d’avocats et de juristes ayant la charge d’étudier les dossiers et de les transmettre aux banques ou au ministère des Finances. Une permanence est actuellement assurée avec un numéro dédié aux jeunes promoteurs en difficulté (061.43.76.55). Selon Moncef Kettani, président d’Union PME, les solutions proposées par le ministère des Finances est l’aboutissement de quatre années de négociations. Aujourd’hui, 2.000 jeunes promoteurs sont en difficulté financière. Le montant global des arriérés étant de 200 millions de DH. Les trois mesures proposées par le ministère des Finances doivent aider au moins 70% de ces jeunes à remettre sur les rails leurs projets. Le reste étant pratiquement voué à la faillite, est-il indiqué. Selon Kettani, l’idéal serait que les banques mettent aussi la main à la poche en accompagnant l’Etat dans son effort de régularisation de la situation financière des promoteurs. Pour lui, avoir des difficultés financières ne veut pas automatiquement dire être de mauvaise foi. “Certains facteurs inhérents à leur environnement économique pénalisent ces promoteurs”. Kettani fait allusion à l’absence de crédits d’accompagnement, au poids de l’informel, et surtout à la faiblesse du réseau de concertation entre les jeunes promoteurs, l’Etat et les banques.


Menace de prison

Si à la fin des années 90 des milliers d’entreprises étaient annuellement créées par les jeunes promoteurs, ce nombre s’est réduit sensiblement pour atteindre 200 entreprises en 2003, selon Kettani. Les jeunes porteurs de projets commençaient alors à craindre les conséquences d’une aventure qui peut les mener en prison. En effet, le président d’Union PME affirme que deux promoteurs avaient été condamnés à un an de prison ferme. La situation aurait été pire si les centaines de dossiers litigieux soumis par les banques au ministère des Finances passaient chez le percepteur.M. Bk

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