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    Economie Internationale

    Boris Eltsine à Pékin pour obtenir un soutien de la Chine

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · Il cherche le contrepoids d'une puissance face aux violentes condamnations des Occidentaux

    · Les Etats-Unis annulent leur aide alimentaire et le FMI ses versements


    Le Président russe Boris Eltsine s'est envolé hier pour la Chine contre l'avis de ses médecins, pour aller chercher le soutien de Pékin face aux critiques occidentales sur la Tchétchénie.
    Ce "sommet informel" entre M. Eltsine et son homologue Jiang Zemin était prévu de longue date pour la fin de l'année, mais aucun calendrier précis n'avait été fixé.
    Les commentateurs estiment, d'une part, que le Président, âgé de 68 ans, a voulu une nouvelle fois démontrer sa vitalité, alors que les médias russes et ses adversaires politiques le présentent depuis longtemps comme un vieillard fatigué et incapable de gouverner.
    Boris Eltsine, d'autre part, espère trouver en Chine l'appui d'une grande puissance pour faire contrepoids aux condamnations de plus en plus violentes de l'Occident sur la crise tchétchène.
    Pékin semble toute prête à soutenir les Russes: "La Chine comprend et soutient les efforts de la Russie visant à maintenir son unité nationale et son intégrité territoriale", avait déclaré mardi le porte-parole du Ministère chinois des Affaires Etrangères.
    Une source diplomatique russe révèle par ailleurs que MM. Jiang et Eltsine vont débattre "des questions de terrorisme international, des tentatives de provoquer des conflits ethniques et de la participation dans ces conflits de la communauté internationale".

    Les deux leaders, dans leur déclaration commune, pourraient présenter une position commune sur le Kosovo, la Tchétchénie, Taiwan, le Tibet et la région autonome du Xinjiang, ajoute cette source. Sur tous ces dossiers, Pékin et Moscou partagent en effet quelques convictions de base: les mouvements séparatistes doivent être réprimés, la communauté internationale n'a pas à s'ingérer dans ces affaires "strictement intérieures", et les Etats-Unis doivent cesser de jouer le rôle de gendarme du monde.
    Rappelons que l'aviation russe a intensifié ses frappes sur la Tchétchénie mardi et mercredi matin, avec 90 sorties d'avions appuyés par 60 hélicoptères, selon l'état-major russe.
    L'aviation a frappé des positions rebelles à Grozny, Ourous-Martan, à une vingtaine de km au Sud-Ouest de Grozny, à Vedeno, dans le Sud-Est, et dans les gorges de l'Argoun, dans le Sud montagneux.
    Les Russes affirment avoir frappé notamment des blindés, des véhicules et des systèmes de communication des combattants tchétchènes. Des tracts ont également été largués sur les positions tchétchènes.


    Annulation de l'aide américaine


    Les Etats-Unis, qui envisageaient d'octroyer à la Russie un nouveau programme d'aide alimentaire, ont suspendu l'étude de cette question.
    Le Ministère de l'Agriculture a reçu une lettre de l'Ambassade américaine, faisant état de la suspension de l'étude du dossier "pour quelque temps", a précisé le ministre.
    Le durcissement de la position américaine pourrait être lié aux critiques occidentales face aux opérations russes en Tchétchénie.
    Mardi, le Fonds Monétaire International a annoncé qu'il suspendait le versement de ses prêts à la Russie, invoquant des raisons économiques. Mais Moscou a dénoncé des objectifs "politiques" liés aux pressions des membres du G7 face à la guerre en Tchétchénie.
    Selon la lettre du chargé d'Affaires Agricoles à l'Ambassade américaine, Geoffrey Wiggin, citée par le responsable russe, des contraintes budgétaires seraient à l'origine du report de l'examen du dossier d'aide alimentaire.
    La Russie avait demandé fin septembre à Washington un nouveau programme d'aide alimentaire, après ceux accordés à fin 1998 par les Etats-Unis et l'Union Européenne.

    Wissal SEGRAOUI (AFP)

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