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    Courrier des Lecteurs

    Bons du Trésor: Prévisions optimistes chez CFG

    Par L'Economiste | Edition N°:469 Le 23/03/1999 | Partager

    · Poursuite de la baisse des taux

    · Environnement macroéconomique favorable

    · Le marché de la dette privée gagnera en maturité


    Bon potentiel de développement du marché de la dette intérieure, notamment privée, pour cette année. Dans une étude détaillée de CFG (Casablanca Finance Group), les analystes ressortent leurs prévisions optimistes sur ce compartiment du marché en 1999 tout en mettant l'accent sur les facteurs de blocage.
    S'agissant du marché des bons du Trésor, CFG table sur une poursuite de la détente des taux, surtout en ce qui concerne les moyen et long termes.
    "Les indicateurs macroéconomiques devraient rester favorables à la détente: Pas d'accroissement des besoins de refinancement de L'Etat et un déficit structurel entre l'offre et la demande persistant", explique l'étude.
    Rappelons que ces mêmes éléments, ajoutés aux niveaux historiquement bas de l'investissement, avaient aidé à la baisse l'année précédente.
    Les analystes tiennent toutefois à préciser que "cette baisse devrait être de moindre ampleur que celles de 1997 et 1998".
    Les taux du court terme poursuivront leur volatilité cette année sous l'effet des tensions passagères sur le marché monétaire (périodes de remboursement du Trésor, de fêtes et fin de période de réserve monétaire). CFG prévoit une oscillation du taux d'un an dans une fourchette de 6,65 à 6,95%.
    Pour les moyen et long termes, les prévisions se placent à 7,35% pour le 5 ans et 7,8% pour le 10 ans.

    Les maturités supérieures à 10 ans devraient, elles, se situer autour de 8,2%. "Elles gagneraient en liquidité en 1999, comme l'indique la généralisation de l'assimilation pour le 15 ans", souligne l'étude.
    Le scénario prévu par CFG présente cependant deux risques. D'une part, un dérapage budgétaire qui provoquerait une tension sur les taux et, d'autre part, une aggravation du solde des biens de consommation suite au démantèlement douanier. Dans ce dernier cas de figure, les analystes prévoient soit une dévaluation du DH (la moins probable), soit une réinstauration des barrières douanières. En cas de dévaluation, la tension sur les taux risque de monter.
    Cependant, les mêmes problèmes continuent de peser sur ce marché. A leur tête, la non-communication d'un planning des émissions et le poids de l'émetteur dans la fixation du niveau et de la pente de la courbe des taux. A cela s'ajoutent l'illiquidité des maturités courtes et l'absence d'une courbe réelle des taux.
    Du côté de la dette privée, la croissance restera soutenue en 1999 avec de surcroît une progression des émissions. La baisse des taux des bons du Trésor conjuguée à une résistance supérieure des taux débiteurs bancaires devrait, selon la société de bourse, propulser les émissions. Les crédits bancaires seraient ainsi progressivement substitués par des obligations à taux plus bas.

    Yousra MAHFOUD

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