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    Bons de privatisation: 1 milliard de DH à rembourser

    Par L'Economiste | Edition N°:395 Le 08/12/1998 | Partager

    Suspendus de la cote hier lundi 7 décembre, les bons de privatisation auront quitté le marché "sans gand impact", selon des financiers. Durant les dernières séances, des volumes importants ont été échangés. Les petits porteurs vendent au grand bonheur des institutionnels.

    Les bons de privatisation ont tiré leur révérence sur le marché boursier. Ils ont été suspendus de la cote hier.
    A partir du 1er janvier 1998, le Trésor devra donc rembourser aux détenteurs de ces bons 1.029.525.009,7 DH.
    Cette somme correspond à un prix unitaire de 1.272,2 DH pour la première tranche (BDP1) dont les intérêts (8,5%) et 1.239,3 DH pour la seconde. Au total, l'encours actuel des BDP en circulation reste assez conséquent. Il s'élève à 826.030 bons dont 648.947 BDP2. "L'importance de l'encours en circulation témoigne de la non-adéquation de la durée de vie des BDP avec le processus de privatisation", explique un analyste. Il est réconforté par un autre observateur qui indique:
    "Compte tenu des enjeux économiques et politiques qu'englobent des opérations de privatisation d'organismes tels qu'Itissalat Al-Maghrib, la BCP et même la BNDE, il aurait fallu fixer l'échéance au moins à l'horizon 2000".
    A l'approche de l'échéance de remboursement, le Trésor a demandé à tous les dépositaires de déclarer ce qu'ils ont en encours et d'ajuster avec les encours calculés par la SBVC. Cependant, des difficultés ont été relevées. Selon des sources, "le Trésor a du mal à identifier les porteurs de bons". A cet égard, plusieurs réunions auront lieu entre les différents intervenants pour régler ce problème. "Les BDP n'auront finalement pas joué le rôle qui leur était assigné au départ: animer le marché financier ", estiment des analystes. Selon eux, "ils étaient peu liquides (notamment les BDP2) et ne se remuaient que lors des rares privatisations effectuées". Ces bons instaurés par M. Abderrahmane Saaidi, pour accompagner le programme de privatisation et donner, à l'instar du système français, du punch à la bourse locale ont en effet fini par quitter le marché "sans grand impact". Leurs derniers jours en bourse ont été caractérisés par une ruée des investisseurs. Lors de certaines séances, les échanges ont même dépassé la moitié des volumes sur le marché central.
    Ce comportement s'explique par une vente des petits porteurs au profit des institutionnels. "Les petits porteurs ont ainsi réalisé des petites plus-values au grand bonheur des institutionnels qui, vu l'importance des décotes, en ont profité pour ramasser le maximum", explique un analyste. Et d'ajouter: "Les petits porteurs préféraient vendre pour échapper aussi aux taxes prélevés en cas de remboursement". Ce sont les OPCVM qui ont raflé le plus grand nombre de paquets attirés par le taux de rendement.
    En effet, lors de la séance du 2, les BDP1 ont été échangés au cours de 1.227 DH et les BDP2 au cours de 1.207, soit des décotes respectives de 1,9 et 1,31%.
    Selon des analystes, "la décote avec laquelle on traitait les bons lors des dernières séances témoigne de l'inefficacité du marché des taux".

    Yousra MAHFOUD

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