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    Courrier des Lecteurs

    BMCE-Bank réalise des résultats semestriels en forte hausse

    Par L'Economiste | Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    · Un résultat net en croissance de 300%, avec plus-values, et de 22% en exploitation
    · Créances en souffrance couvertes à 100%
    · Ouverture de nouvelles agences

    BMCE-Bank affiche des résultats semestriels probants. C'est ce qui ressort du point de presse organisé le 15 septembre par la banque sous la présidence du directeur général, M. Mamoun Belghiti, en présence des principaux dirigeants de la banque.
    En effet, le résultat net de l'activité Maroc a plus que triplé en atteignant 804 millions de DH, soit une hausse de 300%. Cet accroissement a été notamment obtenu grâce à la plus-value réalisée sur cession des titres. Mais l'essentiel de cette somme provient de la cession de la part de la banque dans le capital du Crédit du Maroc, soit une plus-value de l'ordre de 500 millions de DH. Le résultat brut d'exploitation hors plus-values s'est, pour sa part, accru de 22,2%.
    En filigrane, le résultat net agrégé a enregistré une hausse de 272% au terme du premier semestre. Ce qui témoigne d'une bonne appréciation de la rentabilité financière de la banque. En effet, le ROE s'est établi à 22,14% pour l'activité agrégée et à 24,62% pour l'activité de la banque au Maroc.
    Côté dépôts, BMCE-Bank a enregistré, au niveau de son activité sur le Maroc, une progression de 6,4% avec une part de marché de 14,65%. A noter que cette hausse est en deça de celle réalisée par le système bancaire (7,7%). Reste qu'au terme du mois d'août, la banque a vu le volume de ses dépôts augmenter d'un milliard de DH en l'espace de deux mois. D'ailleurs, la banque n'est pas restée les bras croisés. Elle a opté pour une politique agressive au niveau des comptes chèques et des comptes sur carnet.
    S'agissant des crédits, l'encours de la banque, toujours au niveau de son activité au Maroc, a progressé de 9,6%. Mais la progression de la part de marché de la banque est inférieure à celle du système bancaire, soit 9,55% contre 11,48%. Cette situation s'explique en partie par l'évolution des crédits à court terme qui n'ont augmenté que de 1,62% contre 8,34% pour le système bancaire.
    En revanche, la banque a réalisé des performances plus importantes au niveau des crédits à moyen et long termes avec une hausse de 34,06% contre 21,54% pour le système bancaire. Soulignons au passage que la banque a aussi adopté une politique agressive sur les ressources des particuliers, ce qui s'est traduit par une progression des dépôts en compte chèque de 2 milliards de DH durant ces trois dernières années.
    En ce qui concerne les créances en souffrance, elles ont grimpé à 1,5 milliard de DH. Elles ont ainsi augmenté de 11,4% entre le 30 juin 98 et le 30 juin 99, mais ont reculé par rapport à la fin de l'année dernière. Ces créances constituent 7,6% du volume des crédits, tandis qu'au niveau du système bancaire, elles sont de 9,7%. «Nous avons un taux de couverture de 74,5% des créances en souffrance», observe M. Belghiti. «En y ajoutant les garanties dont nous disposons, nous couvrons à 100% nos créances en souffrance», précise-t-il.
    D'ailleurs, cette catégorie de créances a reculé de 1% depuis la fin de l'année dernière. Le ratio du risque est ainsi passé à 7,60% au lieu de 7,83%. La banque a en outre récupéré 30 millions de DH de ses créances au courant du premier semestre 99.
    Le produit net bancaire (PNB) s'est accru de 9,2% pour l'activité Maroc et de 7,3% pour l'ensemble des activités de la banque pour atteindre 877,2 millions de DH. A rappeler que la structure du PNB s'est modifiée depuis juin 97 par le renforcement de la contribution des commissions nettes. Ces dernières ont vu leur poids grimper de 4,9% en passant à 34,5% au lieu de 29,6%.
    «Côté monétique, la banque est passée du simple au double durant ces deux dernières années», indique le directeur général. Les frais généraux ont été, selon les responsables de la banque, bien maîtrisés. Ils n'ont augmenté que de 2,4% durant la période située entre le 30 juin 98 et juin dernier. Les dirigeants de la banque assurent que cette maîtrise des frais généraux ne s'est pas faite via une compression de l'effectif. «Les départs sont volontaires avec des indemnités conséquentes», affirme M. Belghiti.
    Le coefficient d'exploitation s'est alors replié de 49,3 à 46,2%. Quant au résultat d'exploitation, il s'est accru de 22,2% et le résultat avant impôts de 224,9% à 1,01 milliard de DH. La marge sur intérêt s'est appréciée de 3,6% à 538,5 millions de DH en dépit de la tendance baissière des taux. La marge de trésorerie a connu une évolution similaire en grimpant de 25,1% à 187,5 millions de DH. Ceci est dû notamment à l'amélioration de la situation de trésorerie de la banque. Les dotations aux provisions et amortissements se sont, pour leur part, appréciées de 4,5%.
    Concernant ses perspectives durant le second semestre, la banque compte élargir son réseau via l'ouverture de cinq agences d'ici la fin de l'année. Elle a également pour objectif d'ouvrir en moyenne 10 à 15 agences par an à partir de l'an 2000. «Ce qui permettra de commercialiser tous nos nouveaux produits», souligne M. Belghiti.
    Rappelons que BMCE-Bank s'est renforcée dans le domaine des assurances avec une prise de participation de 17% dans Al Wataniya et 35% dans l'Alliance Africaine, constituant ainsi, avec la RMA, le premier pôle de bancassurance du pays. L'investissement de la banque dans le secteur des assurances s'élève à près de 900 millions de DH. La banque a aussi investi 330 millions de DH dans Medi Telecom, société adjudicataire de la deuxième licence GSM. «De plus, la banque a cédé quinze lignes de participations et a été parmi les fondateurs de Risma pour 15 millions de DH», précise M. Saâd Bendidi, directeur-délégué responsable des participations.
    Par ailleurs, BMCE-Bank envisage de développer davantage sa position dans le créneau des PME et des particuliers. «Ces derniers constituent un créneau rentable et nous serons plus agressifs à ce niveau», déclare le directeur général de la banque. Pour le marché des MRE, où la part de BMCE-Bank ne dépasse guère 4%, Le directeur général en charge de la banque de l'international, M. Mohamed Bennani, explique que des dispositifs sont en place pour se renforcer dans ce créneau.
    Globalement, la banque a amélioré ses résultats nettement plus vite que sa part de marché dans les engagements, ce qui porte à croire qu'un fort mouvement de productivité est en route dans l'établissement.


    Rafik IKRAM

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