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BM: La chasse à la corruption s’est accélérée

Par | Edition N°:2677 Le 20/12/2007 | Partager

. La Stratégie de Wolfowtiz porte ses fruitsLa Banque mondiale (BM) a redoublé d’effort en matière de lutte anti-corruption, particulièrement en interne, pendant la dernière année d’exercice de son ex-président controversé, Paul Wolfowitz. Le Département d’intégrité institutionnelle (INT), entité elle-même critiquée de l’organisation, a fait état mardi d’une hausse de 25% des enquêtes bouclées en 2007 (exercice clos fin juin), par rapport à 2006.Sur les 301 affaires traitées par INT, 149 concernent des projets pilotés par la Banque (un cas de plus qu’en 2006), et 152 des fautes supposées commises par des membres du personnel, un chiffre en hausse de 63% sur un an.Dans une majorité des cas toutefois, les personnels suspectés ont été mis hors de cause, souligne INT, dans son rapport annuel d’activité. Seulement 51 affaires internes ont été jugées fondées. Pour le reste, dans 25 cas, les employés ont été blanchis, 38 plaintes se sont révélées infondées, faute de preuve, et 38 cas ont été transmis à d’autres services. L’activité d’INT a fait l’objet d’un rapport critique d’une commission indépendante dirigée par l’ancien président de la Fed Paul Volcker, qui a recommandé une réforme de ses activités, à laquelle s’est engagée le successeur de Wolfowitz, Robert Zoellick, en fonction depuis juillet. Paul Wolfowitz a démissionné au terme d’une affaire de népotisme. La multiplication des procédures engagées par INT en 2007 s’est accompagnée d’un renforcement des dispositifs anti-corruption, indique le rapport. INT a, en particulier, fait adopter par le conseil d’administration un programme permettant à des entreprises qui se sont compromises d’éviter d’être bannies de tout contrat avec la Banque en avouant, en détails, leur méfaits. C’est également en 2007 qu’a été formellement adoptée la Stratégie anti-corruption de Paul Wolfowtiz, un document plusieurs fois amendé à la demande des pays membres qui y voyaient le socle d’une croisade hyper-active contre la corruption destinée, selon eux, à cacher l’absence de stratégie anti-pauvreté de l’ancien numéro deux du Pentagone, nommé par l’administration Bush.Seules trois entreprises ont été réellement sanctionnées en 2007, détaille le rapport. Deux sociétés ont été reconnues coupables de collusion dans un projet d’aide à la petite enfance et à la maternité en Inde (Nestor Pharmaceuticals, Pure Pharma), et une entreprise de droit allemand a été suspendue pour un projet hydraulique au Lesotho (Lahmeyer International). Dans un texte distinct, Robert Zoellick a tenu à souligner que ce rapport rendait compte de la période précédant son arrivée à la tête de l’institution multinationale. «A l’heure où ce rapport va être imprimé, la BM étudie les recommandations du Panel de révision (présidé par Volcker, ndlr) dont nous espérons qu’il nous conduira à lutter contre la corruption avec encore plus d’efficacité et d’équité», a-t-il souligné.Synthèse L’Economiste

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