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Economie

Blanchiment
De petits montants pour brouiller les pistes

Par L'Economiste | Edition N°:2223 Le 28/02/2006 | Partager

. Pas plus de 150 dollars par transfert électronique. Le phénomène estimé entre 2 et 5% du PIB mondialLe blanchiment d’argent ne connaît pas de limites. Plus l’étau se resserre autour des “blanchisseurs” plus ils innovent. Les nouvelles technologies aidant, le dernier stratagème découvert: le transfert d’argent via les courriers électroniques mais par petites fractions.Lors d’un séminaire international à Casablanca(1), les participants ont pu se rendre compte à quel point la nébuleuse criminelle s’est développée. Un officier de la police européenne (Europol) a indiqué que les tentacules de ce fléau, qui ne date pas d’aujourd’hui, se sont allongées pour toucher pratiquement toutes les formes de criminalité et aussi tous les pays. Le phénomène a pris une ampleur telle, que les institutions financières internationales estiment le montant global de l’argent issu de la criminalité et blanchi entre 2 et 5% du PIB mondial; soit entre 600 et 1.500 milliards de dollars. Des sommes colossales qui échappent à tout contrôle. Du coup, le blanchiment représente une menace directe sur l’intégrité de l’économie en facilitant l’enracinement de la criminalité financière organisée, indique Azzeddine Sabir, directeur des Affaires juridiques à Bank Al-Maghrib.En fait, le blanchiment a trois objectifs. D’abord, il s’agit de présenter directement le gain illicite comme un avoir licite. Ensuite, les “blanchisseurs”, par leur action criminelle, cherchent à attribuer le gain illicite à une opération licite. Et, enfin, ils font en sorte d’intégrer le gain illicite dans une activité licite. Tous les moyens sont alors bons pour “donner une forme légale” à tous les capitaux dont les origines sont illégales. Trafic de drogue, prostitution, proxénétisme, trafic d’oeuvres d’art, cambriolages et braquages, détournements de deniers publics, fraude fiscale. La liste est encore longue des activités criminelles génératrices de profits et de capitaux qui échappent à tout contrôle. Plus grave encore: il a été établi que des capitaux ainsi blanchis sont utilisés pour le financement d’activités terroristes. Directement injectés dans des opérations immobilières à aspect banal, par exemple, ces capitaux vont générer des revenus sous forme de loyers ou de ventes d’appartements, de terrains qui seront versés à des organisations terroristes.C’est pourquoi, aujourd’hui, les gouvernements ont adopté une approche beaucoup plus large dans leurs efforts de lutte contre le blanchiment. En effet, la criminalité organisée, sous toutes ses formes, est désormais prise en compte non seulement dans son aspect pénal mais financier. . Transferts à grande échelleUn expert a relevé que cet aspect a pratiquement toujours été négligé alors qu’il constitue le fond, le coeur du problème. Il ajoute que le phénomène du blanchiment d’argent doit être pris en considération comme une conduite criminelle, une méthode de légalisation de profits douteux, une technique bien développée de se soustraire à tous les contrôles fiscaux. Les polices du monde s’ingénient à “coincer” les criminels. Ces derniers trouvent toujours le moyen de passer entre les mailles de leurs filets. Leurs procédés sont nombreux et chaque jour renouvelés: des planques d’argent dans les parois des camions frigorifiques ou dans les sièges des voitures en passant par les opérations en Bourse, les courses de chevaux, les casinos et autres jeux du hasard. Les “courriers”, c’est-à-dire les gens utilisés pour effectuer les transferts, se déplacent rapidement et demeurent rarement longtemps au même endroit. Les sommes virées par l’intermédiaire des sociétés de transfert électronique de l’argent ne dépassent pas en moyenne les 150 dollars, histoire de ne pas attirer l’attention des services de police financière. Mais ce sont des transferts qui se font à grande échelle et par de nombreuses personnes à la fois. Leurs destinations? tous les pays de la planète avant qu’ils ne convergent vers une contrée déterminée. Entre-temps, l’argent transféré aura changé de main et, peut-être, généré des profits bien légaux. Certes, les Etats ont mis en place des législations et des plans de vigilance pour parer à toute opération douteuse de dépôt de fonds ou de transfert d’argent. Mais, selon les spécialistes de la question, cela ne fait que réduire des effets du blanchiment sans pour autant circonscrire le phénomène dans sa globalité. La coopération internationale s’est intensifiée et des garde-fous ont été installés, mais pas comme il se doit. A titre d’exemple, les plans de vigilance institués dans certains pays ne sont pas tout à fait opérationnels, notamment au niveau des institutions bancaires partagées entre l’impératif de la performance commerciale et l’exercice d’une quelconque suspicion à même de faire fuir le client. Sur quelle base établir en effet une suspicion sur une origine douteuse de fonds versés par un client que le banquier connaît depuis des années?


Le projet de loi marocain devant le Parlement au printemps

Les services internationaux de police financière ont établi que le sud de l’Espagne reste la destination privilégiée pour le blanchiment des capitaux issus d’activités criminelles. De l’Espagne au Maroc, il n’y a qu’un pas, vite franchi par les “maîtres du blanchiment”. Aussi, les autorités marocaines ont-elles instauré un plan de vigilance auquel doivent se soumettre toutes les institutions financières.Quant au projet de loi contre le blanchiment, il est au secrétariat général du gouvernement. Des sources affirment que cette loi sera soumise aux deux chambres du Parlement lors de la prochaine session de printemps.Jamal Eddine HERRADI--------------------------------------------------------------------------------------------(1) Le séminaire était organisé par Polycompétence le 20 février.

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