×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Biodiversité: 800 espèces végétales menacées

Par L'Economiste | Edition N°:2792 Le 05/06/2008 | Partager

. La transhumance comme levier de sauvegarde . Un budget de 10 millions de dollars pour 700.000 ha. Hyène, mouflon à manchette et aigle royal se font rares Au Maroc, 31.000 ha de couvert végétal disparaissent chaque année. Et à en croire l’Office européen des statistiques Eurostat, les efforts déployés pour sauvegarder la faune et la flore restent insuffisants. C’est que 93% des zones humides sont confrontés au phénomène de désertification. Et le signal d’alarme lancé récemment par l’Union européenne est bien fondé. L’on compte ainsi emboîter le pas à l’un des projets les plus en vue, dans ce cadre. Il s’agit du projet de la Conservation de la biodiversité dans le versant sud du Haut-Atlas (CBTHA). Monté depuis juillet 2001 en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et le Fonds de l’environnement mondial (FEM), le projet «Transhumance & Biodiversité» entend préserver le système par le recours à une pratique ancestrale: La transhumance. Sept années après sa mise en œuvre, les résultats restent encore à confirmer. Certains paysans n’ont même pas assimilé le concept. Certes, le budget qui est de l’ordre de 10 millions de dollars ne semble pas répondre suffisamment à la tâche, mais encore faut-il que les initiateurs y remédient à la faveur de subventions et autres fonds parallèles. D’une superficie de 700.000 ha, le site naturel du projet qui s’étend de Boulman Dadès aux abords d’Ouarzazate est peuplé essentiellement de trois grandes tribus: les Imeghranes, les Aït Sedrat et les M’goun. Leur principale activité n’est autre que l’élevage. Pour les 1.200 foyers transhumants que compte cette région, le déplacement dans le site est tributaire en grande partie des aléas du climat.  Ainsi et nonobstant le caractère aride, la région dispose d’une richesse inestimable en flore et faune, ce qui offre une richesse spécifique élevée. L’inventaire fait état de 800 espèces végétales. La zone compte également plusieurs espèces d’intérêt biologique et socio-économique à fort potentiel en plus d’une cinquantaine  de variétés de plantes aromatiques et médicinales. Les facteurs de dégradation de la biodiversité dans cette région sont nombreux. En tête, la sédentarisation de la population qui s’accompagne de la mise en culture des terres. Or, l’agriculture de consommation individuelle signifie également l’absence d’un nombre important d’espèces végétales. Aussi séduisante, soit-elle, cette idée semble paradoxale, dans la mesure où la tendance globale de l’humanité va dans le sens de la sédentarisation. Toutefois, l’élevage pastoral sert largement la préservation de cette biodiversité. Le grand cheptel de 60.000 têtes ovines, 100.000 têtes caprines ainsi que 800 têtes camelines, et même en passant chaque matin à l’assaut contre des parcours déjà ramollis par la sécheresse et la mauvaise exploitation, ne peut nuire aux espèces existantes. Au contraire, les déplacements saisonniers des transhumants permettent à la couverture végétale de retrouver toute sa vitalité. Par ailleurs, le besoin quotidien de cette couverture végétale pour servir de combustible pousse les femmes à couper intensément le bois de feu et à déraciner les plantes. Dans ce contexte, 64% des espèces de la flore existante dans ce site sont menacées de disparition. Ainsi, les plantes qui de par leur nature toxique échappent à l’assaut quotidien du cheptel notamment aux mois de mars et d’avril, telles l’Agaltam ou encore l’Azmrouye de leurs noms scientifiques respectifs l’Adenocarpus Bacque et  le Cytisus purgons, n’ont pas la même chance face aux pioches, aux sapes et haches. Pour la faune, le site recèle de moins en moins de rapaces majestueux, de moins en moins de gypaète barbu, l’aigle royal ainsi que le mouflon à manchette sont devenus, à leur tour, très discrets. Quant à l’hyène et le caracal, elles sont, tout simplement, introuvables dans le site. Ali RACHDI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc