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Economie

Biocarburants: Le prix à payer

Par L'Economiste | Edition N°:2643 Le 01/11/2007 | Partager

. Part dans le transport mondial multipliée par 6 à l’horizon 2020. Brésil, Etats-Unis et UE en première ligne. Le Jatropha de l’OCP prendra-t-il?Jatropha, Pongamia… des variétés de plantes qui sonnent exotiques à nos oreilles. Ailleurs, ces noms sont pleins de promesses pour les chercheurs en biocarburant.Cette énergie verte a le vent en poupe. C’est que le contexte s’y prête. Un baril de pétrole qui peine à se stabiliser (93$ US à fin octobre). Des débats sur le réchauffement planétaire qui se multiplient. La cote du biocarburant ne peut que monter. «D’importants débouchés qui s’accompagnent toutefois de risques», constate, pour sa part, la Banque mondiale dans son dernier rapport sur «le développement dans le monde».Des débouchés, le biocarburant en a certainement. Preuve en est les 40 milliards de litres d’éthanol et les 6,5 milliards de litres de biodiesel produits en 2006. Ou encore, le choix du Brésil d’utiliser la moitié de ses cannes à sucre pour produire de l’éthanol. Le pays a choisi de rendre obligatoire l’utilisation du carburant à base de cette plante. Même l’OCP étudie la possibilité de cultiver, sous nos latitudes, le Jatropha Curcas. Une variété de plante dont l’huile pourra alimenter, après traitement, les moteurs de nos voitures (cf. www.leconomiste.com). Plus que l’huile, celles-ci finiront par se convertir au biocarburant. Puisque, à l’horizon 2020, la part des carburants alternatifs dans le transport mondial sera multipliée par 6, selon la Banque mondiale. Pour leur part, les gouvernements soutiennent activement les carburants verts. Ce soutien se décline en mesures d’aide à la consommation et à la production. Les Etats-Unis mettent en vigueur plus de 200 de ces mesures, pour un coût de 7,3 milliards de dollars US. Pour autant, cette tendance au tout biocarburant inquiète. Dans son rapport, la Banque mondiale révèle que «la plupart des programmes de biocarburant ont un coût social et environnemental». En effet, l’engouement pour les carburants alternatifs a poussé à la hausse des prix des matières premières. L’exemple le plus flagrant est celui du maïs. Son cours a augmenté de 60% entre 2005 et 2007. Notamment sous l’effet des mesures de soutien des Etats-Unis au carburant vert. Toutefois, «à moins d’une nouvelle envolée des prix de l’énergie, le cours des matières premières devrait ralentir à long terme», estiment les auteurs du rapport. En effet, les agriculteurs réagiront à l’élévation des cours en augmentant les surfaces cultivées et l’offre. Parallèlement, la hausse des cours entraînera une baisse de la demande en matières premières, car la production de biocarburant deviendra moins rentable du fait de ces prix élevés, est-il expliqué.. Alimenter ou carburer?Le succès grandissant des carburants alternatifs soulève également la problématique de l’arbitrage entre usage alimentaire ou énergétique des récoltes agricoles. Et lorsqu’on sait qu’un 4x4 consomme, en un plein de biocarburant, autant de céréales qu’une personne en un an, la question prend tout son sens. Pour l’heure, la vigilance est à porter sur les populations pauvres. Ces dernières, au vu de leurs habitudes alimentaires, auront le plus à pâtir de la flambée des matières premières agricoles.Le risque rattaché aux biocarburants n’est toutefois pas absolu. En effet, il sera possible à l’avenir d’utiliser les seuls déchets agricoles et forestiers pour produire du biocarburant. La tension sur les produits agricoles devrait en être réduite. Seulement, les technologies de seconde génération qui permettent cela «ne sont pas encore viables commercialement et ne le seront pas avant plusieurs années», selon la Banque mondiale. Sans compter que le problème de partage des terres et de l’eau entre cultures alimentaires et biocarburants demeurera.En fait, le contexte national doit être pris en considération avant de se convertir aux biocarburants. Négligeant cet aspect, plusieurs pays s’engagent dans des programmes qui sont économiquement et socialement peu efficaces. A titre d’exemple, la conversion de 30% de la production de maïs américaine à un usage énergétique, à l’horizon 2010, ne subviendrait qu’à 8% de la consommation d’essence du pays. De même, dans l’UE, des déforestations, préalables à la mise en culture de plantes biocarburantes, annulent pendant des décennies les bienfaits en termes de réduction de gaz à effet de serre. Qui devrait donc se mettre aux énergies alternatives? La Banque mondiale préconise cette conversion pour «les pays enclavés importateurs de pétrole qui pourraient devenir de bons producteurs de canne à sucre». Réda HARMAK

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