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    Economie

    Bilan plan quinquennal 2000-2004
    La pauvreté recule, les écarts se creusent

    Par L'Economiste | Edition N°:1984 Le 23/03/2005 | Partager

    . Ville/campagne: Course inégale. La qualité des soins se dégrade. Le microcrédit, une bonne soupapeQu’a fait le Maroc en cinq ans sur le plan sanitaire et social? Le Haut-commissariat au Plan (HCP), qui a établi un rapport d’une centaine de pages sur l’évaluation du plan quinquennal 2000-2004 (www.leconomiste.com), parle d’amélioration notable. La mortalité infantile a chuté de 57 pour mille en 1988/1992 à 40 en 1999/2003. La mortalité juvénile a également reculé au cours de la même période de 20 à 7 pour mille. Quant à l’espérance de vie, elle est passée de 68,8 ans en 1997 à 70,5 ans en 2003.Le rapport souligne en outre que «des efforts importants ont été réalisés en matière d’offre de soins de santé». L’effectif des médecins va crescendo: ils étaient 16.387 en 2003 contre 9.922 en 1997. Le nombre d’hôpitaux est passé, lui, de 107 à 127 pour la même période. Même la capacité hospitalière s’est améliorée de 479 lits pour en atteindre 26.257. L’effort a surtout porté sur les établissements de soins de santé de base (ESSB) dont le nombre a progressé de 26% entre 1997 et 2003. Ceci a permis, explique le HCP, de réviser le ratio «nombre d’habitants par ESSB» de 14.012 en 1997 à 12.241 en 2003. En milieu rural, et pour la même période, ce ratio est passé de 9.225 à 7.041.Néanmoins, l’effort consenti s’accompagne d’une dégradation de la qualité des soins, surtout dans les campagnes, fait remarquer le HCP. La raison? Le manque de personnel de santé dans les structures de soins: en 2004, 218 ESSB ne sont pas encore fonctionnels par manque de personnel médical et paramédical… En effet, le taux d’encadrement médical de la population reste en deçà de celui des pays comparables: de 6 à 7 médecins pour 10.000 habitants. Si l’on en juge par le niveau élevé de la mortalité maternelle (dont le taux est évalué en 1995-2003 à 227 décès pour 100.000 naissances), le rendement du système sanitaire demeure modeste.Concernant la lutte contre la pauvreté, le plan 2000-2004 s’est fixé pour objectif de réduire les inégalités sociales mais sans fixer de valeurs. Ceci devait se traduire par une atténuation des écarts, essentiellement en termes de niveau de vie et d’accès aux services sociaux de base. Les conclusions du HCP montrent à contrario que, dans le domaine des niveaux de vie, la consommation des ménages n’a progressé que de 1,7% par an au lieu des 2,4% fixés par le plan. Ceci en raison d’une croissance économique modérée.De 1999 à 2001, la moitié des ménages les moins aisés ont vu leur part stagner dans la masse globale des dépenses à 24,4%. Pareil pour la part des 10% les plus pauvres qui s’est stabilisée au même niveau qu’en 1999, soit 2,5%. A l’inverse, celle des 10% les plus aisés a augmenté de 28,8 à 29,7% sur la même période.Les auteurs du rapport indiquent par ailleurs que les programmes d’allègement de la pauvreté se sont traduits par la poursuite du premier programme des priorités sociales (BAJ1) dont le contenu devait, selon le plan, être renforcé. Les programmes sectoriels spécifiques, tels le programme d’approvisionnement groupé en eau potable des populations rurales (PAGER), le programme d’électrification rurale global (PERG) et le programme national des routes rurales (PNRR) ont également été poursuivis. L’examen du bilan des réalisations du BAJ1 révèle un accroissement des niveaux de scolarisation, notamment pour les filles en milieu rural et l’amélioration de la couverture en établissements de soins de santé de base. Ce programme a aussi permis la création d’opportunités d’emplois et de revenus supplémentaires dans les zones bénéficiaires. Mais pour quel niveau de vie?Les microcrédits pour leur part, «ont constitué un outil de lutte contre la pauvreté et d’intégration des couches vulnérables de la population dans le processus de développement». Actuellement, le secteur compte une douzaine d’intervenants qui ont distribué des prêts d’un montant supérieur à 1,1 milliard de dirhams, au bénéfice de 300.000 clients, dont 70% de femmes, affirme le HCP.Les effets de l’ensemble de ces réalisations se sont traduits par un recul significatif du taux de pauvreté qui est passé de 17,3% en 1999 à 13,7% en 2001. Cependant, ces réalisations n’avantagent pas dans les mêmes proportions les zones urbaines et rurales. Le recul de l’incidence de la pauvreté est plus significatif en ville (de 10,5% en 1999, elle est tombée à 6,3% en 2000-2001) qu’à la campagne (de 25,2 à 23,1%). Selon les conclusions du rapport, l’écart entre les taux de pauvreté urbain et rural tend à se creuser. Il passe de 2,3 fois en 1984/1985 à 3,7 en 2000/2001 pour la «pauvreté relative1», et de 2,6 à 4,8 fois respectivement pour la «pauvreté absolue». Rappelons que la réduction de la pauvreté est tributaire de la diffusion de l’alphabétisation et de l’accès effectif des ménages à l’eau, à la santé, à l’électricité et à la route. «L’avantage tiré des équipements publics par les populations demeure proportionnel à leur niveau de vie», explique le HCP. En l’absence d’un réel dispositif de ciblage, note-t-il, le développement social s’avère insuffisant dans la lutte contre la pauvreté. C.P----------------------------------------------------------------------(1) Pauvreté relative: pauvreté définie selon des normes qui peuvent varier d’un pays à l’autre ou dans le temps. Pauvreté absolue: pauvreté définie par une norme fixe. Par exemple, le seuil international de pauvreté est fixé à un dollar par jour.

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