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Bilan économique d’El Fassi
L’agriculture, le plus gros du travail

Par L'Economiste | Edition N°:2883 Le 17/10/2008 | Partager

. Tous les espoirs dans le plan Maroc vert. La compensation, boulet du gouvernement . Le social, 5e roue du carrosse Voilà un an, jour pour jour, le 15 octobre 2007, que le gouvernement formé par Abbas El Fassi prenait ses fonctions. Comment a évolué l’économie marocaine pendant ces 12 mois de règne El Fassi?Le bilan économique et social dressé par les services de la Primature tente, tant bien que mal, de répondre à cette interrogation. Pour remettre les choses dans leur contexte, les auteurs du document rappellent les initiatives de réforme entreprises par le gouvernement ainsi que la mise en application de nombreux engagements de la politique générale. Au rang de ce que les rédacteurs de ce bilan appellent «grandes initiatives de réforme» figurent le plan d’urgence de réforme du système de l’éducation/formation, visant à réhabiliter l’école publique, le plan Maroc vert pour la modernisation du secteur national de l’agriculture, le plan national de gestion du secteur de l’énergie ainsi qu’une stratégie nationale de développement du secteur de la santé. En soi, toutes ces grandes initiatives sont louables. Et que «n’importe quel gouvernement à la place de celui-ci aurait ouvert ces chantiers-là», relativise-t-on dans le camp de l’opposition. Mieux, «le bilan d’une action ne consiste pas à énumérer les initiatives, aussi louables soient-elles, mais à dresser une évaluation comptable de celles-ci», renchérit ce professeur d’économie à l’Université Hassan II de Casablanca. Du côté de la Primature, au-delà de l’obligation de s’inspirer de la politique générale, l’urgence de l’heure est plutôt de réussir à «faire face aux contraintes inhérentes à une conjoncture économique difficile, marquée par la hausse des prix des matières premières et des hydrocarbures». A ce sujet, le bilan est plutôt positif, même si la méthode manque d’inspiration. Le budget alloué à la compensation, via un «système d’assistanat aveugle», a atteint 36 milliards de DH cette année. La loi de Finances 2009 consacrera 29 milliards à la compensation, soit l’équivalent de 4% du PIB. En plus des 6,12 milliards d’arriérés de l’exercice en cours, soit un total de 35,12 milliards de DH. Tout compte fait, rien ne différenciera cet exercice de celui de l’année prochaine. Le gouvernement El Fassi n’en a cure. L’importance est de «soutenir le pouvoir d’achat des citoyens», en mettant à contribution la Caisse de compensation. Bien sûr, une sorte de réformette est toujours en cours pour orienter le bénéfice de la compensation vers les populations cibles. Le bilan de la Primature ne pipe mot sur l’état d’avancement de ce dossier. Le reste? Poursuivre l’investissement contre vents et marées. Plus de 44,8 milliards de DH d’investissement public des 132 milliards, hors crédits reportés, seront financés par le budget de l’Etat. Le dernier rapport du FMI sur notre politique économique mettrait n’importe quel gouvernement en confiance. «L’économie du Maroc est plus diversifiée, ses finances publiques plus solides et le secteur financier plus sain, plaçant le pays en position favorable pour poursuivre ses progrès en dépit d’une conjoncture économique et financière mondiale défavorable. Avec une croissance qui devrait rester forte et une position extérieure solide, les perspectives sont encourageantes». Voilà qui conforte le gouvernement dans ses initiatives, au plan économique surtout. Selon les projections du gouvernement, la campagne agricole en cours s’annonce «sous de meilleurs auspices». Il en veut pour preuve l’augmentation, selon le HCP, de la valeur ajoutée agricole, en volume de 11,2% à fin juin, contre une baisse de 21,6% en 2007. Mais rien ne permet aujourd’hui de se faire une idée précise de la déclinaison concrète du plan Maroc vert. Déjà que dans son bilan, le gouvernement rappelle que celui-ci est «en passe d’être décliné au niveau des régions, dans le cadre de plans régionaux prévoyant des contrats-programmes à finaliser et signer avant fin 2008». Plus que deux mois pour en avoir le cœur net. A ce jour, le seul projet acté est le retour de l’OCP à son activité de distributeur d’engrais. Toutefois, on ne saura pas pourquoi l’Office s’en était séparé. Le gros du livrable du gouvernement a plutôt allure de rappel de la stratégie agricole nationale, qui «accorde un intérêt particulier à la vocation exportatrice du pays en matière d’agrumes et primeurs». On y rappelle également l’objectif de croissance de 7% pour la production des agrumes au travers le plan vert. Ou encore la volonté de porter la prime d’investissement de 7.800 DH actuellement à 12.000 et de la prorogation, jusqu’à fin 2013, du régime fiscal agricole en vigueur. Au compte du gouvernement, le succès de l’opération de partenariat public-privé autour des terres de la Sodea/Sogeta dont la 2e tranche a permis la création de 92 petits et moyens projets, 38 grands projets filières et 11 projets semences. Le maintien de la croissance pour le secteur du tourisme, la sécurisation de l’approvisionnement en énergie, la diversification de ses sources et la mise en place d’une politique d’efficacité énergétique, le renforcement de la politique des grands chantiers d’infrastructures… apparaissent encore comme à l’état de projets au beau milieu de ce bilan économique très agricole.


Que de chantiers dans le pipe

Le social n’a fait l’objet que de deux rounds de négociations. La revalorisation du Smig de 5% laisse un goût amer. Depuis juin dernier (accord-cadre) plus aucun mot sur la mise en œuvre du plan Ibhar de mise à niveau et de modernisation du secteur de la pêche. Les objectifs du tourisme, au travers la Vision 2010, ont été reconsidérés (cf.www.leconomiste.com), bien que les recettes ne soient pas encore affectées. L’élan retrouvé dans les grands chantiers d’infrastructures n’est pas près de retomber. Plus de 111 milliards de DH y seront consacrés, au titre des engagements de l’Etat et de la coopération internationale. Les autoroutes, les routes, les rails, les aéroports et ports se taillent la part du lion. Côté énergie, l’accent est mis sur la sécurité de l’approvisionnement, la diversification des sources et l’efficacité énergétique. En attendant d’y voir plus clair, on nous ressert le plan d’équipement électrique prévoyant plusieurs centrales électriques fonctionnant à l’énergie éolienne, solaire, au gaz, au charbon et au fioul.Bachir THIAM

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