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    Bilan de la privatisation via la Bourse : L'épargnant fait de plus en plus confiance à la Bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:181 Le 25/05/1995 | Partager

    Les privatisation auront aidé à la Bourse des Valeurs d'enregistrer une bonne croissance. Le transfert des entreprises et banques au secteur privé a servi à animer le marché boursier dans le cadre du développement d'un actionnariat populaire.


    Les résultats des différents placements en bourse ont mis en relief ce que les analystes pressentaient: une importante épargne existe et est prête à être mobilisée. Pour le ministre de la Privatisation délégué auprès du Premier ministre chargé des Etablissements d'Etat, M. Abderrahmane Saaïdi, l'intérêt suscité par la privatisation auprès des épargnants "n'est ni plus ni moins que la modernisation de l'économie marocaine qui se fait".
    Les recettes de la privatisation ont atteint 3,7 milliards de DH en 1994 contre 2,2 en 1993. Le chiffre d'affaires par séance boursière est passé de 0,5 million de DH en 1980 à 28,8 millions en 1994. A travers la Bourse des Valeurs, il est relevé 95.000 souscripteurs (sans BMCE Général Tire). Plus de 1.100 salariés sont devenus actionnaires de leurs sociétés, 63,74% de la recette cumulée de la privatisation provient des marocains, 36,26% provient des étrangers.
    Le point sur les différentes opérations de privatisation via la Bourse des Valeurs de Casablanca (BVC).
    ·La CTM-LN: Première opération de privatisation grand public, les actions CTM ont provoqué un véritable rush des petits épargnants. Plus de 11.000 actionnaires ont demandé quatre fois le nombre d'actions disponibles.

    Le jeu de l'octroi de plancher


    Ce sont les personnes physiques qui ont fait le marché: 99% des souscripteurs sont des personnes physiques ayant formé 90% de la masse totale des demandes. Après le jeu de l'octroi du plancher et de la règle du prorata, ces personnes physiques détiennent donc 95% de la partie du capital de la CTM mise en bourse.
    La cession en bourse a rapporté 94,3 millions de DH. Un consortium d'institutions financières marocaines a payé 111,6 millions de DH pour constituer l'actionnaire de référence et assurer la gestion.
    ·La CIOR: L'engouement suscité par l'action CIOR a dépassé les attentes les plus optimistes. Seul 25% du capital a été mis dans le public. La première phase de cession a concerné la vente directe au groupe Holderbank de 51% du capital.
    Sur le terrain, 16.241 souscripteurs ont demandé 5.505.613 actions. La souscription pour la tranche nationale a atteint 7 fois les actions proposées, le rapport pour la tranche internationale est de 2 fois et demie. Au départ, l'opération portait sur 1.052.500 actions de la société CIOR représentant 25% du capital. La tranche nationale devait absorber 17% et l'internationale concerner les 8% restants.

    Cependant, ce montage a été remanié sur décision gouvernementale. La souscription ayant atteint globalement 6 fois le volume proposé, décision a été prise d'augmenter le volume des actions à attribuer à 1.431.400. Le volume additionnel représente 9% du capital. Le taux de répartition est respectivement de 13,50% pour la tranche nationale et 43,21% pour la tranche internationale. ·La SOFAC: La cession de la part Sofac réservée à la bourse a concerné près de 20% du capital. Les 137.775 actions ont été réparties sur les 15.158 souscripteurs (autant que pour la CIOR) à raison de 9 actions chacun. Les 15.000 souscripteurs pour l'action Sofac sont essentiellement de petits épargnants à revenu intermédiaire (le placement maximum possible était de 29.000 DH). Le placement réel est de 2.610 DH. La faible quantité mise en vente et le fait que la Sofac soit déjà cotée en bourse ont incité le Ministère de la Privatisation à limiter sa communication. La fourchette réduite (10 actions minimum et 100 actions maximum) avait pour but à la fois de limiter le nombre de souscripteurs en désintéressant les "grands" et les institutionnels, mais aussi de réserver l'opération à la petite épargne pour l'intéresser aux investissements en bourse.

    L'épargnant change de comportement


    ·La SNI: C'était la bonne affaire de l'automne 1994. Au départ, le succès était presque trop grand: face à la ruée sur l'introduction en bourse des 16% des actions de la holding, les services bancaires ont été débordés et il y a eu du cafouillage (doubles souscriptions et souscriptions sans mandat). Après investigation, le Ministère de la Privatisation a procédé à l'annulation de 4.455 souscriptions irrégulières correspondant à 725.543 actions demandées. En définitive, 7.456.924 demandes, émanant de 45.758 souscripteurs, ont été validées. Globalement, ce sont 1.203.678 actions, soit 15,63% du capital de la SNI, qui ont été cédées au public.
    ·La BMCE: La cession par voie boursière des titres BMCE a concerné 14,01% du capital de la banque. A la clôture des souscriptions, le nombre de titres demandés émanant de la première catégorie a atteint 8.484.204, soit 7 fois plus que l'offre fixée à 1.120.800. Globalement, 51.480 souscripteurs, personnes physiques et morales, ont sollicité les titres mis sur le marché à 325 DH l'unité. Le titre BMCE n'est pas considéré comme une valeur destinée au public. De toute manière, le rush prouve que l'épargnant change progressivement de comportement et fait de plus en plus confiance à la Bourse. Depuis les différentes opérations de privatisation via la Bourse, celle de la BMCE confirme l'engouement. La privatisation complète de la banque vient d'être achevée par la cession de 26% des actions proposées par voie d'appel d'offres.

    Meriem OUDGHIRI

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