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    Courrier des Lecteurs

    Bilan de la Bourse 1994 : Un marché en croissance mais encore très étroit

    Par L'Economiste | Edition N°:166 Le 09/02/1995 | Partager

    La Bourse des Valeurs a repris de la vigueur ces cinq dernières années. La capitalisation boursière a fait un bond considérable pour atteindre 38 milliards de Dirhams en 1994. Cependant, le marché est insuffisamment alimenté en titres et reste peu liquide.

    Sortie d'une longue période de quasi-inertie, la Bourse des Valeurs de Casablanca maintient le cap de la croissance, dopée par la privatisation et les fonds d'investissement étrangers. Au terme de l'année 1994, une période marquée par l'entrée de Soros dans le marché, l'indice moyen général s'est bonifié de 23,3%, à 316,34. La capitalisation boursière a atteint un peu plus de 38 milliard de Dirhams, en progression de 48,63% par rapport à l'année précédente. Le volume des transactions est passé de 4,8 milliards en 1993 à 8,6, soit une croissance de plus de 77%. Les échanges sur les titres des sociétés cotées atteignent 7,2 milliards, soit 8,3% du marché. Le reste est partagé entre Fonds d'Etat et Obligations qui représentent le volume le plus important avec 1,4 milliard de Dirhams, les pièces d'or, les actions rompues, les actions hors-cote et hors-tout. La moyenne quotidienne des transactions s'est fixée à 344 millions de Dirhams, s'accroissant de 75, 44% pour un nombre total de 251 séances au lieu de 248 pour l'année précédente.

    Les cessions directes dominent

    Le marché des cessions directes continue de concentrer l'essentiel des échanges. 73,5% du volume des transactions sur les actions est réalisé sur ce compartiment.

    Malgré le nombre assez important de sociétés cotées, les échanges ne portent que sur un petit nombre de valeurs. Les 12 premières valeurs en volume, marché officiel et cessions directs réunis, représentent 6,4 milliards de Dirhams, soit 86% des transactions en actions. La SNI s'est installée en première ligne avec un montant de 1,4 milliard de Dirhams. Cette position s'explique pour l'essentiel, abstraction faite de l'OPV (Offre Publique de Vente), par les opérations de spéculation qui ont précédé la privatisation de la société. Elle est suivie de l'ONA (1,3 milliard de DH), de l'ONA 2L J 01.07.94 (1,2 milliard), de Wafabank (813 millions) et de la BCM (781 millions). Viennent ensuite la Financière Diwan, la CIOR, la BMCI, la CTM-LN, Sofac-Crédit 2L J 01.01.94, le CIH et la CGE (Alcatel Alsthom Maroc).

    En nombre de titres (marché officiel et cessions directes), la SNI, l'ONA et la Financière Diwan se placent en tête avec respectivement 1,9, 1,6 et 1,2 million de titres. Pour l'ONA 2L J 01.07.94 et Wafabank, il a été échangé un peu plus de 1,1 million de titres pour chaque valeur. La CIOR atteint 613.666 titres tandis que la BMCI s'est fixé à 576.457. Pour le reste, la CTM-LN totalise 304.260 titres, la BNDE 294.392, le CIH 258.548 et SOFAC-Crédit 2L J 01.01.94 255.733. Globalement, les 12 premières valeurs représentent 90% du total de titres traités et un volume de 6,4 milliards de Dirhams.

    Un marché étroit

    Aussi bien pour le volume des transactions que pour les titres échangés, un petit nombre de société concentrent l'essentiel de l'activité boursière, d'où la taille très réduite du marché. A ce titre, il est souligné que l'alimentation en papiers demeure très faible. Outre le fait qu'une partie importante des détenteurs de titres choisissent de ne pas les mettre sur le marché, les grandes société privées, les groupes familiaux en particulier, continuent d'ignorer la bourse ou plus directement préfèrent ne pas ouvrir leur capital au public afin de garder leur indépendance. Pour 1994, aucune société n'a été introduite, alors que quatre ont été radiées. La privatisation fait figure, pour l'instant, de principal fournisseur de papier. Selon les intermédiaires en bourse, cet assèchement constituent un blocage pour la croissance de la Bourse. Dans ce registre, il est noté que les demandes des fonds d'investissement étrangers qui ont réservé d'importantes ressources pour le Maroc sont quasiment insatisfaites. Par conséquent, certains d'entre eux risquent de se détourner du marché pour des concurrents plus dynamiques.

    Un élément de taille à souligner, la Bourse des Valeurs de Casablanca reste encore peu liquide. La vitesse de circulation (CA/capitalisation boursière) a été de 22,71% en 1994 contre 19,01 l'année précédente. Par rapport à 1991 et 1992, une amélioration assez sensible est observée. La vitesse de circulation enregistrée sur ces deux périodes était de 9,29 et 6,20%.

    Autre point à mettre en relief : 38 sociétés ont distribué des dividendes pour un montant de 877,8 millions de Dirhams. Elles représentent une capitalisation boursière d'un peu plus de 32 milliards de Dirhams.

    A relever également que le rendement moyen général a reculé de 25,84% passant de 3,43 en 1993 à 2,54. Quant au rendement général, il a régressé de 15,43% par rapport à 1993, se fixant à 14,22% contre 16,82 une année plus tôt.

    A.D.N.

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