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    Bijoux en or: La famille El Hajouji jusqu'au bout de sa passion

    Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

    Le groupe Passion mise 50 millions de DH dans la production industrielle de bijoux en or. Avec cet investissement, le groupe veut mettre sur le marché des produits haut de gamme à des prix compétitifs.


    Solitaires, chaînes, bra-celetsles produits Oro-Mécanica, une nouvelle usine de production industrielle de bijoux, appartenant au groupe Passion, sont sur le marché depuis le début de l'année. Installée dans la zone industrielle de Sidi Maârouf à Casablanca, l'usine sera inaugurée en juillet prochain. Pour l'heure, l'entreprise est en train de préparer sa campagne institution-nelle.
    La production a démarré en août dernier, mais à faible volume. «Nous étions plutôt en phase de test des machines», indique M. Ali Sekkat, directeur marketing. Au rythme de croisière, Oro-Mécanica produira quotidiennement une dizaine de kilos d'or contre «quelques-uns actuellement».
    L'usine est spécialisée dans la production industrielle de bijoux «haut de gamme» exclusivement en or. Si la production est industrielle, pour l'assemblage et la finition, le travail reste entièrement artisanal, précise M. Sekkat.

    Et d'ajouter, «nous disposons de milliers de références et de différents modèles».
    Parmi ses structures, Oro-Mécanica compte un département recherche & développement qui est subdivisé en deux groupes. Le premier a pour objectif de concevoir des produits qui consacrent les tendances et les modes internationales. Le second groupe a pour tâche de moderniser le bijou traditionnel et lui donner un nouveau look. Ce département sera renforcé bientôt par le recrutement de nouveaux stylistes.
    L'usine est organisée selon les phases de travail du bijou. Sur quatre étages et 5.200 mètres carrés, Oro-mécanica compte plusieurs départements, notamment celui de la microfusion, du creux, de la chaîne, de l'estampillage et de la taille de pierre. Pour cette dernière structure, l'entreprise compte parmi ses effectifs actuellement une centaine d'artisans thaïlandais spécialisés dans la taille et le sertissage. A côté de ces cellules, Oro-Mécanica dispose d'un show-room, d'un Département Vente en Gros ainsi que d'un Département Marketing et Formation.

    Nouvelle boutique


    Ce dernier compte actuellement une vingtaine d'artisans-bijoutiers en apprentissage. Ceux-ci passent par toute les phases de travail du bijou. Parmi ces apprentis, quelques-uns sont envoyés en formation complémentaire en Italie. Au bout de leur formation, certains sont repris par Oro-Mécanica. Les autres pourront être placés chez des bijoutiers.
    Dans sa stratégie commerciale, l'entreprise privilégie les grossistes. Pour répondre à la demande de bijoutiers qui ne sont pas touchés par les distributeurs, le groupe Passion vient d'ouvrir une boutique à la Galerie Ben Omar à Casablanca. Celle-ci fait office de «grossisterie». Elle fournira uniquement les bijoutiers. En outre, Oro-Mécanica se prépare pour le marché à l'export qu'elle attaquera à partir de l'année prochaine.
    Le directeur marketing de l'entre-prise refuse de dévoiler la stratégie de prix. Mais, il revendique les prix les moins chers du marché. Les nouvelles techniques industrielles développées par Oro-Mécanica, notamment, le travail du creux qui nécessite moins d'or, permettent de pratiquer des prix jugés compétitifs.


    Carte de visite



    Oro-Mécanica, dont l'investissement s'élève à 50 millions de DH, appartient au groupe Passion de la famille El Hajouji.
    Le capital est de 20 millions de DH. Entre la date de constitution de la société, il y a deux ans et aujourd'hui, le capital est passé de 5 à 20 millions de DH. La matière première, des lingots d'or, est importée d'Europe. La passion pour l'or de la famille El Hajouji a commencé dans une boutique du traditionnel quartier commercial Bab Marrakech à Casablanca il y a une trentaine d'années. Aujourd'hui, la famille est à la tête de plusieurs boutiques de bijouterie portant l'enseigne Passion à Casablanca et Agadir.

    Malika EL JOUHARI

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