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    Biens d'équipement : : Une PME française délocalise le matériel d'emballage

    Par L'Economiste | Edition N°:71 Le 18/03/1993 | Partager

    Mohammédia devrait accueillir prochainement une unité de fabrication de matériels de conditionnement et d'emballage. Tecorep, une société versée dans ce créneau, a été créée à cet effet. M. René Poughon, son initiateur, déjà primé à Exiflor, entend apporter son expérience.

    Deux fois lauréat du prix Exiflor de la "meilleure innovation technique" par l'intermédiaire de BETC Diffusion, (société française de fabrication de matériels d'emballage et de conditionnement), M. René Poughon entend transférer son métier au Maroc. Pour ce faire, il vient de fonder Tecorep, une SARL spécialisée dans ce créneau. Cette entité sera opérationnelle au courant du mois d'Avril, annonce le directeur. Du coup, le capital initial de 80.000 Dirhams devrait progressivement être augmenté pour répondre aux normes de croissance de la société.

    Une société innovatrice

    Une idée en gestation depuis quelques années vient donc d'être conceptualisée. Cependant, la société devrait évoluer graduellement. Démarche adoptée: un service après-vente est en train d'être mis en place. L'usine de fabrication entrera ensuite en activité d'ici la fin de l'année, indique M. Poughon. Elle devra construire dans un premier temps une machine semi-automatique pour le conditionnement des fleurs, en particulier celle primée à Exiflor et une autre destinée à l'ensachage de la farine.

    Pour l'heure, le projet est I en cours de finalisation. Les investissements prévisionnels sont de l'ordre d'un million de Dirhams. L'usine sera installée à Mohammédia où la société a déjà élu domicile.

    Tecorep se présente comme une structure versée dans l'innovation. D'ailleurs, les distinctions recueillies à Exiflor confirment la démarche adoptée par M. Poughon qui se garde "de fabriquer ce qui existe déjà".

    L'initiateur de Tecorep a déjà capitalisé une expérience importante dans l'installation des stations d'emballage et de conditionnement de tous les produits liquides et solides, notamment dans le domaine de l'agriculture. Cependant, il ne se montre pas prétentieux. Il retient ainsi pour Tecorep, comme il l'a toujours pratiqué, de faire appel à la sous-traitance locale et étrangère si le besoin s'impose.

    Un plus qui fait vendre

    L'expérience marocaine de M. Poughon est loin de se limiter aux participations à Exiflor. Sa société française est commercialement présente sur le marché depuis plusieurs années, ce qui explique d'ailleurs l'installation préalable d'une structure de service après-vente. Outre les Domaines Royaux, l'initiateur de Tecorep a déjà fourni des équipements à de gros producteurs locaux de fleurs et d'agrumes.

    Pour le directeur de Tecorep qui a acquis un "oeil d'agriculteur" de par le contact poursuivi avec la profession, la qualité de la production marocaine est bonne.

    Cependant, c'est la qualité de la présentation qui fait parfois défaut. En effet, la bataille sur les marchés internationaux s'est déplacée sur le marketing. La production est en train de s'uniformiser. Vendre devient maintenant le problème crucial. Il est alors nécessaire de se démarquer de la concurrence en présentant un produit différencié. L'aspect visuel revêt alors une grande importance dans la décision d'achat du consommateur. Du coup, l'emballage et le conditionnement ont acquis une position essentielle. Tecorep entend alors apporter "son savoir-faire et un plus qui fait vendre". De l'avis de M. Poughon, "le potentiel technique existant sur place per net de réaliser au Maroc ce qui se fait en Europe". Et de préciser "qu'il s'agit de structurer les besoins réels" en vue d'y adapter les équipements à fabriquer.

    Tout porte à croire que Tecorep peut connaître une croissance rapide. M. Poughon, épaulé par une épouse en phase avec le Maroc, entend faire de sa future unité industrielle une tête de pont pour mieux approcher les marchés africains et moyen-oriental sous le label marocain. L'entrepreneur français a déjà découvert une partie de ces régions, notamment la Côte-d'Ivoire où il a réalisé une station de conditionnement de bananes. L'ambition de Tecorep ne se limite toutefois pas à ces zones. La société devrait pouvoir progressivement exporter de petites machines sur le marché européen.

    A.D.N.

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