×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Beni-Mellal
Dur le métier de gardien de voitures

Par L'Economiste | Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

. Les propriétaires des concessions font leur loi. Les employés envisagent de se constituer en associationHabib a quitté son village natal du Haut-Atlas pour venir gagner sa vie à Beni-Mellal , capitale du Tadla. 45 ans, marié et père de 3 enfants dont 2 scolarisés au collège. Handicapé de naissance et issu d’une famille nombreuse, il a quand même pu faire des études supérieures : 4° année de licence option physique à Marrakech, promotion de 1983.Après avoir essayé de faire du commerce dans son village où les petits revenus des habitants ont vite eu raison de son activité, il a compris que sa seule issue était de partir trouver du travail dans la grande ville. Gardien de voitures depuis 1999, Habib regrette son choix car les risques dans ce métier sont nombreux, tout d’abord, aucun contrat ne lie un gardien à son employeur. «Nous ne sommes pas déclarés à la CNSS et avons encore moins de couverture médicale. Il n’y a aucune sécurité et l’on peut être renvoyé à n’importe quel moment. Nous avons voulu créer une association mais le spectre de l’employeur casse toute volonté «. Pour lui, comme pour nombre de ses confères, le conseil communal devrait céder directement la location des parkings aux gardiens. Ceci pour mettre fin à la mainmise des employeurs – les propriétaires des concessions - qui se font payer au jour le jour. Même le samedi et dimanche alors qu’il n’y a aucune activité. C’est à prendre ou à laisser. «Cette exploitation nous met dans une situation intenable de janvier à juin qui est une période de vaches maigres», indique un autre gardien. Les mois qui marchent bien sont en effet juillet et août avec l’arrivée massive des Marocains résidant à l’étranger. Aussi, pas question de s’arrêter pour prendre des vacances. A noter qu’une location de parking varie entre 15 DH/jour dans les zones où il y a peu d’affluence et 150 voire 250 DH/jour en centre ville ou sur les grands boulevards. «Parfois, je reste sans manger toute la journée, car je dois avant tout amasser la somme de la location. Et bien souvent, je rentre chez moi sans le sou», explique Farid, un gardien en poste depuis 2 ans. «Il y a des jours où des bienfaiteurs sont généreux avec nous et même parfois nous passons directement à la mendicité pour gagner notre pain quotidien», renchérit un autre. La situation est d’autant plus dramatique que le fait qu’un billet de gardiennage ouvre droit au stationnement dans tous les parkings de la ville et pour toute la journée. Même titulaires d’une «carte professionnelle», les gardiens n’ont aucun statut juridique. «Pourtant en cas de problème ou de vol, nous sommes appelés aux arrondissements de police et là l’autorité nous rappelle notre fonction et nos responsabilités». Aujourd’hui, le corps des gardiens tente de s’organiser pour créer son association. Une association qui défendrait ses droits contre les abus de toutes sortes.De notre correspondant, Salah PHILIPPE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc