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    Bendidi au Club de L'Economiste
    Nareva: Faire de l’énergie et de l’environnement un métier

    Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

    . Maîtriser les ressources fondamentales . Mettre à profit le partenariat avec Amendis. Réussir le projet El GuerdaneDES ambitions claires et affichées pour Nareva Holding aussi. La filiale du groupe ONA, spécialisée dans l’énergie et l’environnement, a noble mission. Rien moins que la valorisation des ressources naturelles comme indique son anagramme (Natural Resources Valorisation). Comme pour les autres investissements, l’ONA fonde sa démarche sur une approche stratégique presque infaillible. L’idée d’explorer les métiers de l’énergie et de l’environnement tient de cette logique. Elle vient du fait que, dans le groupe, on procède toujours par deux approches. Une analyse du groupe et une autre au niveau du pays. Sur ce sujet, l’analyse au niveau du pays considère trois secteurs qui commençaient alors à prendre une importance majeure depuis quelques années seulement. A savoir les domaines de l’environnement, de l’énergie et la gestion de l’eau. Autrement dit, les ressources les plus fondamentales pour un développement économique maîtrisé. Partant de là, le management de l’ONA s’est penché, en tant qu’opérateur économique qui plus est, sur des activités industrielles et économiques nécessitant obligatoirement une prise en compte de plus en plus marqué de l’aspect environnemental. Au Club de L’Economiste, le président de l’ONA, Bendidi, est resté fidèle à sa réputation de gestionnaire averti. «Nous sommes interpellés sur la gestion d’énergie qui est une composante extrêmement importante dans la composition de nos prix de revient dans beaucoup de nos activités». Le constat est net. D’autant plus pour Bendidi, «la production d’énergie de manière efficiente dans des coûts est quelque chose qui interpelle le groupe tous les jours». D’autant plus que l’ONA est présent dans des activités agroindustrielles où il existe un amont agricole avec un facteur limitant, particulièrement vital, l’eau. Suffisant pour faire dire à Bendidi que, par rapport à toutes ces donnes, «il y a un sujet pays et une interpellation, mais aussi un certain nombre d’adjacents qui font que le groupe peut développer un savoir-faire». Pour preuve, ses équipes d’ingénierie dédiées à la recherche de développement industriel, réparties entre certaines filiales du groupe, notamment Managem, Réminex, Cosumar, ont développé au fil des années un savoir-faire, des études et des prestations en ingénierie de bonne facture. Par exemple, Réminex a réussi à mettre au point des programmes de purification pour des cimentiers, d’émissions propres, de traitement des eaux usées, de la cogénération dans le cadre d’une unité industrielle, entre autres. De ce savoir-faire certain est née l’idée de dire: «Faisons-en un métier, une opportunité, une préoccupation». Voilà qui retrace le cadre de l’ambition qui a préfiguré à la création en janvier 2005 de Nareva Holding. Auparavant, il fallait d’abord apprendre. Pour cela, l’ONA s’est rapproché de Amendis dans un partenariat de concession de distribution d’eau et d’électricité à Tanger-Tetouan, avec une position minoritaire. Avait-il le choix ? «A l’époque, le gouvernement exigeait d’un opérateur dans ce domaine qu’il soit qualifié», s’empresse de justifier Bendidi. Reste que la position de minorité n’est pas toujours facile à vivre. «L’ONA n’a pas vocation à être un partenaire financier minoritaire» dans quelque partenariat que ce soit. A défaut de remplir ce critère de qualification, l’ONA s’est résigné à accompagner. Là-dessus, pour cette courte expérience, le bilan est fait et soldé pour des raisons stratégiques et conjoncturelles. Et l’on ne regrette rien. Car «si c’est pour apprendre, l’ONA a appris». Preuve par Nareva. Mais le vrai déclencheur de son retrait du partenariat avec Amendis, «c’est que Veolia a souhaité créer une holding qui regroupe des participations dans Redal et Amendis sous un seul chapeau». Un scénario insoutenable. Car, «si l’ONA devait rejoindre cette holding, il serait encore plus dans une position plus passive», tempête Bendidi. Sachant que l’ONA était dans le comité exécutif de Amendis et avait un rôle dans le choix de certaines opérations. Ce que l’ONA allait perdre au niveau de la nouvelle holding créée Veolia. Ce qui serait contraire à la culture et à l’image de l’ONA.


    Ambitions régionales

    LE portefeuille de participations de Nareva Holding comptait au démarrage en 2005 deux sociétés en activité (ADI et Amendis) et deux autres (Amensouss, Amitech) qui ont démarré leur production en 2006. L’objectif de Nareva Holding c’est de devenir acteur de référence au Maroc et dans la région dans les secteurs de l’énergie et l’environnement. Le total des investissements de départ gérés par la holding s’élève à 970 millions de DH avec des partenaires de référence Amiantit, BRL et Véolia.Depuis, une nouvelle unité de fabrication de conduites et accessoires a vu le jour dans la zone industrielle Sapino à Nouaceur. Une joint venture entre la filiale Nareva Holding et le saoudien Amiantit International Holding, soue le nom de Amitech Maroc pour un coût de 23 millions de dollars, soi plus de 200 millions de DH. Cette entité a une capacité de production annuelle de 120 à 220 km de conduites en polyester renforcé à la fibre de verre (PRV) de diamètre variant entre 300 et 3.000 mm, pour une pression de 1 à 32 bars. Le chiffre d’affaires prévisionnel est estimé à 250 millions de DH. C’est l’ex-patron de l’ONE, Ahmed Nakkouch qui est aux commandes de la filiale Environnement & Energie de l’ONA.


    El Guerdane, une affaire de cœur

    EL Guerdane, c’est un projet d’irrigation qui nécessitera une dotation en eau de 45 millions de m3 par an. Un projet né d’un élan de cœur des hommes et des femmes qui le pilotent. Le cri de cœur de Bendidi pour sensibiliser les autorités est sans équivoque. «Dans ce périmètre, il y a aujourd’hui un problème dramatique lié au manque d’eau. Les gens creusent de plus en plus profond sans espoir de trouver une goutte quand on sait que c’était un des vergers du Maroc». Nareva Holding a pris à bras-le-corps ce problème. A 90 km de El Guerdane, le groupe a montant un projet sur 30 ans qui consiste à construire une amenée d’eau du barrage d’Aoulouz à Oulad Teïma vers le périmètre (construction d’un réseau d’irrigation). C’était suite à un appel d’offres international. Pour rentabiliser cette œuvre plus à vocation sociale, ses promoteurs ont obligé tous les agriculteurs à adopter des techniques modernes favorables à une meilleure économie d’eau. Pour donner le bon exemple, le m3 est cédé aux agriculteurs à moins de 1,5 DH. Le pari est de taille. Pour Bendidi, c’est un projet assez lourd en termes de mise en œuvre parce que, d’abord, c’est la première expérience du groupe. En plus de son caractère multipartite, avec beaucoup d’intervenants. Le projet a nécessité une enveloppe financière de 600 millions de DH. De son succès dépendra la belle aventure de l’ONA dans la gestion de l’eau. Car dans sa globalité de démarche, il s’agit surtout de projet de sauvegarde de la zone agrumicole de El Guerdane. Celui-ci prévoit une mobilisation financière de 987 millions de DH dont 450 millions supportés par le Fonds Hassan II, 432 millions par l’entreprise, et le reste par les propriétaires agricoles bénéficiaires du projet.Bachir THIAM


    L’ONA, c’est aussi du social

    . Le groupe se substitue parfois à l’Etat en matière de développement localConcilier rentabilité économique et engagement sociétal, c’est possible. Dans ce domaine, l’ONA est un exemple. Son président Saâd Bendidi, tout en affirmant que son groupe agit en tant qu’agent économique rationnel, reconnaît qu’en matière sociétale il a encore beaucoup à faire. L’action du holding est notamment considérable dans les zones reculées où il est souvent l’employeur majeur. «L’exploitation de la mine par exemple est souvent la raison d’être d’une vie économique et sociale de la région», affirme le président de l’ONA. «C’est pourquoi, nous veillons à ce que le choix des partenaires (prestataires et fournisseurs) s’effectue le plus localement possible», poursuit-t-il. L’objectif est de faire profiter la région de l’impact de l’exploitation de la mine. «Quand nous avons le choix entre un grand prestataire de Casablanca qui est un peu moins cher que le prestataire local nous privilégions le choix du local, même si cela coûte plus», explique le président. Ce n’est pas tout: l’ONA va jusqu’à financer des infrastructures relevant de la responsabilité des communes. Saâd Bendidi cite l’exemple de la région Tazalakhte près de Akka où le groupe a donné un coup d’accélérateur aux travaux de routes par lesquelles ses engins doivent passer et à financer l’installation d’une connexion électrique. «Nous sommes allés au-delà des tronçons qui nous intéressent et avons aidé la commune à concrétiser des projets dont les financements étaient une sérieuse entrave». La promotion de la scolarisation des enfants et de l’accès à la santé ainsi que l’aide aux associations locales: d’autres actions que l’ONA déploie au profit des populations des régions riches en minerais, mais démunies comme le reconnaît le président du champion national. L’ONA exploite plusieurs mines à travers le Royaume et à l’étranger sous la bannière de Managem, sa filiale.N. T.

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