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Politique

Benabdellah milite pour la reconduction du gouvernement en 2007

Par L'Economiste | Edition N°:2311 Le 04/07/2006 | Partager

. Benabdellah se veut comptable de la politique menée par le gouvernement depuis 2002. 2007 revêt un double enjeu: la participation massive, en particulier celle de l’éliteNabil Benabdellah, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, dresse le bilan des quatre premières années d’exercice, il commente les réalisations et dévoile le tableau de marche prévu jusqu’en 2007. Il affirme que le gouvernement Jettou est porteur d’un projet de démocratie et de modernité et que le mot d’ordre est de «barrer la route à tous ceux qui véhiculent des idées qui nourrissent l’obscurantisme». En clair, tous unis pour 2007. L’aventure doit continuer. Aux électeurs de trancher… - L’Economiste: Il se murmure avec insistance que la majorité gouvernementale s’apprête à s’appuyer sur son bilan pour convaincre les électeurs en 2007?- Nabil Benabdellah: C’est une majorité qui veut gagner! A un an des législatives, elle a un bilan unique et jamais égalé. De fait, nous finalisons une stratégie de communication car il est de notre responsabilité de communiquer sur les quatre premières années d’exercice et de faire savoir que pour les douze mois restant nous comptons monter en puissance dans certains secteurs. Présenter, expliquer, valoriser,… c’est notre devoir. Sur cette base, nous indiquerons aux Marocains que chacun travaille pour donner une impulsion et de la constance à notre pays grâce à une stratégie et une méthodologie de gouvernance appropriée. Le Maroc peut gagner! C’est notre conviction et elle doit être partagée par tous.. Historique, bilan jamais égalé…- Il y a une chose fondamentale, c’est le premier gouvernement depuis l’Indépendance qui décide, prend et respecte ses engagements. Si les exemples sont nombreux, je ne citerais que le port de Tanger-Med, le programme des 100.000 logements, les programmes autoroutiers et ferroviaires ou encore les réalisations dans le cadre de la vision 2010. Tout ceux-ci s’opère grâce au Roi Mohammed VI qui fixe le cap et avec une majorité gouvernementale vouée à mener à terme les projets ainsi que les réformes.. Chiffré, cela donne quoi?- En octobre prochain, l’axe autoroutier reliant Casablanca et El Jadida sera inauguré. Un délai de deux mois sera suffisant pour procéder à nouveau à une inauguration… celle de l’autoroute tant attendue entre Casablanca et Marrakech. Dans le même temps, nous lancerons les travaux de l’autoroute entre la ville ocre et Agadir sans oublier celle qui reliera les villes de Fès et Oujda. Si nous nous étions engagés à réaliser 1.500 kilomètres d’autoroutes, nous pouvons annoncer que nous sommes plus proches des 2.000 kilomètres. Pour le secteur de l’habitat, l’engagement pris était la construction de 100.000 logements par an, cette année, une livraison de 120.000 est prévue. L’année prochaine, la cadence de production atteindra 150.000 logements. Du côté du tourisme, le plan Azur et la réalisation des stations touristiques parlent d’eux-mêmes. Pour ce qui est du domaine économique, la stratégie industrielle se traduit par un repositionnement du Maroc sur des secteurs comme le offshoring, NTI… et a permis au secteur du textile de rebondir. Pour accompagner ce dynamisme, l’accent a été mis sur la formation professionnelle avec aujourd’hui plus de 150.000 bénéficiaires contre 72.000 hier. Au niveau de l’audiovisuel, le plan d’action présenté en 2003 a été décliné. Reste le nouveau code de la presse dont la mise en place est prévue en fin d’année. . Et puis…- La politique financière est à saluer car tous les indicateurs sont au vert. Au même titre que la santé financière des établissements publics qui affichent des comptes bénéficiaires. L’action culturelle est également à valoriser. Notre pays est un champ à festival en tout genre. Près de 2 millions de personnes les fréquentent chaque année. Il ne faut pas occulter la construction d’infrastructures culturelles telles que le musée des Arts contemporains. Quant au volet social, je reviendrais sur la mise en place de l’assurance maladie obligatoire (AMO), sur l’ensemble des programmes de soutien au travers de l’INDH ou encore sur l’initiative «Vacances pour tous». Autres motifs de satisfaction, l’accessibilité à l’eau potable et à l’électrification des douars à hauteur de 98% en 2007. . Qu’en est-il du taux d’analphabétisme et celui du chômage?- En 2002, le taux d’analphabètes était de 48%, il est aujourd’hui de 40%. Si nous avons gagné 8 points cela demeure insuffisant. Quant au taux de chômage, il est d’environ 10%… le Fonds monétaire international (FMI) vient de le confirmer.. Peut-on parler de débats d’idées en interne?- Contrairement à tout ce qui a pu être dit lors de la composition du gouvernement en 2002, nous avons su travailler ensemble pour l’intérêt de la nation. Il est vrai que cette cohésion a été facilitée grâce à la clarté et à la perspicacité du Roi. Ensuite, c’est le savoir-faire du Premier ministre via un management, une méthodologie et ses qualités de fédérateur d’énergie qui ont fait la différence. Autres ingrédients qui ont favorisé l’alchimie, la maturité des forces politiques et la performance d’individualité qui ont prouvé que le Maroc peut compter sur des compétences de haut niveau. . Les déficits les plus importants sont l’éducation, le logement, la santé… s’y attaquer n’a-t-il pas contribué à souder l’équipe?- C’est vrai. Notre projet de société est voué à l’intérêt public. Il met en avant la nécessité de construire une démocratie, de proposer un système économique concurrentiel avec l’Etat qui assume le rôle de régulateur et d’orientation. Mais aussi de développer une culture entrepreneuriale et une politique volontariste.. Ne pensez-vous pas que l’enjeu majeur est la mise à niveau du champ social?- C’est effectivement sur ce terrain que tout va se jouer. Nous sommes convaincus d’être en mesure de relever le défi. Il faut savoir que le cumul des 40 dernières années n’est pas simple. Chômage, habitat insalubre, santé, analphabétisme, scolarisation… autant de carences auxquelles nous devons apporter des solutions. . D’après les récentes prévisions, le taux de croissance serait de 7,3% pour l’année 2006.- Et c’est une excellente nouvelle! Aujourd’hui, nous récoltons les premiers fruits de notre politique des grands chantiers, de la mise en place d’une gouvernance adaptée avec de la rapidité dans les prises de décision. L’optimisation du facteur temps nous a permis de gagner en compétitivité et de mener à bien nos différents projets et réformes tout en maintenant l’équilibre des finances publiques. Nous avons su faire preuve d’audace budgétaire sans verser dans le déficit chronique. En outre, il est à noter que la croissance tend à se détacher du secteur agricole.. Comment comptez-vous œuvrer pour maintenir ce taux?- D’autres grands projets doivent être lancés. Il faut maintenir les grands mouvements avec des chantiers d’envergure. Notre pays est sur les bons rails, poursuivons dans cette voie car nous avons emprunté le chemin de la prospérité. Pourquoi ne pas envisager de relier par autoroute les villes de Casablanca et de Béni-Mellal dans 3 ans? Ou encore la construction d’une ligne ferroviaire entre Fès et Marrakech? . Revenons à l’actualité politique et au mode de scrutin?- Il faut retenir que la majorité a su dégager un accord avec un statu quo sur le mode de scrutin et le seuil de 7%. En outre, les candidats qui se présenteront sous les couleurs des partis n’ayant pas atteint 3% du total des voix en 2002 devront réunir 1.000 signatures d’électeurs dans 8 régions et à la condition que les signatures obtenues ne représentent pas moins de 5% du total. Toute liste n’ayant pas atteint le taux de 7% des votes exprimés sera éliminée.Propos recueillis par Rachid HALLAOUY

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