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    BCE: La baisse des taux exclue à court terme

    Par L'Economiste | Edition N°:408 Le 25/12/1998 | Partager

    A moins de deux semaines du lancement de la monnaie unique, la Banque Centrale Européenne officialise le taux de refinancement et le fixe à 3% à l'issue du Conseil des Gouverneurs tenu à Francfort. Le maître-mot était la stabilité des prix, des taux et bien entendu de la monnaie unique.


    Aucun signal d'une nouvelle baisse des taux dans un futur proche. La BCE (Banque Centrale Européenne) a confirmé mardi dernier, à l'issue du Conseil des Gouverneurs tenu à Francfort, sa fermeté en fixant à 3% son principal taux d'intérêt (taux de refinancement) pour début 1999. "Ce taux est historiquement très bas", souligne M. Wim Duisenberg, président de la BCE (Banque Centrale Européenne), lors d'une conférence de presse qui a suivi le Conseil. Et d'ajouter: "Marchés, ne vous attendez pas à une modification de taux dans un futur proche".
    Exception faite de l'Italie, toutes les banques centrales membres de l'Euro avaient ramené leur taux d'intérêt à 3% suite à une série d'actions concertées début décembre. Le taux de refinancement, surnommé REFI, est considéré comme l'un des outils les plus importants dont dispose la BCE pour mener à bien sa politique monétaire à partir de janvier 1999. Ce taux doit permettre de fournir aux banques des liquidités avec une fréquence hebdomadaire et une échéance de deux semaines.

    Stabilité


    Les liquidités sont accordées en contre-partie des valeurs mobilières que les établissements mettent en pension auprès de la SEBC ( Système Européen de Banques Centrales).
    Le REFI sera provisoirement (trois mois) encadré par un taux plancher de 2% et un plafond de 3,25%. Au bout de cette période, l'écart sera ramené à un niveau plus normal (2 et 4,5%).
    Par ailleurs, M. Duisenberg s'est montré déterminé et optimiste quant aux conditions de lancement de la monnaie unique. "L'Euro va être lancé dans des conditions économiques optimales. Nous aurions été heureux si l'environnement international avait été plus calme, mais cela n'a en aucune manière dérangé le processus de passage à l'Euro". Côté prix, le président de la BCE s'est dit satisfait de la stabilité qui règne actuellement sur la zone. En revanche, il a mis en garde contre des hausses de salaires "trop généreuses" qui pourraient être à l'origine de tendances inflationnistes. A rappeler que la stratégie monétaire de la BCE est essentiellement basée sur le maintien de la stabilité. Concrètement, l'indice des prix harmonisé de la zone doit progresser de moins de 2% par an. Pour atteindre cet objectif, la BCE a opté pour la surveillance de la masse monétaire M3. Elle a fixé à 4,5% la valeur de référence pour la croissance annuelle de cet agrégat en 1999. Cette valeur de référence se base sur une estimation d'inflation inférieure à 2% et d'une croissance du PIB de 2 à 2,5% par an. La BCE a aussi souligné le risque inverse, à savoir une baisse trop brutale des prix due au marasme mondial. M. Christian Noyer, vice-président de la BCE, a néanmoins estimé qu'il n'y avait pas de risque de déflation à l'heure actuelle.

    M. Noyer a aussi rassuré les différents marchés (exportateurs particulièrement) qui craignent une trop forte appréciation de l'Euro face au Dollar. M. Duisenberg avait lui même laissé entendre à plusieurs reprises qu'un Euro surévalué était peu souhaitable.
    Le FMI avait annoncé le jour même de la conférence que la BCE aura un siège d'observateur au Conseil d'Administration de l'organisation. Cette décision fait suite à la décision des Européens d'avoir une représentativité externe de l'Euro dans les sommets de grande puissance.

    Yousra MAHFOUD (AFP)

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