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Bataille tarifaire anticipée pour les branches homologuées

Par L'Economiste | Edition N°:616 Le 14/10/1999 | Partager

· Il y a libéralisation officielle et libéralisation effective
· Révélée par L'Economiste il y a un an, la bataille sur les tarifs continue


Décidément, le secteur des assurances collectionne les contrastes.
D'un côté les ingrédients d'un marché qui se développe sont là: regroupements entre opérateurs, chiffres vertigineux, toilettage juridique, perspectives de croissance prometteuses, etc. De l'autre, on retrouve les indices d'une activité qui n'est pas entièrement sortie de sa convalescence.
Ce n'est aujourd'hui un secret pour personne: la bataille sur les tarifs fait toujours rage. Alors que les uns sont dans une course à la taille, d'autres sont dans une course à la prime. Ce qui est étrange, c'est que même les branches dont les tarifs sont en principe homologués sont concernées. A commencer par l'AT, l'incendie et la maritime qui voient leurs tarifs orientés à la baisse. En assurance maritime corps de navire, il est fait état de baisses qui varient parfois de 20 à 25%. Bref, les compagnies ont anticipé sur la libéralisation.

Révisions de primes


Il y a un an environ, L'Economiste avait pour la première fois soulevé le problème. Et l'on a vu l'émotion que l'affaire a suscitée. Les révélations avaient eu l'effet d'une bombe au sein du secteur: de nombreux assurés ont contacté leurs compagnies respectives pour négocier des révisions de primes. Aujourd'hui, et selon des témoignages concordants, la concurrence féroce que se livrent les opérateurs n'a pas perdu de son intensité.
Pendant ce temps, et alors qu'elle est tenue dans de pareilles circonstances à durcir le contrôle, l'Administration continue, contre vents et marées, de croire en la libéralisation officielle telle qu'elle est prévue dans le protocole d'accord signé avec les Finances.
Ce qui se passe aujourd'hui ne donne qu'un aperçu sur l'ambiance qui va prévaloir au sein du secteur une fois la véritable libéralisation entrée en vigueur. Les assureurs savent, et les expériences d'autres pays l'ont démontré, que la déréglementation se traduit, du moins dans un premier temps, par une orientation des tarifs à la baisse. Le mouvement s'équilibre lorsque les baisses atteignent un niveau critique.
Toute la question est de savoir quelles en seront les conséquences pour le secteur. Une chose est sûre, les compagnies qui ne sont pas solides financièrement risquent d'y laisser leurs plumes.
Au mieux, le mouvement de concentrations devrait se poursuivre. Surtout que plusieurs analystes considèrent que la taille du marché ne permet pas autant d'opérateurs (13 si l'on tient compte des regroupements RMA/Al Wataniya/Alliance et AXA-Al Amane-CAA).
Au pire, beaucoup de patrons n'excluent pas en privé un retour aux dégâts des années 80, une période qui a vu la liquidation de cinq sociétés d'assurances et dont les assurés sont encore en train de faire les frais. Beaucoup considèrent aussi que l'assainissement, en dépit de son coût pour le contribuable, n'a apporté qu'un soulagement et non une solution.

Mohamed BENABID

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