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Politique

Bataille serrée en têtes de liste à Marrakech

Par L'Economiste | Edition N°:2585 Le 07/08/2007 | Partager

. Les ténors des partis face aux intellos. 9 sièges à prendreA la veille des législatives du septembre prochain, la bataille faait rage dans les milieux politiques de Marrakech. Une bataille qui oppose les ténors et les « nouveaux ». Les premiers accusent les seconds d’opportunisme et, inversement, les seconds accusent les premiers d’avoir « déserté le terrain ». Cela provoque l’ire de certains militants, surtout les aspirants à la députation. Le nouveau découpage à Marrakech, qui comprend désormais 3 circonscriptions (Médina, Ménara et Guéliz) a chamboulé les cartes et créé une confusion dans certains partis. Partis qui ont eu du mal à placer tous les candidats ténors en tête de liste, tout en privilégiant du nouveau sang (cf.leconomiste.com). Rappelons que, pour Marrakech-Ville, 9 sièges sont à prendre au Parlement. Pour les régions, 4 sièges sont à saisir pour Kelaat Sraghna, 4 autres au Haouz et autant à Essaouira.L’accréditation la plus spectaculaire à Marrakech, est celle intervenue au PI avec le retour de My M’Hamed Khalifa, imposé par le secrétaire général du parti Istiqlal, qui vient de le nommer tête de liste de la circonscription Guéliz.Une décision qui semblerait avoir été prise unilatéralement. En tout cas, sans tenir compte de l’avis -défavorable- du comité régional du parti, d’après le secrétaire général du PI pour la région de Marrakech, Abdelatif Abdouh. Quant au favori du comité régional, Réda Taarji, président actuel de la commune Ouled Hassoune, il décrie tout simplement cette mascarade «qui n’a respecté aucune procédure. Celle qui dit qu’en l’absence de consensus pour une circonscription, c’est le comité préfectoral qui tranche avec un vote émis par la base». Taarji poursuit: «Le parti, via Abbas Fassi et Taoufiq Hjira, a affirmé à plusieurs reprises qu’aucune exception ne sera faite».Toujours pour le même parti, et à la circonscription de la Ménara, c’est du sang neuf qui a été choisi en revanche. Un jeune istiqlalien, entrepreneur est en tête de liste du parti: Hassan Debbagh. Et à la Médina, c’est Khalil Boucetta. Dans les régions, Abdelhak Moukess a été accrédité en tête de liste pour Chichaoua et Larbi Cherkaoui au Haouz. Le choix de Khalifa au Guéliz, qui est membre aussi du comité exécutif, remet sur le tapis un autre débat à la veille du démarrage de la campagne électorale pour les législatives 2007. Les figures emblématiques reviennent en force, du moins pour les anciennes formations comme l’USFP, le PI ou encore l’UC. Ainsi, ce sont Abderrafie Jouahri (USFP) pour la circonscription Gueliz, Driss Abou Al Fadl du même parti pour la Menara et Mohamed Lakhssassi pour la Médina qui ont été accrédités têtes de liste pour l’USFP. Abdelali Doumou, président de la région, se présente quant à lui, dans son fief, Kelaat Srghana qu’il a toujours défendu. Sinon, pas de sang neuf. Et les tractations pour ces accréditations, bien qu’elles n’aient pas été aussi spectaculaires que celles menées au PI, ne se seraient pas passées facilement. Les trois candidats de Marrakech-ville sont des anciens militants, bien rôdés aux législatives et n’en sont pas à leur première candidature. Mais, la mise à l’écart d’un ancien député comme Abdessamad Belkbir, récupéré dans le parti après son alliance avec le PSD, n’a pas été apprécié. Il faut dire que la bataille au sommet des listes fait rage dans les partis politiques. Bataille qui fait ressurgir clivages et autres divergences. Et cela concerne plusieurs autres formations politiques.Ainsi, parmi les anciennes figures qui sont de retour, les candidats à l’Union constitutionnelle (UC), parti du maire de la ville, Omar Jazouli qui a accrédité la famille Rafouche. Le père, Abdellah, se présente au Guéliz, et son fils Najib à la Médina. Ahmed Mahfoud chapeaute de son côté la liste de l’UC pour la circonscription de la Ménara. A Chichaoua, c’est Ali Rahimi, hôtelier et ancien député qui a été choisi en tête de liste de l’UC. Au Front des forces démocratiques (FFD), c’est Taher Aziz qui a obtenu l’accréditation du parti pour la circonscription de la Médina. Brahim Nanoussi représente les couleurs de ce parti à la Ménara et Ismael Barhoumi au Guéliz. Au RNI, Aziz Cherkaoui, ancien député, est de retour. Il est en tête de liste pour le parti et ce, pour la circonscription du Guéliz. Fouad El Hourri, (président de l’arrondissement Méchouar-Kasbah) représente les couleurs du parti pour la Médina et Mohamed Moulik au Guéliz. De leurs cotés, le PPS a accrédité une femme en tête de liste dans la circonscription du Guéliz, Ouafae Taghraoui, membre de l’Organisation africaine de lutte contre le sida. C’est jusqu’à maintenant la seule femme tête de liste à Marrakech. Ce parti qui refuse tout marchandage et récupération, selon les dires de Omar Mouasni, SG du comité local du parti, a réussi également à attirer des artistes: Hassan Hanouch, scénariste du théâtre, candidat choisi tête de liste pour la Médina et Ahmed Garchoum pour la circonscription de la Ménara. De son côté, le jeune Parti travailliste (PT) de Abdelkrim Benatiq a accrédité pour le Guéliz, Dr Brahim Tabel, Abdessamad Agdach à Chichaoua et Houcine Diamar au Haouz. Le parti, malgré son jeune âge, a l’intention de couvrir l’ensemble des circonscriptions. Au PJD, qui pour la première fois, couvre l’ensemble des 3 circonscriptions de Marrakech, les candidatures ont été finalisées très tôt. Et c’est Younès Benslimane, avocat, qui est tête de liste du parti dans la circonscription de la Médina. Cet élu communal, très actif, préside actuellement la commission du Tourisme au Conseil de la Ville. Du même parti, Abdessalam Segouri est tête de liste au Guéliz, et Larbi Belcaid à la Ménara. Tous deux exercent dans l’enseignement. Face à ces figures emblématiques des partis et membres des comités exécutifs (Khalifa, Jouahri…), des candidats jeunes dont pour certains, c’est la 1re expérience, et des universitaires, sans beaucoup de moyens. Ces «intellos» réussiront-ils à donner le change et surtout à financer des campagnes qui, au bas mot, coûtent selon les observateurs autour de 500.000 DH ? Réponse en septembre.


La donne rurale

POUR les circonscriptions à Marrakech-ville qui ont été élargies, suite au nouveau découpage, la donne rurale devra désormais être prise en compte. A titre d’exemple, la circonscription de la Ménara comprend entre autres la commune Agafay, Sid Zouin, Saâda, Souihla, l’Oudaya. Au Guéliz, ce sont des zones comme Ouled Dlim, Kettara, El-Ouidane, Nakhil et Harbil. Cette dernière comprend à elle seule, quelque 60.000 habitants et prochainement le double lorsque la ville de Tamansourt sera achevée. Dans les zones rurales adossées aux circonscriptions, la bataille pour les législatives a déjà démarré.Badra BERRISSOULE

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