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Economie

Barrages: Baisse de régime

Par L'Economiste | Edition N°:2057 Le 05/07/2005 | Partager

. Taux de remplissage de 51,6% contre 71,9 en 2004. Pas de panique, selon l’HydrauliqueSUR la route qui relie Fès à Oujda et Nador, Bir Tam-Tam constitue une fraîche étape pour le voyageur. Pour les habitants de la région, quasiment chauffée à blanc en ce début de ce mois de juillet, l’immense retenue d’eau créée par le barrage Allal El Fassi construit en 1992 est une aubaine. Les terres gorgées d’eau sont généreuses et les jeunes apprécient la baignade dans ce lac artificiel et immense qui s’étend à perte de vue. Mais cette année, de l’avis des riverains, le niveau des eaux a baissé par rapport aux années précédentes. Et pour cause, et même si la situation n’est pas si catastrophique, le barrage qui permet l’irrigation de 26.000 hectares au niveau du Gharb subit les effets de la sécheresse qui frappe actuellement le pays. Après des gelées particulièrement rigoureuses, le Maroc est passé sans transition de l’hiver à un été caniculaire. La campagne agricole en subit les affres et des régions commencent à ressentir franchement une pénurie d’eau. Mais, selon un cadre de la direction de l’Hydraulique, cette conjoncture ne doit pas étonner. «Abondance et menaces de pénurie caractérisent le Maroc», ajoute-t-il. De fait, le niveau des barrages au 4 juillet montre un «stress» hydrique assez inégal selon les régions. Certains «débordent» presque alors que d’autres ont vraiment baissé. Le taux de remplissage pour l’ensemble est de 51,6% contre 71,9 en 2004, à la même période. Pour les barrages en bonne position, on peut citer Hassan II (100%), Garde Sebou (98,9%), Allal Al Fassi (93,9%), Abdelkrim Al Khattabi (76,3%), Idriss Ier (68%) et Al Wahda (63,3%). Al Massira (24%), Abdelmoumen (26,3%) et Hassan Addakhil (8,4%) enregistrent les taux les plus bas. Ces disparités s’expliquent par une inégalité pluviométrique entre le Nord et le Sud où il pleut respectivement en moyenne 70 et 30 jours par an. Les eaux retenues par les barrages bien lotis ont été accumulées durant l’année 2004. D’ailleurs, la capacité de ces barrages à stocker l’eau dans un temps assez court a toujours permis au pays de faire face aux différentes périodes de sécheresse qui ont sévit notamment en 1980-85, 1991-95 et 1998-2002. De l’avis des spécialistes, la situation est encore contrôlable. Mais il ne faudrait pas que l’année s’achève sans pluie. Car si le Royaume dispose d’atouts hydrauliques réels grâce à ses 85 barrages, la rupture pourrait avoir lieu à l’horizon 2020-2025. Aussi des mesures pour préserver le capital hydrique -21 milliards de mètres cubes- s’imposent de manière urgente. Car l’économie nationale ne peut continuer à dépendre de l’eau qui tombe du ciel. Pour rappel, en 1995, année très sèche, le PIB avait chuté de 6,1%. Des mesures s’imposent. Comme la lutte contre le gaspillage, une meilleure tarification de l’eau utilisée et le développement d’installations pour l’assainissement des eaux usées. Fatima EL OUAFI

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