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    Barak ou la droite, peu importe pour la cause palestinienne

    Par L'Economiste | Edition N°:914 Le 12/12/2000 | Partager

    . Cela ne fait pas de doute que cette démission aura pour conséquence de geler le processus de paix jusqu'à la tenue des électionsLes chances déjà très faibles d'un accord israélo-palestinien avant les prochaines élections en Israël étaient quasiment nulles dimanche après la démission du Premier ministre Ehud Barak, les Palestiniens estimant n'avoir pas grand-chose à perdre avec un retour de la droite au pouvoir. Le Président palestinien Yasser Arafat a lui-même écarté l'idée d'une percée et d'un accord d'ici la tenue du scrutin, bien qu'il s'agisse là, de l'avis général, de la meilleure chance pour M. Barak de se maintenir au pouvoir. «Il n'y a pas de doute que cette démission aura pour conséquence de geler le processus de paix jusqu'à la tenue des élections«, a-t-il déclaré à des journalistes à Gaza. Une manière comme une autre de dire qu'il ne compte pas faire de concessions pour parvenir à tout prix à un accord de paix, même partiel, sur lequel M. Barak pourrait ensuite faire campagne pour vaincre le candidat du Likoud (droite), qu'il s'agisse du leader actuel de l'opposition, Ariel Sharon ou de l'ancien Premier ministre, Benjamin Netanyahu. De nombreux Palestiniens pensent d'ailleurs que le retour au pouvoir de la droite nationaliste serait très avantageux pour eux, dans la mesure où il se traduirait sans doute par un isolement quasi immédiat d'Israël sur la scène internationale, comme ce fut le cas entre 1996 et 1999, durant le gouvernement Netanyahu. De ce point de vue, l'arrivée au pouvoir de M. Sharon aurait des effets encore plus dévastateurs, l'ex-général étant considéré par la majeure partie de la Communauté internationale comme le responsable de l'Intifada en raison de sa visite le 28 septembre sur l'Esplanade des mosquées. Contraint à la démission, dix-sept mois à peine après une accession triomphale au pouvoir, le Premier ministre Ehud Barak aura montré qu'en Israël comme ailleurs, les bons généraux ne font pas toujours de bons politiques. Cet ex-chef d'état-major, âgé de 58 ans, célébré comme «le soldat le plus décoré de Tsahal (l'armée israélienne)«, puis comme «le stratège de la paix«, aura dilapidé en un temps record l'immense capital de confiance que lui avaient confié les électeurs en mai 1999. Certes, ce tacticien éprouvé a plus d'une corde à son arc et, en précipitant son départ, il peut espérer bloquer la route à son principal rival potentiel, l'ancien Premier ministre de la droite, Benjamin Netanyahu, qui sans changement de loi électorale, ne pourra se représenter.A. E. (AFP)

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