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Economie

Banques/PME
Bank Al-Maghrib force la main

Par L'Economiste | Edition N°:2235 Le 16/03/2006 | Partager

. La PME doit profiter des effets de la politique monétaire. Les banques changeront-elles leurs méthodes de travail?. Les chantiers en cours pour améliorer la qualité de l’information«LA transmission de la politique monétaire doit être améliorée!». Abdelatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib l’a répété à maintes reprises lors de la rencontre avec la presse, le 14 mars au siège de la banque centrale. Pour l’heure, ce n’est pas le cas. Pour preuve, les conditions de financement de la PME sont toujours aussi exorbitantes. «Il n’est pas normal que dans les conditions actuelles du marché, les petites structures se fassent facturer des taux d’intérêt à deux chiffres». Certes, une réflexion globale sur le financement de la PME est engagée depuis 2005, à l’initiative d’ailleurs de la banque centrale. En parallèle, une enquête de terrain est en cours de finalisation.. Restructuration globaleLe système de financement pris en compte englobe non seulement le crédit classique mais aussi le capital-risque et le système de garantie. Mais, il ne faut pas se leurrer. Cette restructuration globale du système de financement de la PME ne donnera pas ses fruits tant que le comportement du chef d’agence ne change pas. «Il est temps que le banquier abandonne les réflexes administratifs pour adopter un comportement managérial. C’est aussi le rôle de la banque centrale d’accélérer cette mutation à travers une présence de place», insiste le gouverneur. Mais le changement si attendu, prendra du temps, car il suppose l’abandon de réflexes et de méthodes de travail appliqués depuis des décennies. Pour autant, tout n’est pas figé. Au contraire, les prémices au changement sont là. Le gouverneur de la banque centrale cite par exemple le consensus atteint par le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et la Fédération de la PME (FPME) en novembre dernier lors des troisième assises de la PME. Une campagne de sensibilisation à travers les régions devrait être lancée en juin prochain pour expliquer le contenu de l’accord. Pour rappel, Othmane Benjelloun, président du groupement, avait exposé le contenu de la convention qui lie les 2 parties. Elle donne la priorité à la coopération, au dialogue et à l’amélioration de la transparence entre les banques et les PME. D’un côté, les banques s’engagent à développer une relation de proximité vis-à-vis de la PME à travers des services spécifiques dans les régions. L’objectif étant d’assurer un accompagnement et un financement adéquat par les délégations bancaires régionales. Elles s’engagent également à améliorer leurs prestations en direction des PME. Les banques devront exiger en priorité des garanties liées aux projets, avant de demander, si nécessaire, d’autres garanties réelles. Par ailleurs, elles promettent de remettre à plat la tarification des services fournis aux PME. De son côté, la PME est tenue à plus de transparence en se pliant à la certification des comptes, comme le prévoit la circulaire du 1er avril 2005 de Bank Al-Maghrib. Pour les demandes de crédit, la convention GPBM/FPME prévoit un canevas-type à remplir par les entreprises clientes. Un effort est à déployer par les banques au niveau des délais d’instruction des dossiers et d’information du client. En cas de refus, les banques promettent de motiver leur verdict. Le cas échéant, elles acceptent des consultations avec les entreprises pour les aider à mieux formuler leurs demandes. «Sur le fond, les banques sont libres de choisir leurs procédures, mais il faut à tout prix que les garanties exigées soient en rapport avec le projet et non avec la fortune personnelle du promoteur», insiste Jouahri. Mais cela n’est possible que si les informations présentées au banquier sont fiables. Sur ce registre, le projet de création d’une centrale d’informations commerciales, confié à la Société de financement international (SFI), filiale de la Banque mondiale, est toujours en cours. Concernant la centrale des bilans, le Service central des incidents de paiement (SCIP) devrait être remodelé pour réduire les délais de réponse aux requêtes des banques. Il est également question de mettre sur pied une centrale des incidents sur les effets de commerce.Concernant le règlement des litiges entre banques et clients, Abdelatif Jouahri préconise la nomination d’un médiateur. En effet, BAM croule sous les réclamations et les tribunaux sont débordés. La médiation pourrait être assurée par une personnalité de haut plan, totalement indépendante, qui rende compte directement au Conseil d’administration du groupement des banques.


Moderniser les moyens de paiement

MODERNISER et normaliser les moyens de paiement. C’est l’une des prérogatives de la banque centrale prévues par ses nouveaux statuts. Où en est-on aujourd’hui?- Pour les virements, la télécompensation a démarré en septembre 2004. Objectif: atteindre un délai de règlement de j+1. Il est prévu d’intégrer les virements CNSS et ceux en provenance de l’étranger.- Pour les avis de prélèvement, la télécompensation a eu lieu en septembre 2005. Objectif: atteindre un délai de règlement de j+3. A ce jour, aucun flux informatique n’a été échangé. Cela s’explique à la fois par l’importance des prélèvement intra-bancaires et de l’absence d’une base de données sur les débiteurs.- Concernant la dématérialisation des lettres de change, un projet de circulaire relative à la normalisation de ce moyen de paiement est bouclé et validé par le Comité pour les systèmes de paiement. Les modalités de traitement informatique sont à l’étude.- Le projet de dématérialisation des échanges de chèques a démarré en 2004. Il résoudra le problème des chèques déplacés et réduira les délais de règlement. La migration est programmée pour mai 2006. Dans l’immédiat, BAM a finalisé la circulaire relative à la normalisation de la formule du chèque. Elle a été validée par le Comité pour les systèmes de paiement. Les banques devront, de leur côté, étendre l’échange dématérialisé à toutes les régions du pays.- Pour renforcer la sécurité des cartes bancaires, la saisie du code confidentiel lors des transactions de paiement par TPE sera imposée, en attendant la migration vers la carte à puce EMV.- En juin 2006, démarrera le système de règlement brut en temps réel du Maroc (SRBM). Objectifs: réduire les risques de règlement, assurer la rapidité des échanges, faciliter la gestion monétaire et le fonctionnement du marché financier.Toutes les opérations interbancaires seront traitées par le SRBM.Mouna KABLY

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