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    Banques : Paribas se replace par un bureau de représentation

    Par L'Economiste | Edition N°:226 Le 18/04/1996 | Partager

    Paribas a récemment ouvert un bureau de représentation à Casablanca. La banque française retrouve un secteur bancaire marocain en pleine mutation. Elle se place sur le créneau des métiers à forte valeur ajoutée, mais n'envisage pas d'ouvrir une filiale sur la place.


    La présence française dans le secteur bancaire marocain s'est renforcée avec l'ouverture au mois de janvier du bureau de représentation de la Banque Paribas. La mise en place de cette nouvelle structure s'explique par "l'évolution très positive de l'économie marocaine", souligne M. Charles Gastarac, directeur du bureau. Il est cependant à préciser que cette structure n'enregistre aucune opération comptable avec la clientèle. Son action consiste à développer et communiquer son expertise locale à la direction générale ainsi qu'aux spécialistes du siège, assumer la responsabilité du développement commercial, assurer les relations et remplir le rôle d'interlocuteur des autorités locales. Autre mission tout aussi importante: le bureau de représentation est chargé d'assurer l'efficacité et la cohérence des interventions des métiers de la banque auprès de la clientèle existante et potentielle.

    Présence ancienne

    Paribas possède en effet une organisation globale et mondiale centrée autour de quatre métiers de base.
    Le premier concerne l'activité de banque commerciale. Ce créneau, qui diffère du métier classique de dépôt et de crédit, comprend les financements de projets et sur actifs, le financement du négoce et la compensation ainsi que celui des exportations de biens d'équipement.
    Deuxième métier: la banque française entretient une activité de marché. Cette activité consiste à assurer l'origination des produits de taux d'intérêt, de change ou d'actions, y compris les produits dérivés auprès des émetteurs souverains, financiers ou industriels et de les commercialiser auprès des investisseurs institutionnels, bancaires ou industriels.
    Elle offre en troisième lieu un service de conseil en privatisation, fusions-acquisitions et de conseil financier aux entreprises et aux actionnaires.

    Le quatrième porte pour sa part sur la gestion institutionnelle et privée. Il s'agit dans ce domaine d'assurer la gestion sous mandat des actifs financiers de la clientèle institutionnelle et privée ainsi que la conception de produits de gestion d'actifs pour le compte de tiers.
    La banque française capitalise ainsi une appréciable expérience. L'ouverture de l'économie marocaine et la restructuration du secteur financier lui ouvrent ainsi des perspectives intéressantes.
    Toutefois, il est à préciser que sa présence au Maroc est très ancienne. Elle remonte au début du siècle, à la faveur de la présence française au Maroc. La banque française avait en effet participé à la création d'un certain nombre d'infrastructures dans le pays durant le Protectorat, entres autre l'ONCF et la Régie des Tabacs. Ses concours étaient à l'époque étendus à l'ensemble des secteurs économiques (l'eau et l'électricité, les ports, l'agro-alimentaire, les médias et l'immobilier). Plus récemment, en 1950, elle avait installé une succursale qui fusionnera en 1974 avec Worms pour devenir la SMDC (Société Marocaine de Dépôt et de Crédit).

    Métier à valeur ajoutée

    Le repli de Paribas avait commencé après l'Indépendance et s'est poursuivi lors de la marocanisation. Cependant, souligne M. Gastarac, les liens n'ont réellement jamais été coupés. Ainsi, avant ce retour direct matérialisé par l'ouverture du bureau de représentation, elle détenait déjà 24% de la SMDC, 2,43% de l'ONA et 50% de Onapar (ONA Participations), une société d'investissement dont le reste du capital est contrôlé par la holding marocaine. Cette nouvelle installation est par conséquent considérée comme un retour direct sur le terrain. Cependant, la banque n'envisage pas d'ouvrir une succursale au Maroc. Elle se contente de pénétrer le marché à partir du bureau de représentation en s'appuyant sur les autres entités du groupe installées à Paris, Londres et Madrid. "La banque commerciale classique ne figure pas dans la stratégie de Paribas", confirme le directeur du bureau.
    Dans tous les cas, cette nouvelle présence française traduit l'intérêt suscité auprès des banques européennes en particulier et préfigure une vive concurrence sur les métiers à forte valeur ajoutée, tels que le conseil en privatisation, l'ingénierie financière et les activités de trésorerie, la gestion des risques de taux et de change, notamment.
    Un repositionnement est en effet en train de s'opérer timidement, explique un banquier. Le secteur évoluera probablement vers la concentration et l'émergence de banques spécialisées sur des créneaux très pointus.

    Alié Dior NDOUR

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