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Economie

Banques: La réforme en silence

Par L'Economiste | Edition N°:2374 Le 03/10/2006 | Partager

. Baisse des taux, réduction des coûts, communication…. Objectif: Améliorer le taux de bancarisation et l’accès aux créditsBaisse des taux, réduction des coûts, élargissement des réseaux, communication…les banques de la place s’engagent dans une panoplie de mesures pour améliorer la relation avec leur clientèle. Cette série de réformes non déclarées traduit une volonté d’améliorer le taux de bancarisation qui demeure très faible (24%) et élargir l’accès au crédit. En dépit de ces efforts fournis, cet objectif demeure difficile à atteindre. La course à la baisse des taux est plus que jamais accrue entre les grandes institutions de la place. Depuis le début de l’année, les leaders du marché ont multiplié les sorties pour annoncer des baisses inédites des taux d’intérêt. Ces annonces ont principalement concerné les crédits à l’investissement et au logement. La rémunération de ces deux produits est descendue jusqu’à 5,5% pour le premier et 6,32% pour le second. Cela étant, l’érosion des taux ne s’estompera pas de si peu. Et pour cause, la concurrence acharnée pour éponger leurs surliquidités dans les meilleures conditions. Pour ce faire, il ne suffit pas de baisser les taux. Le traitement des dossiers de crédit présente encore plusieurs défaillances. Les clients se plaignent toujours de l’évaluation subjective de leur dossier et des garanties excessives exigées. Sans oublier le délai de déblocage des fonds qui demeure trop long. Ces doléances concernent principalement les dossiers de financement et de création des PME/TPE. A cet effet, le GPBM ne peut dicter aux banques les mesures à suivre en termes de baisse de taux ou d’amélioration de leurs relations clients. C’est uniquement une force incitative qui indique aux membres les axes de perfectionnement de leur activité en fonction des contextes économique et commercial. Autre tendance remarquée dernièrement chez les banques: la baisse des coûts des opérations bancaires. Certaines d’entre elles sont même devenues gratuites comme le virement entre agences, la clôture des comptes, le retrait à partir du compte… Toutefois, l’augmentation de la TVA imputée aux services bancaires (de 7 à 20%) réduit la profitabilité de cette baisse des coûts. Quant à la réduction des délais de dénouement des opérations et de recouvrement des valeurs, les banques ont arrêté un calendrier pour élargir le SIMT (1) à toutes les agences bancaires du pays. Ce système s’appliquera dans la région de Rabat au cours de ce mois et s’étendra progressivement aux autres régions au cours de l’année prochaine. Il permettra de réduire les dates de valeur à j+2 pour une grande partie du réseau et réduira les dates d’encaissement des chèques hors place (cf. www.leconomiste.com). La communication autour de ces nouvelles mesures demeure, toutefois, insuffisante. Une large frange de clients peu avisés ne le constatent même pas. Le GPBM annonce des actions de sensibilisation de grande envergure à cet effet. «Les banques s’engagent à améliorer les conditions d’accès des clients aux informations concernant le fonctionnement de leurs comptes et en particulier celles relatives à la tarification des services bancaires», indique le communiqué. L’objectif étant de sensibiliser l’ensemble des clients aux conditions et à la réglementation relative à la gestion de leurs comptes bancaires. Il s’agit aussi de détailler les commissions appliquées aux opérations courantes.Cela passe par des campagnes de communication centrées sur la distribution de tracts et de documents qui présentent ces mesures de manière plus simple même pour les moins instruits. Le personnel est aussi amené à être plus disponible pour répondre aux demandes d’informations de la clientèle.


Proximité

«Les banques s’engagent à prendre d’autres mesures pour assurer une plus grande proximité avec les clients», souligne le communiqué GPBM. Cet aspect fait référence à l’élargissement du réseau bancaire national. Les leaders du marché frôlent désormais le seuil des 600 agences. De plus, le rythme d’ouverture se situe aux alentours de 50 agences par an. Cette présence physique des institutions financières devrait être confortée par une amélioration des services bancaires même dans les agences les plus éloignées. Nouaim SQALLI --------------------------------------------------------------------------(1) Système interbancaire marocain de télécompensation.

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