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Banques: La refonte des systèmes d’information retarde le processus

Par L'Economiste | Edition N°:1876 Le 15/10/2004 | Partager

. BAM et GPBM font le point sur l’état d’avancement des chantiers. Jouahri se dit dans les temps Abdellatif Jouahri a invité à plusieurs reprises les patrons de la finance marocaine à accélérer la cadence des réalisations pour renforcer la solidité du système bancaire. Pour faire le point sur ce vaste chantier, le wali de BAM a présidé, mardi dernier, une réunion avec le GPBM. Il y était question des problèmes comptables et prudentiels, du devoir de vigilance incombant aux banques, des systèmes de paiement et de la transposition de l’accord Bâle II. Mais aussi de la fiscalité sur les comptes MRE, des dossiers en suspens avec la justice, de la révision des textes sur le marché des changes, des conditions minimales d’octroi des crédits bancaires et du financement de la PME. Pour l’ensemble des projets lancés au niveau de la banque centrale, Abdellatif Jouahri, son gouverneur, se dit dans les temps.Du côté des banquiers, “les chantiers annoncés en 2003 ont connu un avancement certain”. Jouahri le confirme aussi, les banquiers s’engageant à “persévérer dans cette voie en accélérant des actions qui n’ont pas encore totalement abouti et en engageant davantage de réformes, avec plus de proactivité et d’anticipations des mutations”, selon le GPBM. “Pour les accords de Bâle, BAM a invité les banques à respecter les dead-lines concernant le respect des normes standard en 2007 et les normes spécifiques en 2009”, souligne son gouverneur. Pour cela, les établissements bancaires travaillent à la refonte des systèmes d’information pour disposer de nouveaux modules et process de gestion permettant la consolidation des activités et le traitement matriciel des informations. Mais cela s’avère un casse-tête. Et “rien ne se fera sans des systèmes de gestion fiables, capables de fournir des chiffres consolidés, simplifier la remontée d’informations et permettre des simulations”, note un banquier. La migration vers des modules matriciels s’avère ainsi difficile car les systèmes d’information ont été dès le début conçus pour la tenue de la comptabilité. Des banques avaient abandonné leurs projets d’entreprises en raison de l’incapacité d’implémenter les nouveaux process, tout en assurant le risque de continuité d’exploitation et de perte des informations. BAM reproche d’ailleurs aux banques le retard pris pour l’adoption du nouveau plan comptable des établissements de crédit (PCEC) de 2001. Certaines n’arrivent toujours pas à se conformer à l’ensemble des exigences en matière d’information comptable. Comme elles n’arrivent toujours pas à respecter les ratios réglementaires. Il faut faire vite, car elles doivent appréhender un nouveau risque, celui de non-conformité, selon un document consultatif du comité de Bâle paru en octobre 2003. Il s’agit d’un risque résultant d’une sanction judiciaire, administrative ou disciplinaire, de perte financière, d’atteinte à la réputation, du fait du non-respect des dispositions réglementaires, des normes et usages professionnels et déontologiques. “Pour parer à ces insuffisances en matière comptable, les banques devraient disposer de systèmes d’information intégrant le nouveau plan comptable; elles continuent en fait à enregistrer les écritures suivant les anciens schémas comptables puis les basculent à l’aide d’interfaces vers la forme des nouvelles déclarations”, explique un banquier.Jouahri a par ailleurs rassuré les banquiers que “le ministère de la Justice se penche actuellement sur la préparation de décisions pour l’exécution des jugements en suspens au profit des banques”. Autre point traité entre le GPBM et BAM, la révision de certains textes organisant le marché des changes. Cela concerne la réforme du système de négociation et des travellers chèques et la modification de l’architecture de négociation des cours virement ainsi que l’introduction de nouveaux produits.Les relations banques/PME ont été également évoquées. Comme à l’accoutumée, les banquiers se sont à nouveau engagés à faire de leur mieux pour améliorer les conditions de financement.


Chantiers

L’année 2004 a été proclamée année des réformes et des projets de mise à niveau des structures bancaires. Les services communs entre BAM et les banques visent la mise en place d’une centrale de bilans, un fichier des incidents de paiement, la généralisation de la télécompensation et l’amélioration des outils de régulation. Pour les banques, les réformes et les réglages concernent le renforcement des fonds propres, le rating des entreprises, les ratios prudentiels, la gestion des risques, les accords de Bâle II, le contrôle interne, les exigences comptables, le financement de la PME… autant de projets dont BAM suit de très près la conduite. Bouchaïb EL YAFI

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