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    Economie

    Banques et entreprises jouent le jeu

    Par L'Economiste | Edition N°:1688 Le 21/01/2004 | Partager

    . 20 milliards de DH en moyenne par mois pour les opérations devises/devises. Reste à rapatrier les flux off shore vers CasablancaDepuis sa création en juin 1996, le marché des changes s'est considérablement développé. Pourtant, les banques comme les opérateurs se sont montrés sceptiques au départ. Et pour cause, tous les espoirs étaient placés dans la Bourse des valeurs de Casablanca qui vivait son âge d'or. Avec le recul, la progression plus lente et mieux maîtrisée du plus jeune compartiment du marché financier s'est avérée payante. En tout cas, elle aura favorisé sa pérennité.Pour promouvoir la liquidité du marché des changes, la Banque centrale avait procédé à un réaménagement en janvier 1997 en ouvrant la voie aux opérations devises/devises. Il aura fallu ensuite attendre 2002 pour voir évoluer l'architecture avec l'autorisation de placement à l'étranger et l'extension de la couverture des opérations à l'import de 90 jours à 1 an. En dépit des difficultés inhérentes au développement d'un marché, cette phase d'acclimatation des opérateurs s'est déroulée sans accrocs. «Les banques marocaines ont fait preuve d'une bonne maîtrise des risques-marchés, confortées, il est vrai, par une réglementation des changes et un cadre réglementaire approprié, au moment où le marché des changes international était en proie à une forte volatilité en raison des différentes crises de change (Russie, Brésil et Asie du Sud-Est), souligne Idriss Bennani Smirès, responsable de la direction des Affaires internationales à Bank Al-Maghrib.En 2004, un nouveau pas est donc franchi avec l'introduction des deux dernières circulaires. L'une autorise la couverture sur les matières premières et l'autre redéfinit le fonctionnement des comptes en devises. «Chaque nouvelle mesure d'assouplissement répond à un besoin réel des opérateurs. Cette démarche accompagne et soutient le rythme de libéralisation de l'économie tout en préservant le système bancaire d'éventuels dérapages». Par ailleurs, il a fallu attendre que la liquidité se développe pour aller plus loin. Aujourd'hui, les opérations devises/devises des banques avec les correspondants étrangers atteignent en moyenne 20 milliards de DH par mois. Elles étaient insignifiantes en 1996-97. De même, le volume des transactions devises/dirhams dépasse 5 milliards de DH en moyenne, alors qu'il était inférieur à 1 milliard de DH au démarrage. Au niveau des opérations à terme pour le compte de la clientèle, les volumes ont eux aussi explosé. A l'achat, ils s'approchent des 5 milliards de DH contre 800 millions de DH au départ. A la vente, ils dépassent 1,5 milliard de DH contre moins de 100 millions de DH. La liquidité du marché s'est donc nettement développée durant ces huit dernières années. Cependant, le véritable déclic s'est opéré fin 2001, sachant que Bank Al-Maghrib a procédé à un changement méthodologique de l'analyse statistique en 2003. Aujourd'hui, les banques locales sont en compétition directe avec les banques off shore qui traitent sur le marché du dirham. Cette année, Bank Al-Maghrib est bien décidée à promouvoir le rapatriement de ces flux off shore vers la place de Casablanca.


    La libéralisation à pas forcés

    - L'Economiste: Quelle sera la prochaine étape de la libéralisation du marché des changes?- Idriss Bennani Smirès: Je voudrais rappeler que le processus de libéralisation du marché des changes reste conditionné par l'amélioration des fondamentaux de notre économie. C'est ce qui explique, à mon sens, l'accélération du rythme des réformes introduites ces deux dernières années. A cet égard, un pas significatif a été franchi en mai 2002 avec la libéralisation des opérations de placement à l'étranger des banques et, aujourd'hui, avec la mise en place des instruments de couverture des risques de base pour les opérateurs économiques nationaux. Par ailleurs, une réflexion est en cours sur l'élargissement des actifs financiers à acquérir à l'étranger par les établissements bancaires. - Que sont devenus les swaps de devises émis par Bank Al-Maghrib en mai 2002?- Mis en place en octobre 2003 à des fins de régulation monétaire, cet instrument novateur vise à développer des passerelles entre les opérations sur le marché domestique et celles sur le marché international. Il me paraît nécessaire de souligner, à cet effet, que Bank Al-Maghrib a mis à la disposition des banques marocaines des liquidités en devises au profit des opérateurs économiques marocains. Je reste convaincu que cet instrument connaîtra un développement plus marqué à l'avenir, notamment à la suite des nouvelles mesures adoptées en janvier 2004 sur la facilité de dépôt. - Dans quelle mesure le marché des changes peut-il contribuer à réconcilier les investisseurs étrangers avec la Bourse des Valeurs de Casablanca?- Un marché des changes profond et liquide, aux coûts transactionnels réduits, offrant des instruments de couverture adéquats, ne peut que rendre plus attractive la place financière de Casablanca. Propos recueillis par Mouna KABLY

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