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    International

    Banque mondiale
    Prêts sans intérêts aux pays pauvres

    Par L'Economiste | Edition N°:2919 Le 12/12/2008 | Partager

    . Facilité dotée de 2 milliards de dollars . 40 millions de personnes ont rejoint les rangs des sous-alimentésLa Banque mondiale a annoncé mercredi dernier le lancement d’une offre de prêts d’urgence, à long terme et sans intérêts, destinée aux pays les plus pauvres du monde. Cette facilité sera dotée de deux milliards de dollars. «La facilité de réponse d’urgence à la crise de l’Association internationale de développement, approuvée mardi par le conseil d’administration de la Banque mondiale, va permettre à cette dernière de fournir un financement rapide à des programmes de sécurité sociale, d’infrastructures, d’éducation et de santé», a indiqué l’institution multilatérale dans un communiqué. L’AID est la filiale de la Banque mondiale qui fournit des prêts aux 78 pays les plus pauvres de la planète. Ses ressources disponibles sont de 42 milliards de dollars, selon la Banque mondiale. Sur l’exercice 2007/2008 (clos fin juin), ses engagements (prêts, subventions, investissements, garanties) se sont montés à 11,2 milliards de dollars.«Nous ne pouvons pas nous permettre de faire le travail habituel. Nous avons besoin d’un plan de sauvetage humain, pas seulement d’un plan de sauvetage financier, et nous avons besoin d’une capacité de réaction nouvelle pour nous assurer que l’argent parvient rapidement là où il est le plus nécessaire», a déclaré le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick. «Déjà 100 millions de personnes ont été poussées vers la pauvreté du fait des prix élevés de l’alimentation et du pétrole, et nous estimons qu’une baisse d’un point de pourcentage du taux de croissance des pays en développement va en pousser 20 autres millions vers la pauvreté», a-t-il ajouté. Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde se rapproche dangereusement du milliard et la situation pourrait encore empirer en raison de la crise économique et financière, a mis en garde mardi dernier l’agence de l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Quarante millions de personnes supplémentaires ont rejoint en 2008 «les rangs des sous-alimentés de la planète du fait principalement de la hausse des prix des denrées alimentaires», portant à 963 millions le nombre total d’affamés, selon les estimations du rapport annuel de la FAO. «Au moment où la crise financière secoue l’économie réelle d’un nombre croissant de pays, le problème de la faim dans le monde pourrait s’aggraver» encore, a indiqué l’agence.D’après l’institution, l’impact de la crise financière sur les pays les plus pauvres sera important, bien que «largement indirect», étant «ressenti à travers une baisse des investissements, des transferts d’argent des émigrés, des recettes touristiques, du crédit disponible, d’une baisse du cours des monnaies, et d’une croissance ralentie des exportations».J. K.

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