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    Courrier des Lecteurs

    Bank Al-Maghrib vole au secours des banques

    Par L'Economiste | Edition N°:619 Le 19/10/1999 | Partager


    · La banque centrale éponge une partie des surliquidités et tente de freiner la chute des taux
    · Elle place un filet de sécurité à 4,5%, alors que l'interbancaire était tombé à 2,5%


    La banque centrale réagit. Après la chute du taux moyen pondéré interbancaire à 2,5% lundi dernier, Bank Al-Maghrib (BAM) a lancé une opération de reprise de liquidité. Dans une optique de régulation du marché monétaire, elle a décidé d'offrir aux banques soumises à la réserve monétaire la possibilité de constituer auprès d'elle des dépôts rémunérés au taux annuel de 4,5%. Cette mesure est entrée en vigueur le 12 octobre et s'étend jusqu'au mercredi 20 octobre inclus. Si les liquidités restent abondantes au-delà de cette période, ce qui est très probable, les autorités monétaires n'excluent pas une reconduite de cette disposition.
    Depuis quelques mois, le marché enregistre une surliquidité.
    L'explication directe renvoie à un accroissement des rentrées du tourisme, des transferts des MRE et à la décélération du rythme des crédits, surtout que la plupart des sociétés recourent à l'autofinancement pour investir. Mais l'interprétation indirecte de la surliquidité renvoie au lot de la deuxième ligne GSM.
    Les rentrées financières de la deuxième licence sont à l'origine de cette situation. En effet, le Trésor minimise au maximum ses interventions sur le marché depuis la signature du chèque des 11 milliards de DH. Durant un peu plus de deux mois, les séances d'adjudications en bons du Trésor avaient même disparu au grand désarroi des IVT (intermédiaires en valeurs du Trésor). La dernière intervention du Trésor date de la semaine dernière. Pour la première fois depuis le mois d'août, il a levé la semaine dernière un montant de 3,3 milliards de DH contre 16,8 milliards offerts par les Intervenants en valeurs du Trésor. Reste à savoir si ce dernier va encore intervenir, alors qu'il est lui-même très à l'aise. Ce n'est pas la première intervention de la BAM sur le marché interbancaire. L'institution garde un oeil vigilant sur ce marché très sensible aux situations de trésorerie des établissements bancaires et en fait un outil de politique monétaire pour faire tomber les taux.
    Durant 1998, le taux moyen tournait autour de 6,29% en période d'aisance des trésoreries et de 6,32% en phases de tensions passagères. Grâce à une régulation souple, tout au long de l'année, de la liquidité bancaire et à la baisse de ses taux directeurs, la BAM a réussi à mener une détente des taux sur le marché interbancaire. Ces derniers sont passés de 6,72% en 1997 à 6,3% en 1998.

    Aniss MAGHRI et Youssra MAHFOUD

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