×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Bâle III: Les discussions de fond bientôt entamées

    Par L'Economiste | Edition N°:3312 Le 05/07/2010 | Partager

    . Priorité à l’achèvement de la seconde phase de Bâle II . Les banques marocaines bien avancées dans le chantier des notations internes Dès la mi-juillet, le comité de Bâle devrait adresser aux régulateurs nationaux les nouvelles mesures prudentielles dites Bâle III. Ces règles qui sont destinées à renforcer la régulation bancaire seront mises au banc d’essai, avant leur application prévue en 2012. La définition de nouvelles règles prudentielles s’est imposée après la descente aux enfers des grandes banques internationales au plus fort de la crise financière. Les établissements marocains pouvaient se réjouir de leur ancrage limité au marché international ce qui les a préservés d’une certaine déconvenue. Ceux-ci ne devraient cependant pas se soustraire au débat sur les mesures de Bâle III, même si jusque-là le processus de convergence vers les règles du comité de Bâle n’en a pas fini avec la phase II. Après avoir adoptées dès 2007 les exigences minimales en fonds propres, les banques marocaines sont passées à un ratio minimum de solvabilité de 10% en 2008. Cette approche permet de couvrir des risques de crédit, de marché et opérationnels. A ce titre, les projets de textes relatifs à cette approche devraient être disponibles fin septembre, est-il soutenu auprès de la Banque centrale. Par ailleurs, BAM travaille à une convergence des systèmes de notation des banques les plus importantes vers celles de Bâle II. Sur ce point, elle a programmé des vérifications sur le terrain, au cours de cette année, portant sur la conformité des systèmes de notation interne, développés par les banques, au titre du risque de crédit. De même, il est prévu la conduite d’études d’impact sur les exigences en fonds propres, l’élaboration d’un guide de validation des modèles de notation interne et la conception de reporting réglementaire.En outre, l’évaluation du secteur bancaire relève des progrès dans l’application des dispositifs de Bâle II. Cependant, le régulateur appelle à plus de vigilance sur les risques de concentration, de transformation et opérationnels. La Banque centrale souligne que certains engagements nécessitent d’être diversifiés compte tenu des risques accrus qu’ils peuvent recéler. Elle a ainsi rappelé à l’ordre deux établissements bancaires qui présentaient un profil de risque de liquidité important.Par ailleurs, la structure bilancielle des banques laisse entrevoir une augmentation du risque de transformation. Lequel relève principalement de l’allongement de la maturité des crédits, de la faible croissance des dépôts ainsi que de la volatilité des ressources à terme. Ce qui nécessite l’adoption de politique efficace de gestion actif-passif, selon BAM. Même constat pour les risques opérationnels, pour lesquelles les banques doivent renforcer leurs dispositifs de gestion à travers un système de reporting approprié tout en accélérant la mise en place des plans de continuité d’activité. L’objectif est de réduire la recrudescence des fraudes. Selon l’autorité de régulation centrale, la priorité reste aujourd’hui l’achèvement du chantier de Bâle II, même si cela n’empêche pas l’ouverture des discussions sur les mesures de Bâle III.D’ores et déjà certaines directives du comité de Bâle ont suscité le courroux des grandes banques internationales. Et le débat promet d’être animé ici aussi, relèvent un professionnel. Les principaux points mis en cause concernent le resserrement des contraintes de solvabilité et de liquidité. Il s’agit notamment des exigences d’un ratio de liquidité à un an. Une règle qui, si elle est appliquée, serait une entrave pour les banques dans la transformation des ressources courtes en prêts longs, relèvent les professionnels. En effet, celle-ci limiterait fortement le calcul des ressources, tout en augmentant les engagements des établissements. Jusque-là, les établissements marocains sont soumis au respect d’un ratio de liquidité à un mois. Toujours est-il que la mise en application du nouveau cadre règlementaire devrait engendrer d’importants besoins en capitaux propres. Des besoins qui devraient être ressentis de façon moins ardue par les banques marocaines, estime-t-on auprès de l’autorité de régulation nationale. Les nouvelles règles prudentielles vont dans le sens d’un apurement des bilans des banques, en dépouillant les fonds propres de base Tier 1 des innovations en capital hybride entrant dans son calcul. En clair, les régulateurs prônent un retour au capital composé d’actions ordinaires. Sur ce registre, les institutions bancaires marocaines n’ont pas d’ajustements à effectuer puisque par définition, au Maroc, les fonds propres incluent uniquement les actions ordinaires, les réserves et le report à nouveau.


    Les axes de réforme proposés par le comité de Bâle

    1- L’amélioration de la qualité des fonds propres 2- La réduction des facteurs pro-cycliques et le renforcement des facteurs contra-cycliques de certaines dispositions réglementaires 3- La mise en place d’un dispositif harmonisé de surveillance prudentielle du risque de liquidité 4- La prise en compte d’un ratio de levier, en complément au ratio minimum de solvabilité 5- Le renforcement de la gouvernance en matière de gestion des risques.F. Fa & M. A. B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc