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Economie

Bâle II: Les bons clients ne paieront plus pour les mauvais

Par L'Economiste | Edition N°:1905 Le 29/11/2004 | Partager

. Les risques réels associés aux clients pris en compte. La quantification appelle à la refonte des modes de gestion. Le système de financement standardisé pour plus de transparenceBâle II effraie plus d’un. Car ses implications sont d’ores et déjà mal pressenties. Dans le cadre qui se dessine, l’implémentation des nouveaux accords inquiète aussi bien le monde financier qu’économique. L’exclusion est l’aspect qui dérange le plus. Pour les banquiers, qui redoutent une complexification poussée de gestion des activités, la démarche apparaît nécessaire pour rester “dans le marché”. Quant aux opérateurs économiques, beaucoup pensent à ce stade qu’ils vont accéder difficilement aux financements une fois les dispositions adoptées. “Bâle II est un processus progressif qui suit une démarche constructive appelant à des échanges continus pour éviter de déformer les évolutions”, souligne de prime abord Pierre-Henri Cassou, associé de Deloitte France, pour cadrer le débat lors d’une conférence. Celle-ci était organisée le 25 novembre dernier par Attijariwafa bank, en partenariat avec Deloitte et L’Economiste, sur le thème “Bâle II: contraintes ou opportunités”. Cassou appelle à “un dialogue continu” au sein de la profession pour profiter pleinement de la nouvelle évolution.Le conférencier rappelle “qu’il va de soi que chaque réforme a deux facettes”. Mais insiste que l’évolution annoncée, telle qu’elle est conçue, porte en elle-même des opportunités pour tout le monde”. En ce sens que Bâle II ne vient pas bouleverser les acquis, ni déranger les habitudes opérationnelles, mais les améliorer. “En schématisant, l’accord se limite à généraliser des dispositifs de mesure et de pilotage des risques plus performants, qui ont déjà fait leurs preuves dans les institutions qui les ont mis en œuvre”. La réforme engagée, sûr qu’elle profite aux banques car conçue en fonction du secteur, “bénéficie à tous les agents économiques, puisque tous ont intérêt à avoir accès à des services bancaires de qualité”. Ses dispositions prennent mieux en compte les effets de diversification propres à la clientèle ainsi que les risques réels associés, pour les faire bénéficier d’une tarification différenciée. En fait, les bonnes signatures ne paieront plus pour les mauvaises. Comment cela devra être organisé? Le conférencier souligne que “relever le défi de suivre la réforme renforce d’ores et déjà la stabilité et la transparence des systèmes et des pratiques bancaires”. Pour les banques, les accords couvrent l’ensemble des risques crédits, de marché et opérationnels. Ils prennent en compte l’évolution des activités bancaires et des méthodes de gestion des risques. Aussi, le nouveau ratio Mc Donough, remplaçant le ratio “cook”, préconise-t-il une quantification des risques réels, et non plus des classifications générales selon des pondérations préétablies. La notion de comptabilité économique facilite en outre une meilleure correspondance entre la nature des risques et les coefficients de pondérations associés. A ce niveau, les banques sont encouragées à déployer des méthodes spécifiques pour bénéficier d’exigences de fonds propres moins importantes. Elles sont également amenées à rapprocher les notions de capital réglementaire et économique ainsi que d’améliorer les dispositifs de gouvernance et de contrôle interne. Les informations financières communiquées qui découleront de ces systèmes sont-elles à même d’asseoir une réelle transparence du marché.“La plupart des banques sont déjà engagées dans cette dynamique. Mais les nouveaux accords les inciteront certainement à accélérer leurs initiatives”, estime Cassou. Ce dernier énumère plusieurs opportunités en matière d’organisation, de développement des méthodes quantitatives des risques et d’amélioration de la communication financière. Dans le premier registre, une meilleure indépendance entre fonctions de gestion des risques et fonctions commerciales sera assurée, en particulier pour la notation des entreprises. Les responsabilités du contrôle interne, de surveillance des systèmes et des procédures de gestion des risques, s’en trouveront élargies. Aussi, du moment qu’ils communiquent eux-mêmes sur l’adéquation des fonds propres aux risques encourus, les banquiers disposeront de systèmes de reportings fiables.Pour les méthodes quantitatives, les établissements maîtriseront mieux la nature de leurs risques et donc celle des engagements. Notamment par des outils de mesure de la rentabilité des fonds propres ajustée des risques. Les banques auront également à développer des systèmes d’évaluation des garanties ainsi que de l’efficacité du recouvrement. Tout cela débouchera sur une bonne communication financière des risques au marché, qui pourra plus facilement qu’aujourd’hui comparer les méthodes et les profils des établissements.Les choix adoptés ici ou là par les banques devront répondre à une vision évolutive des pratiques. Bâle II propose deux approches: standard et avancé. “Le choix de l’approche standard pour le calcul des exigences en fonds propres n’empêche pas d’adopter ultérieurement l’une des approches de notation interne”, souligne Cassou. Il faut commencer en fait en bas de l’échelle.


Pas d’exclusion des PME!

Les nouvelles pratiques impliqueront évidemment davantage d’informations des entreprises. Et l’exercice devrait continuer tout au long de la relation d’affaires entre la banque et son client, à l’aide de systèmes de notation. Pour cela, le comité de Bâle insiste sur leur aspect objectif et indépendant de préoccupations commerciales, afin de parer au risque d’exclusion des PME des financements. Les banques devront ainsi différencier entre les entreprises en fonction de leur niveau de risque. Cassou souligne dans ce registre “que les banques européennes développent des systèmes experts, de scoring par exemple, pour les petites entreprises pour ne pas alourdir les procédures et freiner leur accès aux financements”. Les résultats observés sont satisfaisants.Bouchaïb EL YAFI

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