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    Economie

    Balance commerciale: Le taux de couverture en recul de 5 points à 64,5%

    Par L'Economiste | Edition N°:660 Le 15/12/1999 | Partager

    · La facture pétrolière s'alourdit de 1,66 milliard de DH
    · Les exportations font du surplace alors que les importations progressent de 7,8%
    · Les avoirs extérieurs à 60 milliards de DH

    C'EST plus qu'un motif d'inquiétude pour le Conseil National du Commerce Extérieur (CNCE). Depuis plusieurs années maintenant, le "made in Morroco" n'arrive plus à gagner de nouveaux marchés à l'international. Il fait au mieux du surplace en dépit d'une bonne conjoncture en Europe et en France, son principal client.
    Les indications à fin septembre publiées par l'Office des Changes confirment ce qui se passe désormais pour une donnée structurelle des échanges extérieurs du pays, à savoir l'essoufflement des exportations et le creusement du déficit commercial. Le déficit s'est aggravé de 26,8%, soit 5,81 milliards de DH par rapport à la même période de 1998, alors que les exportations sont restées quasiment stables, à 50,07 milliards de DH. Les importations continuent sur leur trend, en hausse de 7,8%, à 77,6 milliards de DH. Le taux de couverture recule de 5,3 points à 64,5% contre 69,8 sur les trois trimestres de 1998.
    A en croire le Centre Marocain de Conjoncture, le regain d'activité économique attendu l'année prochaine (8,4%) devrait tirer les transactions avec l'extérieur. A la clé, une réduction du déficit. Selon les prévisions du CMC, les exportations devraient augmenter de 9,2% contre 6% pour les importations.
    Dans la structure des achats de l'extérieur, on relève une forte présence des machines et de biens d'équipement, ce qui témoigne de l'effort de renouvellement et de modernisation de l'outil de production de la part des entreprises. De ce point de vue, le déficit de la balance commerciale peut cacher les prémisses d'une relance de l'activité économique.
    Par ailleurs, la hausse des cours du pétrole rejaillit sur l'équilibre de la balance commerciale: la facture pétrolière du pays s'est établie à 5,81 milliards de DH, soit 1,66 milliard de plus que l'année dernière. Malgré le retour attendu de l'Irak sur le marché, les experts prédisent une fermeté des cours de l'or noir.
    Tout n'est pas cependant négatif dans les comptes extérieurs. L'excellent comportement de l'activité touristique amortit les dégâts sur la balance des transactions courantes. Avec 14,4 milliards de DH de recettes en devises, le tourisme devient la première source de devises du pays et détrône les transferts de MRE en baisse de 1,7%, à 14,32 milliards de DH.
    De l'autre côté, les investissements et les prêts privés étrangers maintiennent un rythme soutenu. Leur montant s'élève à 15,27 milliards de DH à fin septembre, portant à 60 milliards de DH les avoirs extérieurs de Bank Al-Maghrib, un niveau record jamais atteint à ce jour.

    Abashi SHAMAMBA

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