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    Courrier des Lecteurs

    Balance commerciale à fin novembre : Les exportations régressent de 15%

    Par L'Economiste | Edition N°:75 Le 15/04/1993 | Partager

    Les échanges commerciaux avec l'étranger ont atteint fin novembre un montant global de 86,5 milliards de DH, contre 89,5 au titre de la même période, soit une régression de 3,4%.

    Les importations se sont élevées à 56,3 milliards de DH au lieu de 53,9 un an auparavant, marquant une hausse de 4,4%. En revanche, les exportations ont enregistré une baisse de 15,2% à 30,1 milliards de DH. Le déficit commercial à fin novembre s'est donc établi à 26,1 milliards contre 18,3 en 1991, soit une aggravation de 42,4%. Le creusement du déficit à fin octobre n'était encore que de 26,1%. Le taux de couverture des importations par les exportations s'est inscrit en baisse de 12,4 points, passant de 66% en janvier-novembre 1991 à 53,6% sur la même période de 1992.

    Céréales: +88,2%

    Les approvisionnements en denrées alimentaires, qui ont progressé de 46,4% à 6,6 milliards de DH pour un volume en accroissement de 53,4%, expliquent en grande partie la hausse enregistrée par les importations. Celles-ci ont été effectivement tirées par une augmentation de 88,2% des achats de céréales. Le blé, l'orge et le maïs, qui ont représenté 43,3% des approvisionnements alimentaires contre 34,4% en 1991, ont coûté près de 2,9 milliards de DH. Le blé intervient à lui seul pour 55,5% de l'augmentation du poste alimentation . Sous l'effet du renchérissement des cours (1.123DH la tonne au lieu de 851) et de l'accroissement de la quantité importée (50,1 %), les achats de blé ont atteint 2,3 milliards de DH contre 1,2 en 1991, soit une augmentation de 98,2%. Les achats de produits laitiers, de sucre et de thé se sont accrus de 40,41 et 23,1% à 758,3,673,1 et 572 millions de DH respectivement.

    Les produits énergétiques et lubrifiants, dont la part dans le total des importations s'est stabilisée à 15,3 %, ont enregistré une hausse de 4,5% à 8,6 milliards. Cette évolution fait ressortir une baisse de 3,4% du prix moyen de la tonne importée. Celle-ci est passée de 1.194 DH la tonne en 1991 à 1.153 en 1992. Cette rubrique est constituée à hauteur de 84,1% des acquisitions d'huile brute de pétrole, qui ont augmenté de 14,1%. Les autres produits énergétiques, notamment le fuel oil, le gaz de pétrole et la houille crue, se sont inscrits en baisse.

    Repli des demi-produits

    Les acquisitions de produits bruts d'origine animale et végétale se sont chiffrées à 3,8 milliards de DH contre 3,5 un an plus tôt, enregistrant une hausse de 7,3%. Cette hausse provient principalement des bois bruts (1,4 milliard au lieu de 1,2) des graines et fruits oléagineux 195,7 millions de DH contre 85,3 et des huiles végétales (744,2 millions de DH contre 712,1). En revanche, des régressions ont été affichées au niveau du coton (17,5%) et de la pâte à papier (42%).

    En dépit d'une hausse de 13,6% en volume, les importations de produits miniers ont accusé un repli de 16,2% à 2,3 milliards de DH Sur ces 2,3 milliards, prés de 92% concernent le soufre brut, dont les quantités acquises ont progressé de 13,9%.

    Les acquisitions de demi-produits, dont la part dans le total des importations est tombée à 23,4% au lieu de 25,5% un an auparavant, se sont repliées de 3,9% à 13,2 milliards. L'évolution des postes de cette rubrique est divergente. Des augmentations ont été relevées au niveau des fils, barres et palplanches d'une part et les papiers et cartons, d'autre part.

    Baisse des équipements agricoles

    Les biens d'équipement qui continuent de constituer le premier groupe de produits à l'importation avec 26,5% du total des achats à l'étranger ont représenté une valeur globale de 15,1 milliards de DH contre 14,3 en 1991.

    L'observation de ce groupe fait ressortir une baisse de 54,8% à 377,3 millions de DH des acquisitions de biens d'équipement agricole. Cette baisse a touché les tracteurs (142,3 millions de DH contre 439,1 en 1991) et les machines et outils agricoles (234,6 millions de DH contre 256,6). tes biens d'équipement industriel, eux, ont grimpé de 13,6 milliards en 1991 à 14,7 l'année dernière, soit une progression de 8,4%.

    Les achats de biens de consommation, enfin, ont connu une chute de 3% à 6,4 milliards de DH pour un volume en légère hausse (1,2%). Cette baisse est principalement due à celle affichée par les voitures (-23,5% à 759,9 millions de DH), les tissus de coton (-14,1%) et les tissus synthétiques (-7%). En revanche, les médicaments, les ouvrages en matière plastique et les réfrigérateurs domestiques ont enregistré des hausses.

    Dépréciation des phosphates

    Au niveau des exportations, les onze premiers mois de 1992 ont été marqués par une dépréciation de 14,3% du prix moyen à l'exportation qui est passé de 2.370 à 2.031 DH. Les exportations de phosphates et dérivés se sont inscrites en baisse de 13,4% à 738 milliards contre 9 milliards en 1991.

    Le recul du chiffre d'affaires de I'OCP est dû au fléchissement des phosphates de roche (-8,3%), des engrais naturels (-20,9%) et de l'acide phosphorique (-11%). Les exportations hors phosphates et dérivés se sont chiffrées à 22,3 milliards, soit 74% du total exporté.

    Les ventes à l'étranger de produits alimentaires ont reculé de 11,4% à 7,63 milliards de DH. Ce recul est imputable, entre autres, aux agrumes (-22%). au poisson frais (29,5%) aux conserves de légumes (19,1%), aux jus de fruits et de légumes (-59,6%) et aux pommes de terre (-22,4%). Cette rubrique n'a connu de progression qu'au niveau des crustacés, mollusques et coquillages (+5,7% à 2 milliards de DH), des tomates fraîches (+7,4% à 363,3 millions de DH) et des poissons en conserve (+2,7% à 1,2 milliard).

    Les expéditions de produits énergétiques ont grimpé de 2,5% à 881,1 millions de DH. Cette progression résulte d'une amélioration de 121,8% à 49,9 millions des ventes de pétrole lampant, celles des lubrifiants s'étant pratiquement stabilisées.

    Les exportations de produits bruts d'origine animale et végétale ont atteint un peu plus d'un milliard de DH, soit une hausse de 3,9%. Cette hausse a essentiellement touché la pâte à papier (+27%), l'huile d'olive brute (+138,6%), le liège brute (+60,4%) et les plantes et parties de plantes (+17%).

    Premières ventes, les biens de consommation

    Les ventes de produits bruts d'origine minérale (hors phosphates) se sont établies à 953,3 millions de DH contre 942,5 en 1991. Ce léger accroissement découle du minerai de cuivre (+34,2%) et des déchets et débris de cuivre (+29,5%). Les exportations de fluorine et de sulfate de baryum ont, quant à elles, baissé de 27,5 et 17,7% respectivement.

    Les expéditions de demi-produits autres que les dérivés des phosphates ont reculé de 3,8% à 2 milliards de DH, et ce, en dépit de l'amélioration des ventes des fils de coton (20,9%), et celles du bois (61%).

    En fait, ce recul provient de l'argent brut (-42,8%) du plomb brut (-12,1 %) et des fibres synthétiques et artificielles (-6,8%).

    En baisse de 1,1%, les exportations de biens d'équipement se sont établies à 1,3 milliard de DH. Cette légère baisse résulte du fléchissement des expéditions des diodes à cristal (-11%) et des transistors composants (-22,2%).

    Enfin, les ventes à l'étranger de biens finis de consommation sont tombées de 2,3% à 8,4 milliards de DH. Malgré cette diminution, elles restent le premier groupe à l'exportation, avec 28,1% du chiffre d'affaires global des exportations.

    Les principaux articles à l'exportation (bonneterie, couvertures et vêtements confectionnés) n'ont pas subi la baisse.

    Celle-ci a particulièrement touché les chaussures (-22,1%), les tissus de coton (-34,6%), les vêtements en cuir (-10,8%), les velours (-23,5%) et les médicaments (-9,6%).

    Hakima EL MARIKI

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